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Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 13:48

SEMAINE DU 12 AU 18 OCTOBRE 
 

Bien choisir ses amis

 

Faut-il encore croire au mythe de la réussite individuelle aux Etats-Unis ? Oui, si on en croit le film de David Fincher, The Social Network, diffusé sur France 2 mardi 15 octobre à partir de 20 heures 45. A l'heure des réseaux sociaux, voici narrer le début de la success story Facebook en s'appuyant sur la trajectoire de Mark Zuckerberg, un des fondateurs de cet outil à l'origine créé pour la satisfaction des midinettes d'une faculté américaine. Un parcours aussi fulgurant que nauséabond. 

 

Reconnaissons d'abord le culot des cinéastes américains qui sont, sans doute, les meilleurs quand il s'agit d'évoquer leurs contemporains célèbres, sans forcément attendre leur mort ou le recul de l'histoire. Dans la série des biopics, The Social Network tient une place à part. Déjà par la stature du personnage dépeint : Mark Zuckerberg interprété par Jesse Eisenberg et son visage juvénile de collégien, fondateur de Facebook dans le campus de Harvard. Ensuite par la capacité du cinéaste et de ce son scénariste à présenter son personnage sans la moindre concession : un jeune homme éconduit, prêt à tout pour écarter ses anciens amis qui l'ont aidé pour créer son réseau, afin de s'en fabriquer des centaines, virtuels ceux-ci. 
 

Illustrant à merveille la formule d'Aristote, "mes amis, il n'y a pas d'amis", The Social Network se présente comme une plongée rythmée, jamais ennuyeuse, dans le cerveau d'un génie, presque malgré lui, de la communication dévoré par son ego, son ambition mais de plus en plus seul au monde. Il pose aussi le problème du respect de la vie privée et du droit à l'intimité, à travers notamment l'épisode du piratage des données de l'université, pour récupérer les photographies des jeunes étudiantes afin d'étoffer le réseau alors balbutiant.

 

Largement inspiré de faits réels, notamment l'éviction du co-fondateur du film et les frictions avec les frères Winkelvoss qui revendiquent eux aussi la paternité de l'idée d'un réseau social, le film de Fincher n'est pas pour autant polémique, ce que certains ont d'ailleurs regretté à sa sortie. Il occulterait ainsi d'autres éléments beaucoup plus compromettants pour l'image de Facebook. Il a cependant le mérite d'aborder l'ascension irrésistible de Zuckerberg, mi-ange mi-démon, sous un angle original, qui n'est pas sans évoquer une certaine lutte des classes, si on ose cette formule bien mal choisie pour un pays comme les Etats-Unis. En effet, la volonté d'ascension du héros est souvent présentée comme un moyen de s'affranchir de sa condition sociale modeste et de s'opposer à l'élite quelque peu aristocratique de Harvard. En ce sens, le film incarne bien le mythe américain de l'ascension du faible contre les puissants, à force d'opiniatrêté, de travail (beaucoup de scènes se déroulent ainsi de nuit, le héros ne connaissant pas l'obligation du repos nocturne visiblement) et d'audace. Une réussite glacée et glaçante, de plus en plus solitaire... pour aboutir à créer un réseau qui se veut paradoxalement communautaire. A méditer ! 

 

Comment un sombre étudiant collectionnant les déconvenues sentimentales trouve refuge dans l'informatique et la création d'un réseau social pour réussir, coûte que coûte... L'épopée des débuts de Facebook portée à l'écran en 2010 par David Fincher, le réalisateur de Seven.

Comment un sombre étudiant collectionnant les déconvenues sentimentales trouve refuge dans l'informatique et la création d'un réseau social pour réussir, coûte que coûte... L'épopée des débuts de Facebook portée à l'écran en 2010 par David Fincher, le réalisateur de Seven.

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Published by Gilles SABATIER - dans ARCHIVES FILMS A VOIR
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