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Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 10:14

Les deux documents présentés nous permettent de réfléchir aux ambitions mondiales de deux pays asiatiques puissants : le Japon et la Chine. Le premier document est composé d’un tableau rappelant les 10 pays bénéficiaires de l’aide publique au développement mise en place par le Japon en 2011 et d’un diagramme circulaire montrant la répartition de cette aide par espaces géographiques régionaux. Le deuxième document est une carte centrée sur l’Asie, permettant de voir la façon dont se répartit la diaspora chinoise (dispersion d’une communauté à travers le monde pour des raisons historiques, économiques...) à l’échelle mondiale, en insistant notamment sur la zone asiatique. Nous verrons d’abord comment ces deux documents permettent de cerner le rayonnement de ces deux pays à l’échelle de leur aire continentale, puis à l’échelle mondiale, en dégageant enfin leurs limites pour connaître leurs véritables ambitions mondiales.

 

Les deux documents se complètent pour nous permettre de mesurer le rayonnement de ces deux puissances, d’autant plus qu’ils nous montrent essentiellement un aspect de leur puissance : leur soft power, ou puissance douce. En effet, le document 1 nous montre la façon dont le Japon en 2011 a réparti l’aide financière qu’elle a distribuée aux différents pays du monde. On constate d’abord la part très importante de l’aide destinée à la zone asiatique : environ 8,5 milliards de dollars si on inclut l’Océanie, avec notamment 4 pays asiatiques recevant à eux seuls plus d’un milliard de dollars : l’Indonésie, l’Inde, le Viêtnam et la Chine. Cette aide s’explique par le fait que le Japon est un pays économiquement très développé, à haut niveau de vie, qui a les moyens d’aider ses voisins à se développer (idem pour la France, aide annuelle comprise entre 9 et 10 milliards de dollars) et à créer ainsi les conditions d’une croissance économique qui peut lui être aussi favorable (notamment pour les délocalisations, afin de produire à faible coût). Ainsi, on constate que l’aide se dirige prioritairement vers les nouveaux pays émergents de la zone asiatique, notamment au Sud-Est avec l’Indonésie, le Viêtnam, les Philippines mais aussi vers les deux grandes puissances en plein décollage économique que sont l’Inde et la Chine. De plus, cette aide permet de corriger aussi l’image négative qu’a laissée le Japon dans l’histoire (en particulier dans les années 1930 et pendant la Seconde Guerre mondiale) en montrant un pays soucieux d’aider les autres (même si c’est aussi pour ses propres intérêts), alimentant ainsi le « Cool Japan ». Concernant le rayonnement régional de la Chine, il se signale notamment par l’importance de la présence de la communauté chinois dans l’espace asiatique, lieu privilégié d’installation de la diaspora chinoise, en particulier à Taïwan (plus de 23 millions, soit 80% de la population !), territoire toujours convoité par la République populaire de Chine suite à la mise en place d’un régime communiste en octobre 1949, mais aussi dans toute la presqu’île indochinoise (Thaïlande, Cambodge, Viêtnam) et dans les archipels d’Asie du Sud-Est. Cette présence permet à la Chine de diffuser ses valeurs, son mode de vie à toute la région, alimentant ainsi la diffusion de son modèle culturel.

 

Au niveau mondial, on constate que le Japon aide également, dans une moindre mesure, d’autres pays comme ceux d’Amérique latine et centrale (près de 0,9 milliard de dollars, avec le Pérou, 10ème pays récepteur de l’APD nippone, un ancien président de ce pays était d’ailleurs d’origine japonaise, A. Fujimori) ou le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (plus de 0,7 milliard de dollars). Là encore, il s’agit à la fois de manifester sa présence à l’échelle mondiale de manière non agressive, par le biais de l’aide, et de s’ouvrir à l’avenir des partenariats économiques susceptibles de renforcer sa puissance commerciale. Du côté chinois, on remarque également la présence de la diaspora (à peu près égale en nombre à la population française !) sur tous les continents du monde, notamment l’Amérique, l’Europe, l’Océanie et dans une moindre mesure l’Afrique. Cette présence se matérialise à l’échelle urbaine par la présence de quartiers chinois dans les grandes métropoles mondiales (Paris, Londres, Dubaï, New York, San Francisco...) qui permet au modèle culturel chinois de rayonner (alimentation, Nouvel An...) et qui permet aussi à la Chine de bénéficier de l’apport financier envoyé par ses ressortissants à l’étranger auprès de leur famille restée au pays.

 

Les deux documents ne nous permettent pas de voir toutes les facettes des ambitions mondiales des deux Etats. En effet, ils ne nous présentent que des aspects limités, centrés sur leur puissance douce (soft power), sans en voir d’ailleurs toutes les manifestations (exemple : mangas japonais, cuisine chinoise...). De plus, tout ce qui concerne leur hard power, particulièrement important en Chine (rôle dans les organisations mondiales diplomatiques, économiques, plus forte armée en nombre d’hommes, puissance nucléaire, émergence dans l’aérospatial...) et en progression au Japon (envoi de forces armées dans des conflits locaux, base navale à Djibouti...), n’est pas évoqué.

Aide publique au développement au Japon, qui n'est pas un prêt financier, mais qui n'en demeure pas moins, comme toutes les aides au développement des pays riches, fortement intéressée...

Aide publique au développement au Japon, qui n'est pas un prêt financier, mais qui n'en demeure pas moins, comme toutes les aides au développement des pays riches, fortement intéressée...

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