Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • : Le blog Histoiregeoenforce
  •   Le blog Histoiregeoenforce
  • : Blog qui peut être utile pour l'enseignement de l'histoire et de la géographie au lycée et ailleurs...
  • Contact

PREAMBULE

UN BLOG PARMI D'AUTRES POUR FACILITER LES RELATIONS, LES ECHANGES AVEC LES HEUREUX JEUNES GENS QUI ONT LE PLAISIR DE SUPPORTER G. SABATIER QUELQUES HEURES PAR SEMAINE ! QUE LA FORCE SOIT AVEC CEUX QUI CONTRIBUERONT A CE BLOG ET A CELUI QUI TENTERA DE LE FAIRE VIVRE !  POUR QUE TOUS SUIVENT LA ROUTE DE L'HISTOIRE-GEOGRAPHIE

Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

PASSANTS DU BLOG

11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 08:45
SEMAINE DU 30 JUIN AU 6 JUILLET
  a-nos-amours.jpg Un des plus grands films français, une oeuvre magistrale et inégalée, qui a bientôt trente ans mais pas une ride : A nos amours de Maurice Pialat (1983). A voir, revoir, encore et encore ! Rendez vous mercredi 4 juillet sur Arte, à partir de 20 heures 50.
.
Peut-être faudrait-il pour commencer par la fin, c'est à dire regarder mercredi prochain Il était une fois... A nos amours, le documentaire suivant la projection du film de Pialat pour en connaître mieux sur cette oeuvre qui a l'éclat d'un diamant brut, réhaussée par une pépite découverte par le réalisateur, une certaine Sandrine Bonnaire, âgée d'une quinzaine d'années. On y rappellera certainement comment Pialat surprit tous ses comédiens dans la scène d'anthologie de la dispute du repas de famille en surgissant à l'improviste sur le plateau. Mais réduire le film à ce moment unique serait lui faire injure, tant il recèle de scènes époustouflantes où Pialat touche la vérité humaine, réussissant à faire disparaître le jeu des comédiens et la rigidité d'un scénario pour filmer, tâche pourtant insurmontable, y compris dans les documentaires, la vie. 
Du tout début du film (la répétition dans une colonie de vacances de la pièce de Musset On ne badine pas avec l'amour), jusqu'à la scène finale, la discussion dans un bus conduisant à l'aéroport entre le père et la fille), Pialat nous embarque là où les cinéastes ne vont jamais : dans les émotions familiales, dans le coeur d'une jeune adolescente qui s'offre à tout le monde, sauf à celui qu'elle aime, dans les contradictions des êtres humains qui l'entourent pour la provoquer ou la protéger (le père, la mère, le frère...).
Sifflé par le public cannois quelques années plus tard, au moment de recevoir la Palme d'Or pour Sous le soleil de Satan (1987), Pialat eut à la tribune cette réplique cinglante : "Si vous ne m'aimez pas, sachez que moi non plus, je ne vous aime pas", rappelant qu'avec lui, la différence entre le mépris et l'amour était beaucoup plus ténue qu'on le pense généralement. Regardez A nos amours suffira à chacun pour savoir s'il aime ou non ce génie du cinéma. 

Partager cet article

Repost 0
Published by Gilles SABATIER - dans ARCHIVES FILMS A VOIR
commenter cet article

commentaires

HISTOIREGEOCRPE Archives

Les-archives-nationales