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Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 20:04

Il ne s'agit pas de corrections qui ont la prétention d'être des modèles. Compte tenu du temps très court de l'épreuve, le degré de précision attendu des candidats serait bien sûr beaucoup moins important que celui présenté ici. Mais profitons aussi de ces exemples pour compléter la formation sur deux thèmes du programme ! Les deux questions posées ici sont issues de sujets des concours 2006 et 2007

Comment l’Eglise intervient-elle dans la vie au Moyen Age ?
 
L’Eglise est toute puissante au Moyen Age et elle contrôle la société laïque. L’Eglise est vraiment au centre de la vie médiévale, où l’essentiel de la population croit en Dieu et en son pouvoir de punition. Son pouvoir n’est pas que religieux, il concerne aussi la vie sociale, économique et culturelle :
 
-          Elle intervient par son pouvoir judiciaire : l’Eglise condamne à des peines « religieuses » (pénitences, pèlerinages) et peut même excommunier dans les cas les plus graves (hérésie, trafic de reliques…) ; l’Eglise protège aussi les malades, les veuves et les orphelins (construction d’hôpitaux, d’hospices), les personnes âgées, les persécutés (les bâtiments religieux sont des lieux d’asile) ;
 
-          elle a un pouvoir politique indéniable : elle a ainsi imposé aux seigneurs et chevaliers la paix de Dieu (on ne peut s’en prendre qu’aux hommes d’armes, pas aux « civils » ou aux religieux) et la trêve de Dieu (pas de combats du jeudi au samedi, pour limiter les guerres privées) ; le Pape essaie de se placer au-dessus des rois et des empereurs (pouvoir théocratique) ; il a aussi l’initiative des croisades en Terre Sainte et en Espagne (Reconquista) ; les évêques sont aussi souvent des seigneurs, donc des membres influents de la pyramide vassalique ;
 
-          Elle intervient par son pouvoir culturel : les cathédrales sont des lieux de culture (architecture, l’église est un « livre de pierre » pour enseigner aux fidèles les grandes notions religieuses, comme avec le tympan de Conques par exemple ; l’Eglise contrôle aussi l’enseignement via les écoles épiscopales, proches des cathédrales, ouvertes à de futurs prêtres mais aussi aux aristocrates laïcs, via aussi les premières universités du 12ème siècle ;
 
-          Elle intervient aussi beaucoup par son pouvoir économique : perception de la dîme, dons et legs des fidèles, domaines agricoles, productions des monastères, richesse des évêques…
 
-          Elle est présente au quotidien dans la vie du chrétien, via les obligations religieuses (7 péchés capitaux / 4 vertus cardinales…), les fêtes chrétiennes, les sacrements, les prières, les bâtiments religieux (cathédrales,abbayes…) ; dans les villages, le curé est souvent le seul à savoir lire et écrire.
 
La société médiévale ne peut donc pas se comprendre sans l’impact fort de la religion sur la vie au Moyen Age. Peu de gens sont prêts à enfreindre les règles religieuses de base et à s’affranchir de tout contrôle du christianisme. De toute façon, l’Eglise poursuit aussi les hérétiques…
 
Michaël NAVARRO novembre 2007
 
 
Quelles sont les caractéristiques des zones périurbaines en France ?
 
Cette question appelle, en premier lieu, une définition du phénomène de péri-urbanisation. Il s’agit du double processus de développement démographique et de croissance spatiale dans des espaces qui se trouvaient naguère en périphérie des centres urbains.
On peut relever six caractéristiques principales dans ces zones d’interpénétration de la campagne et de la ville :
-          Une forte croissance démographique. Les zones périurbaines se signalent par leur dynamisme démographique (les communes de moins de 10.000 habitants accueillent en France métropolitaine la moitié de la population). Cette croissance s’explique par un solde naturel important mais aussi par l’installation de nouveaux habitants, souvent jeunes actifs, qui ont choisi d’habiter en dehors de la métropole, ou ville-mère.
-          Un développement de l’habitat qui est la conséquence de l’attractivité de ces zones. L’habitat individuel pavillonaire est le plus fréquent. Très consommateur de terrains, il explique en grande partie le phénomène que les géographes appellent « le mitage » des périphéries. L’habitat pavillonaire n’est toutefois pas la seule cause de ce mitage, il y a aussi l’implantation d’équipements (sportifs, culturels, scolaires…) dans ces espaces où le mode de vie urbain l’emporte de plus en plus sur le mode de vie rural.
-          Les activités des zones périurbaines sont dès lors de moins en moins dévolues à des activités agricoles. On trouve, en effet, de nouvelles activités dans ces zones qui concurrencent l’ancienne activité agricole : installation de zones commerciales (prix du foncier moins élévé que dans les villes, bonne accessibilité et visibilité par les voies de communication, possibilité de stationner), mais aussi de parcs d’activités, de zones de loisirs… Certaines activités se cumulant, on peut alors parler de nouvelles centralités dans des zones qui étaient pourtant périphériques !
-          L’implantation des réseaux et des installations de transport y est manifeste (gares RER, lignes de tramway, axes routiers, échangeurs, parfois aéroports ou gares TGV…). Elle s’explique d’une part par l’importance des migrations pendulaires pour faciliter les connexions avec la ville-centre, mais aussi par la saturation des centres-villes. La localisation de ces implantations ainsi que celles relevant des activités commerciales, récréatives… est, de plus en plus, pensée à l’échelle intercommunale. 
-          Ces espaces d’enchevêtrement du rural et de l’urbain souffrent d’un manque d’identité du fait de l’irruption de nouvelles populations ayant un mode de vie différent des premiers habitants. Ce manque d’identité se révèle aussi au niveau paysager avec une juxtaposition de lotissements, de zones d’activités industrielles ou commerciales (phénomène très marqué dans les entrées/sorties de ville).
-          Enfin, se posent dans ces espaces des questions d’aménagement avec le coût des nouvelles infrastructures, leur impact sur l’environnement et les problèmes d’engorgement du trafic aux entrées/sorties de ville liés aux migrations pendulaires.
 
Il était également possible de répondre, en totalité ou en partie, à la question par un croquis schématique, mettant en évidence, avec une légende organisée, les principales caractéristiques de ces espaces. On aurait ainsi pu montrer : l’extension dans l’espace d’anciens petits noyaux de peuplement (villages), leurs liens par les axes de communication avec la métropole, le phénomène de mitage (résultant de l’extension de ces anciens noyaux de peuplement devenus des petites villes avec des équipements proches de celui des villes-mères).
 
 Olivier FAURY et Gilles SABATIER, novembre 2007

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Published by G. SABATIER - dans HISTOIREGEOCRPE Archives
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