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Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 10:11

 Etranges identités

 
SEMAINE DU  28 AVRIL AU 4 MAI
  Partant de la célèbre maxime, "je est un autre", Joseph Losey tourne en 1976, Monsieur Klein, où Alain Delon interprète un très détestable marchand de tableaux profitant de la persécution juive lors de l'Occupation allemande de la France. Alors que la police française prépare une gigantesque rafle, des indices troublants forcent cet odieux personnage à s'interroger sur sa propre identité. A ses risques et périls !   
 
   Evitons pour cette semaine le mercredi, qui comme chacun sait, est le jour des enfants... et allons à la découverte de deux films très différetns que nous propose la chaîne franco-allemande Arte à 20 heures 40 : Monsieur Klein, de Joseph Losey dimanche 29 avril et Le Barbier de Sibérie de M. Mikhalkov, jeudi 3 mai. Deux films très différents, évoquant d'une part la France de l'Occupation et d'autre part la Russie de la fin du XIXe siècle. Deux tonalités bien différentes avec d'un côté un film mi-réaliste, mi-onirique, dessinant le portrait d'un personnage sordide interprété par un Alain Delon au sommet de l'art de l'ambiguïté et du délire obsessionnel et avec de l'autre côté une épopée romanesque au coeur de la Russie tsariste, rendant aussi bien hommage à Tolstoï qu'à Stendhal... Pourtant un point commun entre les deux oeuvres : celui de l'identité.
Pendant l'occupation allemande à Paris, Robert Klein, un Alsacien qui rachète des oeuvres d'art à bas prix à des Juifs persécutés, reçoit, réexpédié, à son nom, le journal Les Informations juives qui n'est délivré que sur abonnement. Il découvre bientôt qu'un homonyme juif utilise son nom, et décide alors de remonter la piste qui le mènera à cet inconnu. Etrange film qui exige du spectateur d'entrer dans le parcours mental très sinueux d'un dandy profiteur devenant peu à peu victime du système dont il profitait. La fin du film, mais également les plans sur des camions de police lancés dans les rues de Paris qui entrecoupent l'oeuvre, évoque évidemment la rafle du Vel d'Hiv... Pour tourner cette scène, Losey engagea des milliers de figurants via des organisations juives. Le tournage s'avéra difficile moralement pour les plus âgés d'entre eux. Un film âpre, avec une scène initiale d'une cruauté clinique, à découvrir absolument !
Plus léger, mais aussi émouvant, Le Barbier de Sibérie narre l'histoire d'amour entre un cadet de l'armée tsariste nommé Tolstoï (étrange hasard...) et une jeune Américaine accompagnant un inventeur fou ayant mis au point une machine pour couper les arbres sibériens...  Magnifique mise en scène avec notamment la reconstitution d'une fête foraine à la Russe (avec son caractère grandiose et ses excès) en plein hiver. En fait, selon le site allociné, compte tenu de la température hivernale élevée et inhabituelle (+ 13°!), la neige de la scène de la fête foraine a été remplacée par du sel. Trois usines ont travaillé nuit et jour pour fournir de la glace et l'armée a été amenée à injecter de l'azote liquide dans le lac qui dégelait. Mais par delà le caractère anecdotique des conditions de tournage, là aussi, perce une belle réflexion sur le jeu de cache-cache que les hommes se livrent parfois...

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