Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • : Le blog Histoiregeoenforce
  •   Le blog Histoiregeoenforce
  • : Blog qui peut être utile pour l'enseignement de l'histoire et de la géographie au lycée et ailleurs...
  • Contact

PREAMBULE

UN BLOG PARMI D'AUTRES POUR FACILITER LES RELATIONS, LES ECHANGES AVEC LES HEUREUX JEUNES GENS QUI ONT LE PLAISIR DE SUPPORTER G. SABATIER QUELQUES HEURES PAR SEMAINE ! QUE LA FORCE SOIT AVEC CEUX QUI CONTRIBUERONT A CE BLOG ET A CELUI QUI TENTERA DE LE FAIRE VIVRE !  POUR QUE TOUS SUIVENT LA ROUTE DE L'HISTOIRE-GEOGRAPHIE

Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

PASSANTS DU BLOG

19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 18:55

Orange maniérée à presser ou à apprécier ?

 
SEMAINE DU 12 AU 18 MAI
 
  Film culte pour une ascension aux confins de la folie... Orange Mécanique de Stanley Kubrick, jeudi 17 au soir, à ne pas louper pour ses excès aussi démodés qu'intemporels !    
   
Jeudi 17 mai, France 3 à 23 heures 25, lorsque les enfants sont couchés, diffuse l'oeuvre de Stanley Kubrick, Orange Mécanique, tournée en 1971. Il y a un certain nombre d'années, une école d'arts appliqués m'avait sollicité pour faire des conférences sur le cinéma et j'avais décidé de consacrer quelques heures à la projection commentée de films de cinéastes que je considérais comme importants, notamment du point de vue de l'esthétique et du discours cinématographiques : David Cronenberg, Martin Scorsese, Francis Ford Coppola... et Stanley Kubrick furent ceux choisis. En préparant mon intervention sur ce dernier, la redécouverte d'Orange Mécanique me laissa perplexe. Pour masquer ce trouble, j'intitulai ma conférence, "Kubrick, cinéaste de la contradiction". Formule assez creuse mais qui avait l'avantage de tout envisager... J'abordai alors Orange mécanique sous l'angle de l'esthétique en présentant des extraits dans la première partie de l'oeuvre, notamment le tout premier plan du film, un zoom arrière astucieux permettant de partir des yeux du personnage principal pour ensuite le positionner au milieu de ses comparses tous plus ébêtés les uns que les autres. Je projetai ensuite la scène très controversée de l'attaque de la femme au chat, en insistant sur l'étrangeté des décors (intérieur pop évoquant David Hockney, des mobiles et des nus d'artistes contemporains)  et de la musique (opéra de Rossini) par rapport à la crudité et à la violence de la scène qui était montrée au spectateur. Mais, sur le fond, le problème restait entier : comment peut-on filmer la violence pour mieux la dénoncer ? Kubrick, loin d'être dans la contradiction, n'a finalement pas arrêté de se poser cette question en la replaçant dans des situations aussi éloignées que la guerre de 14/18 (les sentiers de la gloire), que l'Europe du XVIIIe siècle (Barry Lyndon), que la guerre froide (Docteur Folamour), qu'un mystérieux hôtel des Rocheuses (Shining), que la guerre du Vietnam (Full Metal Jacket), que l'antiquité esclavagiste (Spartacus), que  le fonctionnement d'un ordinateur déréglé (2001, l'odyssée de l'espace) ou que la dissection des rapports amoureux contemporains (Eyes Wide Shut)... A vous à présent de vous faire votre propre opinion sur cette question difficile mais cruciale pour un auteur de film, en découvrant, si ce n'est déjà fait, l'Orange Mécanique du grand Kubrick ! 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

HISTOIREGEOCRPE Archives

Les-archives-nationales