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UN BLOG PARMI D'AUTRES POUR FACILITER LES RELATIONS, LES ECHANGES AVEC LES HEUREUX JEUNES GENS QUI ONT LE PLAISIR DE SUPPORTER G. SABATIER QUELQUES HEURES PAR SEMAINE ! QUE LA FORCE SOIT AVEC CEUX QUI CONTRIBUERONT A CE BLOG ET A CELUI QUI TENTERA DE LE FAIRE VIVRE !  POUR QUE TOUS SUIVENT LA ROUTE DE L'HISTOIRE-GEOGRAPHIE

Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 11:18

Quelques destins, quelques documents un peu particuliers, que l'on ne rencontre pas dans les manuels scolaires pour aborder les indépendances des anciennes colonies !

Par exemple, comment suivre le destin de la très exotique Rhodésie du Sud, ancienne colonie britannique, devenue indépendante au milieu des années 60 ? En suivant par exemple, le parcours de Bruce Grobbelaar, le gardien emblématique de Liverpool.

           Né en 1957 en Afrique du Sud,  Bruce Grobbelaar passa son enfance en Rhodésie du Sud, où régnait un régime d'apartheid. A la fin des années 70, il accomplit son service militaire pour la Rhodésie du Sud dans la Rhodesian National Guard qui exerçait sur les populations noires une intense répression. Il démarra ensuite une brillante carrière professionnelle au début des années 80 sous le maillot des Reds de Liverpool. Il devint aussi le gardien de la sélection nationale du Zimbabwe, nouveau nom pris par la Rhodésie après l'abolition de l'apartheid en 1980. A signaler qu'il fut le premier joueur africain  à emporter une coupe d'Europe sous le maillot de Liverpool. Pour le détail de sa carrière sportive, vous pouvez vous reporter à l'encyclopédie en ligne Wikipédia, dont voici un court extrait.

De 1981 à 1994, il jouera 627 matches pour Liverpool, et devint célèbre pour son style excentrique et flamboyant. En 1984, il remporte la Coupe d'Europe des Clubs Champions face à l'AS Rome aux tirs aux buts, Lors de cette séance, deux scènes sorties de l'imagination de Grobbelaar sont restés célèbres. Lors du tir de Bruno Conti, il s'avance vers le but en souriant aux photographes et en faisant mine de manger les filets tels des spaghettis. Le tir passa au dessus de la barre. Puis face à Francesco Graziani, il fait vaciller ses jambes tel un homme ivre, ce qui a certainement déstabilisé le tireur romain qui n'a pas marqué. Ce soir-là, il devint le premier joueur africain à remporter un tel trophée.
 
 
Autre source documentaire, les timbres... Voici, un vieux timbre célébrant le dixième anniversaire de la République démocratique du Congo en 1970. Références nationales : le drapeau, les limites de l'Etat de cette ancienne colonie belge qui allait devenir l'année suivante le Zaïre. Mais, sauriez-vous reconnaître le personnage en haut à gauche ?
   L'histoire ne s'écrit pas seulement qu'à partir d'archives politiques, de textes de dirigeants ou d'articles de journaux. Par quelques exemples évocateurs, on peut facilement sortir des sentiers battus et valoriser son travail. Quel plus beau résumé de la guerre froide que la victoire aux J.O de 1972 en basket de l'équipe masculine soviétique sur sa rivale américaine ? En finale à Munich, face à l'URSS, les Américains mènent 50-49 au coup de sifflet final. Mais un temps mort a été demandé, il faut de nouveau jouer trois secondes, qui suffisent à l'URSS pour marquer : 51-50, elle est championne olympique ! Les juges passeront une nuit entière sur la réclamation aussitôt posée par les Américains, d'autant que la remise en jeu ne se serait pas faite au bon endroit... mais rien n'y fait. Les Américains ne vinrent pas chercher leur médaille d'argent.

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commentaires

monsieur augris 05/12/2009 15:41


Très intéressant. Je ne savais pas que Grobbelaar avait défendu les buts du Zimbabwe. Il me semble qu'il a aussi été accusé de tricherie lors de matches arrangés à l'avance...


G. SABATIER 07/02/2007 23:33

Effectivement, il s'agit bien de Sese Seko Kuku Ngebendu wa za Banga («Intrépide guerrier terreur des léopards»), alias Mobutu. On pourra constater qu'il est en unifome militaire : colonel lorsqu'il s'empara du pouvoir, il s'auto-proclama ensuite maréchal. Mobutu ne fut pas le héros de l'indépendance congolaise (ce fut Patrice Lumumba) mais il régna en parfait despote pendant plus de 30 ans, de 1965 à 1996. Pour en savoir plus, voici ce que dit le site d'histoire Mémo :
 Mobutu se débarrassa de Kasavubu : le 24 novembre 1965, il s'empara du pouvoir par un coup d'Etat et se proclama président de la République du Congo. La Constitution fut supendue, le Parlement dissous. Le 30 juin 1966, la capitale, Léopoldville, changea de nom pour devenir Kinshasa; un an plus tard, Mobutu instituait un parti unique, le MPR (Mouvement populaire de la révolution), support de son régime despotique. Le 27 octobre 1971, la République du Congo changeait à son tour de nom pour devenir la République du Zaïre. Enfin, en 1972, la politique de l'«authenticité» amena l'africanisation de tous les noms d'origine européenne (toponymes et état civil) : donnant l'exemple, Mobutu se gratifia lui-même du nom de Sese Seko Kuku Ngebendu wa za Banga («Intrépide guerrier terreur des léopards»).  Cette «zaïrisation» conduisit, en 1974 à la nationalisation des grandes compagnies minières étrangères qui exploitaient les immenses richesses du pays (cuivre, cobalt, manganèse, zinc, or, argent, diamants, uranium...). Mais cette politique ne profita pas à la masse miséreuse des Zaïrois. Le mobutisme, largement fondé sur le népotisme, la corruption généralisée et le détournement des richesses nationales au profit des proches du pouvoir (là résidait ce qu'on appela «le mal zaïrois»), conduisit peu à peu à une décomposition de l'Etat

Simon 07/02/2007 21:26

"Mais, sauriez-vous reconnaître le personnage en haut à gauche ? "
Et bien je dirais en toute logique qu'il s'agit de Mobutu (Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga, selon Wikipédia !).
Ce genre d'article est sympa, c'est, en plus d'être un bon complément de cours, plutôt utile pour enrichir sa culture générale. Cette idée de 'découverte par l'anectode', en quelque sorte, est vraiment intéressante (et ce n'est pas en Maths qu'on verrait ça...). Bonne continuation !

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