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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 21:34
SEMAINE DU 25 JUIN AU 1er JUILLET
Ils se sont tant aimés... 
  meilleurscopains.jpg Comédie de haut vol sur France 3 jeudi 30 juin, à partir de 22 heures 35, qui mine de rien a presque un quart de siècle... De quoi nous rendre, nous aussi, nostalgiques ! 
 
 Mes meilleurs copains, réalisé en 1988 par Jean-Marie Poiré, reste l'une des comédies françaises les plus accomplies. Dominée par une distribution exceptionnelle, où les seconds couteaux (Jean-Pierre Darroussin en exceptionnel Danny la paresse, Philippe Khorsand en théâtreux tourmenté, Jean-Pierre Bacri en bougon révolté) dament le pion aux stars de l'époque (Christian Clavier et Gérard Lanvin), elle a, comme toute bonne comédie qui se respecte, le talent de nous faire passer du sourire au rire, la grâce de nous toucher et le pouvoir de nous faire un peu réfléchir.
Pour qui ne connaîtrait pas encore l'intrigue, rappelons que cette dernière se noue autour des retrouvailles de 5 copains d'adolescence, qui ont traversé ensemble et dans un éphémère groupe de rock la période de la fin des sixtees, qui ont aimé la même femme, Bernadette la Québequoise  (la seule à avoir percé dans la chansonnette), et qui ont tous renoncé ou presque à leurs idéaux de jeunesse en même temps qu'à leurs illusions. Comme dans Le Père Noël est une ordure, ce qui fait la force du film c'est, hormis les indispensables flash-backs sur les années de jeunesse, de resserrer l'intrigue sur un très bref moment : ici non pas le réveillon de Noël mais le temps d'un week-end.  La nostalgie, l'amertume, la rancoeur, l'amitié subie ou sincère, seront au rendez-vous. Immortalisé par quelques répliques célèbres, dont le fameux "Y'a pas mort d'homme" de Dany le paumé, mais aussi "Le joint a considérablement élargi ma vision de l'art. Je me place désormais dans une perspective cosmique" de Guido, Mes meilleurs copains est à la comédie française ce que sont les films d'Ettore Scola ou Dino Risi à la comédie italienne : des références bien souvent inégalées. 
Par G. SABATIER - Publié dans : ARCHIVES FILMS A VOIR
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SEMAINE DU 26 MAI AU 1er JUIN

Grisonnant 
  the-barber-l-homme-qui-n-etait-pas-la.jpg Toute une journée en noir et blanc ce lundi 28 mai sur Arte avec en point d'orgue le film de Joel Coen, The Barber, l'homme qui n'était pas là... un grand film noir plutôt que blanc ! 

Hommage aux films noirs, The barber l'homme, qui n'était pas là, des frères Coen, diffusé lundi soir sur Arte à partir de 20 heures 40, nous présente un homme paradoxalement omniprésent... par son absence ou plutôt d'un stoïcisme sans faille. Ed Crane est donc coiffeur dans une petite ville californienne à la fin des années 40, époque où doivent se forcément se dérouler les films noirs, surtout lorsqu'ils sont américains. Il a de forts soupçons au sujet de Doris, sa femme, pour entretenir une liaison extra-conjugale avec le patron du salon de coiffure qui l'emploie. Son existence morne prend une tournure nouvelle lorsqu'il fait la rencontre d'un voyageur de commerce escroc qui lui propose de faire miraculeusement fortune... mais pour cela il lui faut réunir une importante somme d'argent. Tous les moyens sont alors bons pour cet homme pour constituer son magot.  
Au son d'une sonate récurrente de Beethoven, Billy Bob Thornton (le fameux Barber) observe à longue distance les événements qui se déroulent autour de lui, avant de décider pour son plus grand malheur, d'y prendre sa part. Comme dans tous les exercices de style, le film des frères Coen s'appuie d'abord sur une réalisation impeccable plutôt que sur un scénario maintes fois éprouvé. Soulignons donc le superbe travail comme directeur de la photographie, d'ailleurs récompensé par un Award, de Roger Deakins, un collaborateur précieux des films des frères Coen (Fargo, O'Brother, No country for old men, Intolérable cruauté, Ladykillers). Tout en contrastes et en effets de lumière, le noir et blanc de The Barber ne nous fera pas regretter pour un jour la télévision couleurs ! 

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