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Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 20:19
SEMAINE DU 12 AU 18 NOVEMBRE
Les va-t-en guerre
 victoire-en-chantantPremier film de Jean-Jacques Annaud, couronné de l'Oscar du meilleur film étranger en 1976, La Victoire en chantant évoque le peu reluisant passé colonial de la France, qui plus est dans le contexte de la première guerre mondiale. Une oeuvre rarement diffusée à voir dans la nuit de mardi à mercredi 16 novembre sur France 2 à partir d' 1 heure 10. 

   Au tout début de sa carrière de cinéaste, Jean-Jacques Annaud n'a pas choisi la facilité. Adaptant un roman de Georges Conchon, il signe en 1976 La victoire en chantant, pamphlet antimilitariste et anticolonial notoire, précédant de quelques années, dans la même veine, le grand Coup de torchon de Bertrand Tavernier (1980). 
 A la frontière de l'Oubangui, colonie française et du Cameroun, alors colonie allemande, en 1915, les hommes se découvrent soudainement un penchant pour la guerre et transposent alors le conflit européen, initié en 1914, sur le territoire africain, en n'oubliant pas d'enrôler pour leurs basses besognes, la population indigène. Comme il le fit si bien, dans son film suivant, Coup de tête, où il s'en prenait aux pathétiques supporters de football et à leur veulerie ordinaire, Jean-Jacques Annaud, dans La victoire en chantant, mit en scène l'aveuglement des hommes, toujours prêts à faire exploser la part de violence qu'ils portent en eux, surtout dans le but de servir leurs propres intérêts. Le film est servi par une excellente distribution, au sommet de laquelle trône, en sergent répugnant, le génial Jean Carmet, jamais aussi bon que pour cacher, sous le masque de l'homme faussement ordinaire, la bête immonde qui sommeille en lui. Sa composition n'est pas sans rappeler le prodigieux numéro, quasi contemporain du film d'Annaud, dans Dupont Lajoie d'Yves Boisset.
Il est dommage que la télévision n'ait pas saisi l'occasion du 11 novembre pour diffuser au plus grand public possible ce type d'oeuvre. Elle aurait tranché avec l'esprit des commémorations contemporaines, où s'efface le travail de contextualisation des historiens, pour servir les intérêts politiques, toujours prêts à en rajouter pour le culte de la France éternelle et patriotique. En ce sens, La victoire en chantant, titre dont on ne peut qu'apprécier toute l'ironie cruelle, vient rappeler que, dans les guerres, surtout quand on y participe sans véritable consentement, on peut finir non "mort pour la France" mais "mort par la faute de la France".

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Published by Gilles SABATIER - dans ARCHIVES FILMS A VOIR
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