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UN BLOG PARMI D'AUTRES POUR FACILITER LES RELATIONS, LES ECHANGES AVEC LES HEUREUX JEUNES GENS QUI ONT LE PLAISIR DE SUPPORTER G. SABATIER QUELQUES HEURES PAR SEMAINE ! QUE LA FORCE SOIT AVEC CEUX QUI CONTRIBUERONT A CE BLOG ET A CELUI QUI TENTERA DE LE FAIRE VIVRE !  POUR QUE TOUS SUIVENT LA ROUTE DE L'HISTOIRE-GEOGRAPHIE

Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 19:16

A peine les festivités de fin d'année achevées, les élèves de Terminale S4 ont été confrontés à l'exercice périlleux de l'étude croisée de deux documents, dans le cadre d'une des épreuves du baccalauréat. Il s'agissait de s'interroger, comme nous l'avions fait dans le cours avec un travail de groupes, sur la puissance des Etats-Unis et du Brésil, en géographie. 

Les deux documents, accompagnés d'une consigne, étaient de nature différente : une carte sur la présence militaire des Etats-Unis en 2007,  et la couverture, un peu datée également, d'un Hors Série du journal Le Monde, consacré à l'émergence du Brésil, visible sur de nombreux sites comme par exemple ici.  

 

Voici une proposition de correction pour cet exercice. 

Correction du DS étude croisée de deux documents en Terminale S4
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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 18:12

Le programme de Terminale invite, sur le chapitre consacré à la géographie du continent américain, à se pencher sur la puissance des Etats-Unis et du Brésil, dans une approche comparative. 

La notion de "puissance" est une notion très utilisée en géographie, dont l'acception a varié, s'est enrichi au fil des années. La puissance d'un Etat était, d'abord, souvent appréciée en fonction du poids démographique et de la superficie du territoire. Dans les années 1990, le géographe Gérard Dorel,  s'appuyant sur cette approche, offrait une définition bien plus précise de cette notion : 
« Une puissance mondiale, c'est un État qui dans le monde se distingue non seulement par son poids territorial, démographique et économique, mais aussi par les moyens dont il dispose pour s'assurer d'une influence durable sur toute la planète en termes économiques, culturels et diplomatiques".  

Dans les 100 mots de la géographie, Jérôme Dunlop en 2009, propose quant à lui, une autre définition : "La puissance est la capacité d'un acteur à infléchir l'action d'un autre. On n'est donc jamais puissant seul ! (...) Les champs et les formes de la puissance sont variés et, très souvent, liés. Les Etats les plus puissants le sont à la fois militairement et diplomatiquement, politiquement, économiquement et culturellement. La puissance culturelle n'est pas directement contraignante. Elle est la composante essentielle du soft power, qui permet de séduire et de convaincre au-delà de ses frontières. Ainsi, les musiques, les films et séries télévisées, et l'"art de vivre" (way of life) des Etats-Unis leur assurent une aura planétaire."

 

Si on fait le tour de l'ensemble de ces définitions, on peut essayer de dégager, tout en rapportant la notion à l'esprit du programme de Terminale, des éléments qui permettraient de comparer la puissance entre Brésil et Etats-Unis. 

C'est précisément l'exercice qui était proposé aux élèves de Terminales S4 et S5. Ils devaient, après avoir cherché des informations sur les documents de leur manuel, comparer la puissance des deux Etats américains dans cinq domaines : "les attributs traditionnels de la puissance", "la place dans la mondialisation", le "hard power", le "soft power" et "l'image de ces Etats vue de la France, autrement dit, la représentation que l'on en a". 

 

Voici le travail de 4 élèves (Kenza, Clara, Anna et Lyse), réalisé en classe, sur cette tentative de comparaison.  

Une approche comparative de la puissance entre deux Etats réalisée en 30 minutes en classe à partir d'une préparation à la maison sur l'une des 2 puissances (2 élèves ayant préparé sur les Etats-Unis, 2 autres sur le Brésil).
Une approche comparative de la puissance entre deux Etats réalisée en 30 minutes en classe à partir d'une préparation à la maison sur l'une des 2 puissances (2 élèves ayant préparé sur les Etats-Unis, 2 autres sur le Brésil).

Une approche comparative de la puissance entre deux Etats réalisée en 30 minutes en classe à partir d'une préparation à la maison sur l'une des 2 puissances (2 élèves ayant préparé sur les Etats-Unis, 2 autres sur le Brésil).

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 21:17

Voici quelques pistes pour la correction du devoir de lundi dernier des Premières ES2,  sur le chapitre 2 d'histoire, Colonisation et Décolonisation. 

 

Consignes : Après avoir replacé ce document dans son contexte historique, montrez quelle image ils donnent de la présence française en Algérie. Mettez enfin en évidence les limites de ce document pour appréhender objectivement la réalité de la colonisation.

 

Dans les années 1930, l’Empire colonial français est à son apogée : 12 millions de km2 et 60 millions d’hommes. Parmi toutes les colonies, l’Algérie a une place particulière et le document proposé célèbre, à sa façon, en 1930, le centenaire de sa colonisation. Ce dernier est une affiche du parti communiste français qui est une force politique anticolonialiste, qui s’oppose également, par exemple, à la même époque, à l’exposition coloniale de Vincennes qui se déroule en 1931. Dans les colonies, durant l’entre-deux-guerres, ont éclaté déjà des révoltes (Maroc, Indochine...) contre le colonisateur mais l’idée d’accorder l’indépendance à cette époque paraît inconcevable, notamment pour les autorités françaises.

 

Le document renvoie une image très négative de la présence française en Algérie, à la fois par le texte, notamment le slogan « 100 ans de domination française » que par l’image. En effet, l’affiche dénonce l’exploitation du peuple algérien par les Français. Au centre, coupant l’image en 2 parties distinctes, sur un poteau, on trouve un Algérien enchaîné, qui évoque la violence faite aux indigènes par les Français. Aux pieds de cet homme prisonnier, se trouvent toutes les richesses et ressources du territoire algérien : matières premières comme le pétrole, minerais comme le zinc, le cuivre, le fer mais aussi ressources agricoles (vin, fruits, bétail). C’est une manière de rappeler que l’Algérie dispose de richesses importantes mais qui sont confisquées par le colonisateur, prêtes à être expédiées vers la métropole. Cette exploitation se fait également au mépris des droits de l’homme (homme enchaîné) et sans doute peut-on y voir une dénonciation du travail forcé, signe d’une véritable exploitation économique de la part des colons, qui était une réalité dans de nombreuses parties de l’Empire français (voir par exemple le témoignage d’Albert Londres dans Terre d’ébène sur l’Afrique noire). La partie centrale du document, par l’opposition entre deux paysages algériens, renforce la dénonciation du colonialisme. D’un côté on voit un village écrasé par le soleil, devant lequel travaille un Algérien courbé, tout occupé à sa tâche, creusant des sillons dans la terre avec un araire tracté par un animal. Ce manque de moyens est appuyé par le texte au dessus : « aux uns, la misère... ». A l’inverse, à droite de l’affiche, apparaît un luxueux bâtiment surmonté d’un drapeau français devant lequel des personnes conversent, confortablement installées sur des chaises longues. Au dessus, la suite du texte : « ...aux autres la richesse ! ». Le document par ce jeu d’opposition met en scène la théorie communiste de la lutte des classes opposant des exploités (ici le peuple algérien) à des exploiteurs (les colons français) qui ne font rien (riches oisifs) mais profitent du travail des autres. Dès lors, le texte en bas de l’affiche s’impose comme une logique conclusion : c’est un appel à lutter pour l’indépendance des colonies et donc de l’Algérie, au nom des principes communistes, soutenus par le parti communiste et le syndicat de la CGTU (Confédération générale du travail unifiée).

 

Ce document offre toutefois plusieurs limites pour connaître la réalité de la colonisation. Il propose une vision très politique de celle-ci en veillant à n’en montrer que les aspects les plus négatifs et les plus condamnables, pour servir évidemment son message. Il ne montre pas les  éventuels « aspects positifs » de la présence française en Algérie. C’est aussi un point de vue européen sur ce phénomène (d’ailleurs minoritaire à l’époque) et si le peuple algérien est bien représenté dans ce document, il ne l’est que par l’image, sans que l’on puisse connaître réellement sa position par rapport au fait colonial. 

Correction du devoir surveillé étude d'un document historique Première ES2
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 15:11

Pour vérifier la maîtrise des repères géographiques européens, les élèves de Premières S2 et S3 ont eu la chance (?) de se pencher sur les éliminatoires de l'Euro 2016 de football, compétition pour laquelle le stade mythique, Geoffroy Guichard, abritera quelques matches.

 

Outre la difficulté de bien cartographier certaines localisations (pays des Balkans, d'Europe centrale, mais aussi Russie avec son enclave de Kalingrad et Turquie avec sa partie européenne), l'exercice réclamait, pour être bien réussi, de réaliser une légende en cohérence avec les consignes données. 
 

Voici deux exemples de travaux portant sur les deux sujets distribués aux élèves qui se signalent par leur qualité, celui de Nicolas en Première S3 et Maxence en Première S2.

Le travail de Nicolas en Première S3, un sans faute... ou presque à cause des Luxembourgeois qui ont l'Euro !

Le travail de Nicolas en Première S3, un sans faute... ou presque à cause des Luxembourgeois qui ont l'Euro !

Le travail de Maxence en Première S2, avec des localisations maîtrisées mais une légende qui manque de soin et de précision dans la rédaction.

Le travail de Maxence en Première S2, avec des localisations maîtrisées mais une légende qui manque de soin et de précision dans la rédaction.

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Published by Gilles SABATIER - dans PREMIERES S2-S3-S4 (2014-2015)
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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 06:28
L'introduction d'Aurélien pour la composition "les Etats-Unis et le monde depuis 1991"

L'introduction d'Aurélien pour la composition "les Etats-Unis et le monde depuis 1991"

Voici le travail de deux élèves de Terminale S4 sur les deux sujets du baccalauréat blanc proposés aux élèves au début du mois de février. 

Pour un devoir d'une durée approximative de 2 heures (sur les 3 que comporte l'épreuve), l'introduction ne doit pas être sacrifiée sans pour autant tomber dans un excès d'informations qui sont plutôt attendues dans le développement. 
 

Ces deux exemples permettent de voir que l'introduction obéit à des étapes successives : amener le correcteur au sujet, le lui présenter et surtout l'analyser pour aboutir à une problématique. Il est ensuite possible d'annoncer le plan que l'on va suivre. 

Une des deux introductions (celle de Madeleine) s'organise ainsi en 3 paragraphes, qui permettent de bien visualiser les différentes étapes de ce travail d'écriture. 

L'étape de la problématisation est souvent négligée par les élèves. Elle est pourtant essentielle car la question posée permettra d'une part de voir si le sujet a bien été compris et appréhendée et servira aussi de trame à tout le développement, dont le but sera d'apporter progressivement des éléments de réponse à la question posée (ou aux questions posées). 

La composition de Madeleine sur le sujet sur la Chine de Mao.

La composition de Madeleine sur le sujet sur la Chine de Mao.

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Published by Gilles SABATIER - dans TERMINALE S4
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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 22:09

La conclusion d'une composition est généralement un exercice purement formel auquel se plient (docilement) les élèves. Certains la rédigent dès l'introduction, une fois définie la problématique, d'autres en improvisant sur leur copie, souvent dans l'urgence. 

La conclusion est la dernière impression que le correcteur a du travail de l'élève ou du candidat à un examen ou un concours. Il convient donc de ne pas la négliger. 


Très souvent, la conclusion se contente d'être un résumé des grandes lignes évoquées dans le cours. Elle fait alors redite. Il est judicieux de penser qu'elle sert surtout à dégager l'essentiel. Ainsi, elle peut se révéler plus percutante et plus retenir (positivement) l'attention du correcteur. 

A ce titre, voici un exemple de très bonne conclusion rédigée par Hugo M. sur le sujet "les contestations contre le régime républicain en France des années 1880 aux années 1960". 

 

 

La conclusion d'Hugo M. de Première S4 réussit en quelques lignes à rappeler les idées importantes en même temps qu'elle donne une perspective plus large au sujet donné.

La conclusion d'Hugo M. de Première S4 réussit en quelques lignes à rappeler les idées importantes en même temps qu'elle donne une perspective plus large au sujet donné.

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 19:55

SUJET : Le continent américain entre tensions et intégrations régionales

 

CONSIGNES : En confrontant les deux documents suivants, vous montrerez que le continent américain est marqué par des dynamiques de regroupement entre les Etats le composant mais aussi par des tensions freinant ces tentatives de rapprochement. Vous dégagerez enfin les limites de ces documents pour cerner ces phénomènes géographiques.

 

QUELQUES RAPPELS

- Le travail doit bien s'appuyer sur les deux documents donnés et ne doit pas s'apparenter à une composition. 

- Le travail doit bien s'organiser en fonction des consignes données. Ici, il est recommandé de faire trois paragraphes, correspondant au libellé de la consigne. Une phrase d'introduction peut être simplement ajoutée mais elle n'est en rien obligatoire. 

 

Les deux documents présentés (un texte de géographe sur le Mercosur et une carte des tensions et principales associations régionales) sont relatifs à l’organisation économique mais aussi politique du continent américain.

 

Les deux documents font d’abord référence à des logiques de rapprochement entre les Etats américains. Ces dernières se retrouvent sur l’ensemble du continent américain. Les documents 1 et 2 rappellent que deux de ces regroupements structurent le continent américain en grandes régions : pour le Nord, l’ALENA (accord de libre-échange nord-américain, signé en 1992 et entré en vigueur le 1er janvier 1994 qui regroupe 3 pays : Canada, Etats-Unis d’Amérique et Mexique), et pour le Sud le MERCOSUR (Marché commun du Cône Sud), initié en 1991 à partir du rapprochement entre deux anciens grands rivaux (Brésil et Argentine), associant 5 pays d’Amérique latine et accueillant des Etats associés, en particulier les pays andins. A ceux-ci, s’ajoute en fait, comme le souligne le document 2, une multitude d’autres associations, avec par exemple en Amérique centrale le MCCA (marché commun d’Amérique centrale représenté sur la carte). Ces accords entre pays américains sont des accords avant tout économiques dont les objectifs sont de faciliter les échanges de produits, de services mais aussi la circulation des capitaux, donc des investissements, entre les pays signataires. Comme l’indique le document 1, il s’agit surtout d’accords de libre-échange. Ceci montre que les tentatives de regroupement, si elles suivent une logique de proximité géographique, sont avant tout économiques : l’ALENA représente ainsi un marché de plus de 460 millions d’habitants et le Mercosur plus de 200 millions d’habitants pour les 5 membres. Le document 2 présente également deux tentatives de regroupement à une échelle quasi continentale et non plus simplement régionale : l’UNASUR (Union des Nations Sud-Américaines) pour la totalité des pays d’Amérique du Sud et la ZLEA (zone de libre échange des Amériques) pour la totalité du continent, excepté Cuba. Il s’agit en fait de deux projets concurrents d’intégration du continent américain. La ZLEA était un projet défendu par les Etats-Unis d’Amérique, avec l’administration G.W Bush, au début du XXIe siècle, d’élargissement de l’ALENA à l’ensemble du continent américain. En riposte, à partir de 2008, les pays d’Amérique du Sud ont voulu créer un autre association afin d’éviter la domination économique et libérale des Etats-Unis sur l’ensemble du continent, en prenant davantage comme modèle une organisation du type de l’Union européenne.

 

Ainsi, l’intégration complète du continent américain formulée de manière interrogative dans la légende de la carte paraît aujourd’hui fortement utopique. Un premier signe des tensions rappelé d’ailleurs par les deux documents est déjà la multiplication des accords à l’échelle du continent, qui aboutissent à sa fragmentation. Par ailleurs, deux autres causes sont évoquées par la carte pour expliquer ces freins. La première se trouve à l’échelle interétatique, c’est à dire entre les Etats, notamment dans les espaces frontaliers, surtout quand le contrôle des ressources et des sources d’énergie est en jeu. On peut par exemple citer les tensions sur les ZEE (zones économiques exclusives) en Amérique centrale, entre le Venezuela et la Colombie ou entre le Pérou, la Bolivie et le Chili. La deuxième se situe à l’échelle continentale où la politique libérale des Etats-Unis jugée historiquement trop intrusive (illustrant la fameuse doctrine du président Monroe : « l’Amérique aux Américains ») est l’objet de rejets de certains Etats sud-américains. Ainsi la carte montre que les Etats-Unis n’arrivent guère à imposer leur hégémonie sur le continent. Cuba et le Venezuela et dans une moindre mesure la Bolivie sont hostiles au modèle économique et social étatsunien.

 

Les limites des documents pour comprendre ces phénomènes géographiques sont les suivantes. Les deux documents oublient, en effet, les nombreuses autres associations structurant le continent américain, comme la CAN (Communauté andine des Nations) mais aussi l’ALBA (Alliance bolivarienne pour les Amériques). Le document 2 réduit les tensions dans le continent américain à deux seuls facteurs, alors que d’autres peuvent être évoqués comme les zones d’instabilité présentes à l’échelle intra-étatique touchant par exemple le Mexique, la Colombie, voire la Bolivie et le Chili, les problèmes d'immigration illégale notamment entre Mexique et Etats-Unis, mais aussi le fait que les Etats-Unis ne sont pas le seul pays à susciter des réactions de rejet. Par exemple, le Brésil, pays de plus en plus émergent, est aussi régulièrement accusé d’exercer une influence trop pressante sur ses voisins sud-américains.

 

Document 1 : Le fonctionnement du Mercosur

En 1988, le Brésil et l’Argentine ont signé un traité d’intégration, de coopération et de développement qui allait poser les bases du futur marché commun d’Amérique du Sud. Cinq ans plus tard, le 26 mars 1991, le traité d’Asunción était signé au Paraguay afin de créer un marché commun entre l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. Le traité établissait clairement que l’objectif à atteindre était la libre circulation des biens, des services et des moyens de production entre les pays membres, à travers l’élimination progressive des droits de douanes. […] En 1996, le Chili et la Bolivie, suivis plus tardivement par le Pérou, la Colombie et l’Equateur, sont devenus des membres associés du Mercosur, renforçant le processus d’intégration du cône Sud. Avec l’intégration récente du Venezuela, […] ce vaste ensemble économique est désormais en train de prendre une dimension continentale.

[…] En accélérant l’intégration de deux principales économies de la région, le Mercosur a favorisé l’émergence d’une vaste zone de libre-échange dont l’influence s’étend sur l’ensemble de l’Amérique du Sud. Grâce à la baisse des barrières douanières, la part des échanges s’est régulièrement accrue, même s’il reste beaucoup de chemin à faire : en 2011, le commerce avec le Mercosur représentait seulement 9,8 % des importations et des exportations du Brésil. […]

A côté de [l’ALENA et du Mercosur], les autres traités d’intégration régionale apparaissent beaucoup moins cohérents, à la fois sur le plan économique et politique. De manière paradoxale, ils semblent accentuer la fragmentation de l’Amérique Latine, même s’ils s’inscrivent tous officiellement dans la perspective d’une intégration continentale.

 

Source : A. Musset (dir.), Géopolitique des Amériques, Nathan, 2012, p. 263-264

Document 2 : le continent américain entre intégrations régionales et tensions, d'après Michel Foucher. La bataille des cartes, 2011.

Document 2 : le continent américain entre intégrations régionales et tensions, d'après Michel Foucher. La bataille des cartes, 2011.

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 11:08

Voici un croquis réalisé en classe par groupes sur l'agriculture française insérée dans les marchés mondiaux.

 

L'exercice a été réalisé à partir de la transformation de 2 textes donnés aux élèves, l'un sur la filière bovine, l'autre sur la filière avicole et des cartes d'appui (l'une sur l'agriculture française, l'autre un planisphère mondial au tableau pour la localisation des lieux mentionnés dans les textes). 

 

Pour faciliter l'exécution de cet exercice difficile, une légende avait été élaborée par le professeur. Mais, aucun fond de carte : les élèves devaient donc modéliser l'espace concerné par les documents. 

 

Ce type d'exercice consistant à transformer des informations contenues dans des documents n'est malheureusement pas ce qui est attendu des élèves aux épreuves du baccalauréat qui privilégient la récitation de croquis exécutés bien souvent en classe. C'est bien dommage car un tel exercice permet véritablement de mettre en oeuvre des compétences  cartographiques et des qualités d'analyse de documents. 

 

Le travail de Lucas, Lyse, Laurène et Laureline de Première S3

Le travail de Lucas, Lyse, Laurène et Laureline de Première S3

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 09:02

Voici un plan détaillé réalisé par M. Jacquin pour la correction de la composition d'histoire sur le sujet : La Chine et le monde de 1949 à 1976. 

Introduction- République depuis 1912 mais instable et déchirée par la guerre civile entre nationalistes et communistes dans les années 30. L’invasion du pays par le Japon et la Seconde Guerre mondiale permet une union provisoire entre les deux camps. Chine grand vainqueur de la Seconde Guerre mondiale et siège au Conseil de sécurité de l’ONU. Mais reprise de la guerre civile et victoire des communistes en 1949. Proclamation de la RPC par Mao Zedong alors que Tchang Kaï-Tchek se réfugie à Taïwan.

 

Quelles relations la Chine entretient-elle avec le reste du monde de 1949 à 1976 ?

 

Annonce du plan ci-dessous.

 

I Mise en place du communisme chinois et coopération soviétique (1949-1958)

  • La victoire des communistes et la transformation de la Chine : réforme agraire, nationalisation de l’industrie.
  • La nécessaire coopération avec l’URSS : pacte Staline-Mao, conseillers et techniciens soviétiques en Chine, investissements et projets.

 

II L’isolement dans la voie du maoïsme (1958-1976)

  • Rupture sino-soviétique : désaccord Mao-Khrouchtchev sur l’assouplissement de la collectivisation et la coexistence pacifique : prise de distance en 1958 puis rupture en 1960.
  • La voie du maoïsme : Grand Bond en avant (1958-1961) puis Révolution culturelle (1966-1968). Culte de la personnalité, véritable régime totalitaire.
  • Bilan désastreux (famine, désorganisation) en Chine même si le modèle maoïste a une certaine influence à l’étranger.

 

III Une influence certaine à l’étranger (1949-1976)

  • Une intervention active en Asie : conseillers et armes en Indochine, interventions au Tibet et en Corée.
  • Lutte contre la colonisation : enjeu de la guerre froide. Indochine, Afrique, conférence de Bandung.
  • Le retour à l’ONU en 1971 (Chine nationaliste de Taïwan « marginalisée ») et la « diplomatie triangulaire » : rapprochement Chine-Etats-Unis (rencontre Nixon-Mao).

 

Conclusion- Etat partagé en de nombreuses influences étrangères avant la Seconde Guerre mondiale, l’arrivée des communistes au pouvoir remet de l’ordre en Chine et lui donne une crédibilité internationale notamment dans le cadre de la décolonisation et de la guerre froide. Toutefois, l’échec économique et social du maoïsme et le rapprochement sino-américain laissent présager des changements dans le modèle économique chinois.

Arrivée de Deng Xiaoping : véritable tournant : libéralisation de la l’économie et ouverture à l’étranger. Toutefois la doctrine politique communiste reste en place même si elle est vidée aujourd’hui de sa substance idéologique. Ce qui n’empêche pas la Chine d’avoir une diplomatie de plus en plus active qui dépasse bien largement aujourd’hui les frontières asiatiques.

La fascination pour le Maoïsme à la Sorbonne, en mai 1968.

La fascination pour le Maoïsme à la Sorbonne, en mai 1968.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 08:52

Voici un plan détaillé proposé par M. Jacquin pour la composition d'histoire sur les Etats-Unis et le monde depuis 1991. 

Introduction- Grands vainqueurs de la guerre froide : modèle américain triomphant contrairement au modèle soviétique qui s’est effondré de l’intérieur. Grande puissance au début des années 1990 sur tous les plans. Politique interventionniste pour défendre les valeurs de liberté, de paix…mais aussi leurs intérêts (économiques notamment) mais une politique qui va prendre plusieurs formes : multilatérale avec Clinton, unilatérale avec Bush, multilatérale mais fortement concurrencée pour Obama.

Quelles relations les Etats-Unis entretiennent-ils avec le reste du monde depuis 1991 ?

 

Annonce du plan ci-dessous.

 

I Les « gendarmes du monde » et la politique de l’enlargement (1991-2001)

  • Le triomphe du modèle américain : désagrégation de l’URSS, triomphe des valeurs libérales (mise en place de l’ALENA en 1994) : « vainqueur » de la guerre froide.
  • « Hyperpuissance » : domination économique, financière, militaire et culturelle (cinéma…).
  • La présidence Clinton et l’enlargement : défense et diffusion des valeurs américaines (paix, démocratie) dans une logique multilatérale : guerre du Golfe, Somalie, Bosnie mais aussi accords d’Oslo (1993 : conflit israélo-palestinien). Cadre : ONU.

 

II La logique unilatérale de l’administration Bush (2001-2009)

  • Les attentats du 11 septembre : Al Qaïda, terrorisme islamiste. Intervention en Afghanistan dans le cadre de l’ONU.
  • Politique unilatérale et hard power : 2003, guerre en Irak sans accord de l’ONU. Axe du Mal.
  • Une image écornée : Guantanamo, fausses preuves d’armes de destruction massive en Irak, image des Etats-Unis ternie notamment dans le monde arabe…

 

III Une puissance américaine de plus en plus concurrencée (2009-2015)

  • Obama et le retour au multilatéralisme : diplomatie et interventions avec les alliés (Libye, 2011), volonté de rétablir une bonne image du pays (discours d’apaisement à l’ONU ou dans les pays arabes, retrait des troupes d’Afghanistan ou d’Irak…) mais défense partout dans le monde des valeurs américaines : Libye, Irak et Syrie…
  • Fragilisation et concurrence : dette extérieure, concurrence économique de l’UE ou de la Chine… Mais aussi rivalités géopolitiques : réticence de l’Amérique latine à la ZLEA, Chine et Russie, Etats « contestataires » (Cuba, Corée du Nord, Iran…).

 

Conclusion- Grands « vainqueurs » de la guerre froide mais qui n’empêche pas une politique interventionniste. Politique qui prend plusieurs formes (multi ou unilatérale en fonction de l’administration démocrate ou républicaine) mais qui vise toujours à défendre les intérêts du pays et ses valeurs partout dans le monde.

Puissance et modèle aujourd’hui concurrencés notamment par la Chine. Toutefois les Etats-Unis ne sont pas en déclin et restent encore la première puissance mondiale aujourd’hui.

Un changement de cap pour la place des Etats-Unis dans le monde ?

Un changement de cap pour la place des Etats-Unis dans le monde ?

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