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Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 17:00

PISTES DE CORRECTION POUR L’ETUDE DE DOCUMENTS EN GEOGRAPHIE

 

CONSIGNES : En confrontant les deux documents suivants, vous montrerez que les cartes peuvent nous donner des informations sur la façon dont le monde s’organise sur le plan du développement et sur le plan économique mais qu’elles présentent aussi des limites pour bien comprendre ce type d’organisation.

 

Les deux documents présentés sont deux cartes européocentrées, réalisées par projection polaire. Elles permettent de montrer les inégalités de développement pour la première et la physionomie du commerce mondial pour la deuxième. A partir de celles-ci, nous verrons comment le monde s’organise au niveau du développement et au niveau économique puis nous dégagerons leurs limites pour comprendre ce type d’organisation.

 

Les deux cartes mettent en valeur, tout d’abord, les profondes inégalités socio-économiques qui affectent le monde. Cette mise en valeur est, d’ailleurs, renforcée par le type de projection choisie qui souligne l’opposition entre le Nord qui rassemble les Etats les plus développés (dont l’indice de développement humain est supérieur à 0,7) et qui concentrent les flux d’échanges de marchandises et le Sud où le développement est moindre et où les échanges sont beaucoup plus limités. Le document 1 matérialise cette distinction par une ligne imaginaire, la limite Nord/Sud qui couperait le monde en deux parties bien distinctes. La deuxième carte permet d’identifier le poids de quelques pôles moteurs de l’économie mondiale : l’Europe occidentale, l’Asie de l’Est et l’Amérique du Nord. Ces ensembles, communément appelés la Triade, ont une double caractéristique : ils échangent beaucoup entre eux (exemple : plus de 900 milliards de dollars annuels entre l’Asie de l’Est et l’Europe occidentale et entre l’Asie de l’Est et l’Amérique du Nord) et le commerce intrazone, c’est à dire, entre les pays les composant, y est particulièrement élevé, notamment pour la zone européenne. Cette situation s’explique par leur économie développée, ouverte aux échanges (dans le cadre du développement du libre-échange) renforcés par les réseaux de transports (aérien et surtout portuaire), et aussi par les accords économiques et parfois monétaires conclus par leurs membres (Union européenne, Accord de libre échange nord-américain, Association des Nations du Sud-Est asiatique).  A l’inverse, les pays du Sud ont un développement humain plus limité (calculé par l’ONU depuis le début des années 1990 à partir des richesses produites, de l’espérance de vie et de la scolarisation des populations), leur poids dans les échanges mondiaux est très faible avec peu d’échanges entre eux (faible commerce intrazone en Amérique latine, Afrique) et avec le reste du monde, notamment les espaces plus développés, hormis le Moyen-Orient.

Cette organisation binaire doit toutefois être nuancée, comme les deux documents permettent de le voir. Des pays développés peuvent se retrouver au Sud, comme on le voit nettement pour l’Amérique latine mais aussi le Proche et Moyen-Orient. Il n’existe donc pas un Sud mais plutôt des Sud. De la même façon, les situations sont très contrastées au niveau du commerce mondial avec des espaces au Nord, ayant un poids très relatif dans les échanges mondiaux, comme la zone océanienne ou l’Europe de l’Est. A l’inverse, des Etats présentés comme appartenant au Sud s’intègrent de plus en plus dans le commerce mondial (échanges entre Amérique du Nord et du Sud et surtout entre le Moyen-Orient et les pôles de la Triade, en particulier l’Asie de l’Est), ce qui s’oppose à la vision hégémonique de la Triade comme zone réceptrice et émettrice des flux du commerce mondial.

 

Les deux cartes présentent malgré tout des limites pour bien saisir l’organisation socio-économique du monde, même si elles s’appuient sur des données fiables et assez récentes, publiées par l’ONU pour la première à partir de son Programme pour le développement lancé au début des années 1990, et par l’Organisation mondiale du Commerce pour la deuxième. La première carte en ne retenant qu’une valeur distinctive (0,7 c’est à dire proche de la moyenne mondiale de l’IDH) ne permet pas de dégager les nuances importantes qui existent dans le développement tant au Nord qu’au Sud. Le fait d’avoir cartographié la limite Nord/Sud en montrant qu’elle ne sépare plus de manière aussi schématique les pays développés des autres permet de remettre en cause sa validité,  qui est d’ailleurs de plus en plus contestée. Le document 2 nous présente la vision d’un commerce mondialisé (mais où dominent toutefois les échanges intrazone), très précisément quantifié (précision des valeurs indiquées). Or, cette vision, qui est celle de l’OMC, ne tient pas compte de d’autres types de flux, comme ceux du commerce illégal, dont la valeur peut être importante pour certaines régions du monde ou Etats et qui constituent  une autre facette de la mondialisation économique.

Le document 2 : le commerce mondial en 2013 d'après les données de l'Organisation mondiale du commerce

Le document 2 : le commerce mondial en 2013 d'après les données de l'Organisation mondiale du commerce

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Published by Gilles SABATIER
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