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Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 18:07
SEMAINE DU 15 AU 21 JANVIER

Ce jour là, à cette heure là, là bas.  
sobibor.jpgBeaucoup de beaux films à la télévision cette semaine mais nous avons déjà eu le plaisir d'entretenir les visiteurs du blog pour certains d'entre eux. C'est peut être l'occasion de recommander un film très différent dont la diffusion à la télévision est assez courageuse tant il exigera du spectateur des efforts tout particuliers : Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures de Claude Lanzmann, dans la nuit du jeudi 20 janvier au vendredi 21 janvier à partir de 0 heure 25 sur France 2.   
  
Il aurait été tentant de réaliser une compilation des films déjà conseillés pour alimenter cette chronique des plus inutiles. Au hasard, nous aurions conseillé aux lecteurs de ne rien faire dimanche 16 janvier au soir pour se précipiter devant le grandiose Loin du Paradis de Todd Haynes (Arte, 20 heures 45) , qui fit l'enchantement, il y a quelques années, des heureux spectateurs du festival des 7 collines de Saint Etienne par une belle soirée d'été. Dans un autre registre, nous aurions pu aussi inciter les inconditionnels de la dite chronique à voir ce qu'était une guerre pour Stanley Kubrick qui nous gratifia, en 1987, l'année même où le président Ben Ali commençait à exercer le pouvoir en Tunisie (aucun lien de cause à effet entre les deux événements), du très subversif Full Metal Jacket (France 3, mercredi 19 janvier à partir de 23 heures 15). Mais nous n'aurions fait que nous répéter !
Ainsi, le choix de la semaine se portera sur un film qui n'aura pas l'éclat du plus beau des mélodrames, ni la dérision du plus beau des films de guerre. Il sera âpre et impossible à regarder (à l'heure de sa diffusion), passionnant mais aussi insoutenable pour l'ouïe du spectateur : c'est Sobibor 14 octobre 1943, 16 heures de Claude Lanzmann. Un film documentaire fondé sur le témoignage d'un rescapé du génocide juif, Yehuda Lerner, racontant pendant plus d'une heure, l'inconcevable : la révolte réussie menée par des prisonniers dans un centre d'extermination nazi, celui de Sobibor, en Pologne. Avec un collègue, nous eûmes récemment la chance d'assister à la projection de ce film en présence de l'auteur, au festival d'histoire de Blois, en octobre 2009. Monté en 2001, à partir d'un témoignage enregistré à la même époque que Shoah en 1979, ce documentaire a, selon les dires de Lanzmann, posé trois véritables questions lors de son écriture et de son montage. La première était de savoir s'il fallait insérer des images d'époque et le cinéaste prit le même parti pris que pour Shoah : ne convoquer aucune image du passé, des camps pendant la seconde guerre mondiale et n'utiliser, au contraire, que des images des lieux où se déroulèrent les faits qu'au moment du montage du film (en 2001). La seconde était de savoir s'il fallait conserver au montage la scène située au milieu du film qui risquait d'heurter "le confort" du spectateur. Et Lanzmann prit aussi ce pari là. Enfin, il s'agissait de savoir également s'il fallait asséner au spectateur le détail in extenso de la liste de tous les convois de prisonniers déportés à Sobibor. Et effectivement, Claude Lanzmann avec sa propre voix décida de conclure le film avec l'énumération des chiffres des convois arrivés à Sobibor jusqu'à la révolte qui entraîna la fermeture du camp, terminant ainsi  : "cela fait plus de 250.000 victimes".  Ainsi, ne cachons pas au spectateur, qu'il lui sera difficile de regarder à la télévision une telle oeuvre mais il est des moments où le cinéaste, comme tout artiste, ne doit pas chercher à plaire et se doit de lancer un cri. 

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Published by G. SABATIER - dans ARCHIVES FILMS A VOIR
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