Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • : Le blog Histoiregeoenforce
  •   Le blog Histoiregeoenforce
  • : Blog qui peut être utile pour l'enseignement de l'histoire et de la géographie au lycée et ailleurs...
  • Contact

PREAMBULE

UN BLOG PARMI D'AUTRES POUR FACILITER LES RELATIONS, LES ECHANGES AVEC LES HEUREUX JEUNES GENS QUI ONT LE PLAISIR DE SUPPORTER G. SABATIER QUELQUES HEURES PAR SEMAINE ! QUE LA FORCE SOIT AVEC CEUX QUI CONTRIBUERONT A CE BLOG ET A CELUI QUI TENTERA DE LE FAIRE VIVRE !  POUR QUE TOUS SUIVENT LA ROUTE DE L'HISTOIRE-GEOGRAPHIE

Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

PASSANTS DU BLOG

29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 10:23
SEMAINE DU 21 AU 27 AVRIL

Bébé éprouvé
  Rosemarys-Baby.jpgUn chef d'oeuvre de Polanski, détournant à son profit le film d'épouvante, Rose Mary's Baby, lundi 23 avril, à partir de 20 heures 40 sur Arte. A ne pas jeter... avec l'eau du bain. 

Tourné en 1968, avec dans le rôle des heureux parents, Mia Farrow et le réalisateur-acteur, John Cassavetes, Rose Mary's Baby emporte le spectateur vers une douce torpeur qui s'achève en cauchemar absolu. Le début ressemble à un mauvais titre d'émission de M6 : jeune couple heureux, bien sous tout rapport, recherche appartement, avant l'arrivée d'un heureux événement. Ils trouvent leur bonheur dans un vieil immeuble new-yorkais occupé par de bien étranges voisins : une jeune femme, à peine croisée et qui meurt, un couple de petits vieux aussi serviable qu'envahissant et bien d'autres, tout aussi étranges les uns que les autres. Peu à peu, de mystères en mystères, on plonge dans la conscience ou l'inconscient de Rose Mary qui, au contraire de son époux, commence à voir le mal partout autour d'elle et de son ventre, de plus en plus arrondi (alors qu'elle même semble fondre à vue d'oeil !). La frontière entre la réalité et l'irréel s'efface de plus en plus, le déroulement de l'intrigue se resserre dans le huis-clos de l'appartement de Rose-Mary et la douce berceuse entendue au tout début du film semble, de plus en plus, être un lointain souvenir, tant le danger tourne autour de sa progéniture. 
Laissant libre court à l'interprétation du spectateur, Roman Polanski applique à la lettre les règles d'or du grand film d'épouvante : l'horreur ne nait jamais d'une surenchère d'effets spéciaux mais par petites touches insignifiantes, allant crescendo, pour atteindre leur paroxysme et laisser coi le spectateur, comme avait si bien su le faire dans les années 20, Murnau dans son Nosferatu, suggérant par un simple vent balayant des champs, l'arrivée du vampire et la diffusion de la peste. Le génie de Polanski dans ce film est aussi de savoir mettre mal à l'aise le spectateur en le confrontant à des thèmes sacrés, supposés inviolables, comme l'affection et la protection portées à la femme enceinte et, ensuite, à son rejeton. Combien de films gore reprendront ensuite ce filon (tels que La main sur le berceau) mais avec une réussite bien inférieure à celle de Polanski ?  

Partager cet article

Repost 0
Published by Gilles SABATIER - dans ARCHIVES FILMS A VOIR
commenter cet article

commentaires

HISTOIREGEOCRPE Archives

Les-archives-nationales