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UN BLOG PARMI D'AUTRES POUR FACILITER LES RELATIONS, LES ECHANGES AVEC LES HEUREUX JEUNES GENS QUI ONT LE PLAISIR DE SUPPORTER G. SABATIER QUELQUES HEURES PAR SEMAINE ! QUE LA FORCE SOIT AVEC CEUX QUI CONTRIBUERONT A CE BLOG ET A CELUI QUI TENTERA DE LE FAIRE VIVRE !  POUR QUE TOUS SUIVENT LA ROUTE DE L'HISTOIRE-GEOGRAPHIE

Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 08:10

Le Moyen Âge (Vème - XVème siècle) est une période de liens très profonds entre le pouvoir royal en construction avec notamment la dynastie capétienne à partir de la fin du Xe siècle et l’Eglise qui désigne ici l’institution chrétienne qui lui assure son rayonnement et surtout sa légitimité. Quelle est l’origine de ces relations profondes (notamment, à travers l’épisode fondateur du baptême de Clovis à la fin du Vème siècle) ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

 

I L’alliance entre pouvoir royal et Eglise romaine scellée par le baptême de Clovis

 Le baptême de Clovis aurait eu lieu le 25 décembre 496. Ce baptême assure à ce roi païen, chef des Francs, un peuple qui se sédentarise dans une partie de l’ancienne Gaule, le soutien de l’Eglise romaine. Le document qui nous est proposé pour rappeler cette cérémonie est bien plus tardif, puisque l’enluminure date de la fin du Moyen Âge, du XIVe siècle. Elle permet de voir Rémi, évêque de Reims, à gauche de l’image baptiser Clovis qui, de païen,  entre par ce sacrement dans l’assemblée chrétienne. Le baptême était collectif, ce que ne montre pas du tout l’image, puisque 3000 guerriers francs ont suivi leur roi. En haut de l’image, une colombe apporte le saint chrême, l’huile sacrée pour oindre le roi des Francs. Les récits du baptême de Clovis dès le IXème siècle font état de cet épisode  ("Au moment du baptême de Clovis, le diacre apportant le saint chrême, pris dans l'embouteillage des fidèles, ne put arriver à temps. Mais une colombe descend du ciel, tenant dans son bec une ampoule remplie d'huile. C'est avec cette huile miraculeuse que Saint Rémi donna au roi des francs l'onction." Vie de Saint Rémi par l’archevêque de Reims Hincmar, 876). Le document permet de rappeler que ce baptême est un acte fondateur pour le pouvoir royal en France : c’est l’Eglise chrétienne qui fait du roi un être sacré, ce que montre d’ailleurs l’enluminure en plaçant le roi en position centrale mais aussi d’infériorité par rapport aux hommes d’Eglise (geste de prière, taille réduite).  Dès le Xème siècle, le baptême de Clovis devient un acte fondateur pour la monarchie capétienne en train d’installer son autorité sur un territoire en construction. C’est le début de l’alliance entre l’Eglise et le roi qui est le lointain héritier du peuple des Francs. La cérémonie du sacre, à Reims, rappelle ainsi cette alliance.

 

II Des liens à double sens entre le pouvoir royal et l’Eglise

1.     Un pouvoir royal qui tire sa légitimité de son alliance avec l’Eglise

Le sacre du roi capétien fait de lui un homme au dessus des autres hommes, notamment des autres seigneurs, ce qui renforce sa légitimité pour occuper le sommet de la pyramide féodale. Il s’agit, en effet, pour les rois capétiens d’asseoir leur autorité sur un territoire le plus vaste possible, après l’effondrement du pouvoir royal avec les invasions du IXème-Xe siècles. L’Eglise romaine leur apporte donc un soutien symbolique important. Dès le Moyen Âge, des pouvoirs thaumaturgiques (comme guérir en touchant les écrouelles), sont également attribués aux rois de France. Les relations sont encore plus ténues au XIIIe siècle avec Louis IX, canonisé par l’Eglise au début du XIVe siècle,  considéré comme le roi très chrétien par excellence.

2.     Une Eglise chrétienne liée et dépendante du pouvoir royal

La cérémonie du sacre et les liens entre l’Eglise et le pouvoir confèrent au roi de France une triple mission. Il doit d’abord  contribuer à propager la religion chrétienne partout où il le peut : dans son royaume mais aussi dans les croisades (plusieurs rois se croisent comme Louis VII,  Philippe Auguste, Louis IX). Il faut aussi pour les rois lutter contre les ennemis religieux du christianisme (plusieurs édits expulsent les Juifs hors du royaume de France – 1182, 1306, 1394 -) mais aussi contre les hérétiques (croisades contre les Albigeois en 1208 et en 1226). Enfin, il s’agit pour le roi de propager l’Eglise de Jésus Christ et la papauté en particulier. Le roi de France est donc aussi le protecteur du Clergé.

Ces liens donnent aux rois de France un statut privilégié, eux qui règnent sur la « fille aînée de l’Eglise ».  A partir du XIVe siècle,  se développe le gallicanisme (doctrine religieuse et politique revendiquant une certaine autonomie de l’Eglise de France par rapport à l’autorité du pape).  Il s’agit de revendiquer notamment pour les légistes du roi la suprématie du pouvoir temporel sur le pouvoir spirituel. Ce gallicanisme est renforcé par le fait que les papes s’installent à Avignon au XIVe siècle.  A la fin du XIVe siècle, une crise importante oppose le roi à l’Eglise catholique avec un double pontificat : l’un installé à Avignon, dépendant du roi de France, l’autre à Rome.

CONCLUSION : les relations entre l’Eglise et le pouvoir royal sont très étroites pendant tout le Moyen Âge et même au-delà. C’est un des legs historiques majeurs de la période médiévale. Le pouvoir royal s’est appuyé sur l’Eglise pour affermir son autorité et cette dernière s’est appuyé sur le premier pour diffuser sa doctrine.

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 20:21

Pour l’instruction civique et morale, une fois le programme imprimé, si ce n'est déjà fait, il vous sera utile de bien repérer les parties du programme qui ont un lien direct avec celui de géographie et d'histoire. Nul doute, si on suit la logique des épreuves zéro, que les concepteurs de sujets y trouvent de précieuses idées pour interroger les candidats.

 

Comme pour l'histoire des arts, on pourra consulter avec profit des manuels d'éducation civique du second degré, notamment ceux des classes de 4ème et surtout de 3ème.

 

Autres ressources intéressantes, la consultation d'ouvrages et de sites institutionnels :

- le site Vie publique (très utile pour les points 3 et 4).

 

- le site Europa de l'Union européenne (très utile pour le point 5).

 

A signaler également deux ouvrages :
- Le Guide républicain, CNDP, Paris, éditions Delagrave, 2004.
- Le Civisme, Hélène Bellanger, éditions Autrement, 2002 (pour les points 1 et 2 du programme). 

 

BON COURAGE POUR ABORDER CETTE NOUVELLE DISCIPLINE !

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 14:45
SEMAINE DU 16 AU 22 JUILLET
Les cadavres sont peu bavards
 cadavres-exquis.jpgUn film politique sur l'Italie des années 70 avec une distribution très internationale : Lino Ventura, Charles Vanel, Max Von Sydow, Fernando Rey... Heureusement le réalisateur est un maître du cinéma italien : Francesco Rosi. 
 
 Jeudi 21 juillet, à partir de 23 heures 45, sur France 3, ce n'est pas à une comédie italienne, façon Dino Risi, que nous sommes conviés mais à regarder une oeuvre autrement plus austère et âpre, Cadavres exquis, de Francesco Risi (1976). Réalisé au coeur des années noires italiennes, où les magistrats, les hommes politiques de la péninsule, tombaient comme des mouches, Cadavres Exquis est un excellent film qui explore les bas-fonds du pouvoir. Francesco Rosi, aujourd'hui presque nonagénaire, est, avec Ettore Scola, un des derniers grands réalisateurs italiens qui participa avec Visconti, Fellini, au rayonnement du cinéma transalpin. Peu prolixe (sa filmographie compte seulement une bonne quinzaine de films), il a su rendre compte avec une acuité remarquable du climat social et politique de son époque.
Evitant de situer précisément l'action en Italie, le cinéaste suit le parcours tourmenté de l'inspecteur Amerigo Rogas, interprété par un merveilleux Lino Ventura, qui enquête sur une série de meurtres sans lien apparent (comme le rappelle le jeu des surréalistes auquel le film emprunte son titre) mais qui finissent par déboucher sur une implacable conclusion : un complot militaro-policier visant à créer les conditions d'un coup d'Etat. Terrible constat qui vaut à celui qui en fait amèrement la découverte une sentence que chacun peut imaginer. Sans concession sur les vicissitudes de son époque, Rosi ne chercha pas à épargner à son héros le sort cruel de ceux qui, malgré leur caractère taiseux et solitaire, en savent trop.  
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Published by Gilles SABATIER - dans ARCHIVES FILMS A VOIR
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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 20:13

Pour aborder cette question, nous devons d'abord indiquer que nous avons beaucoup plus d'éléments pour cerner la romanisation de la Gaule, ne serait-ce que par les ressources locales (les musées de Lyon et Vienne), que pour bien appréhender sa christianisation et surtout la diffusion de cette dernière. Attention à l'utilisation des manuels scolaires (de primaire, de sixième et de seconde) qui abordent très souvent la christianisation de l'empire romain et non pas de la Gaule, stricto sensu. Certes, on retrouvera ça et là des documents liés à la christianisation de cette partie de l'empire romain mais ils sont à peu près toujours les mêmes. Arrivent notamment largement en tête les récits des martyres et parmi eux, celui de Blandine, en 177, à Lyon, qui nous est connu par des sources écrites (correspondance entre chrétiens d'Occident et d'Orient). Dire que la Gaule a été, comme bien d'autres territoires romains, le lieu de persécutions est une évidence. Encore faut-il bien préciser que ce phénomène n'est ni généralisé dans l'espace (des parties du territoire y ont sans doute échappé), et surtout pas dans le temps (les différents règnes des empereurs romains marquant des temps d'accalmie ou au contraire de reprises voire d'accentuation de ces persécutions).
blandine.jpgUne "image" du martyre de Blandine choisie pour son exemplarité ! A ne surtout jamais utiliser telle quelle ou dans une dimension illustrative avec des élèves car elle n'est en aucun cas une source historique et s'apparente davantage aux plus belles icônes de l'historiographie sainte du XIXe siècle qui cherchaient à frapper les imaginations des jeunes enfants (ce qui n'est pas trop la mission de l'école de la République...)


Dans vos révisions, tenez-vous en aux seuls faits concernant la Gaule ! Par exemple, les voyages de Paul de Tarse, dont l'historicité est très contestée et qui sont pourtant souvent présentés comme des vérités par les légendes des cartes des manuels, n'intéressent pas votre propos car l'apôtre n'aurait jamais voyagé en Gaule !  En revanche, tous les édits impériaux (comme l'édit de Milan) ayant un rapport avec le christianisme et l'histoire romaine sont à connaître et à situer car ils marquent des changements au niveau politique dans le statut de cette religion. Ces changements concernent l'Empire romain.. et donc la Gaule, qui en fait bien sûr partie !


Ces précautions étant énoncées, revenons maintenant  à la première partie de la question, c'est à dire la romanisation de la Gaule. Dans ce domaine, la documentation est abondante !
Au gré de vos promenades, vous pourrez peut-être tomber sur un vestige de l'époque gallo-romaine, sans nécessairement aller voir le pont du Gard ou l'amphithéâtre de Fourvière... Le site archeolyon, réalisé par un amateur éclairé et passionné, vous permettra de voir que les vestiges de cette époque (morceaux d'aqueducs, de voies romaines,  bornes militaires...) marquent encore le paysage rhônalpin.
Vous pouvez choisir également une découverte de la Vienne antique. Alors, un site hébergé par le ministère de la culture saura satisfaire votre curiosité !  Enfin, vous deviendrez un expert ès civilisation gallo-romaine en vous plongeant dans le double site des musées gallo-romains du Rhône qui abrite à la fois le musée de Saint-Romain en Gal et celui de Fourvière, tout cela ne vous interdisant pas non plus une ou des visites in situ !
templeaugusteetlivie.jpgLe temple d'Auguste et de Livie à Vienne, qui a magnifiquement résisté aux assauts du temps !

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 20:04

Après avoir inscrit au programme du cycle 3 en 2002 l'étude des Celtes, le ministère de l'éducation nationale, a préféré avec le nouveau programme de 2008 que l'attention des élèves se porte sur les Gaulois, pour reprendre une terminologie plus ancienne et sans doute plus ancrée dans l'imaginaire collectif...

Plus que le programme a l'air de nous inciter à le faire, reprenons les vieux manuels scolaires, ceux dont nous pensons, par la mythologie scolaire, qu'ils commençaient tous par la célèbre formule qui constitue le titre de cet article : "Nos ancêtres, les Gaulois..."
J'ai sous les yeux L'Histoire de France d'Albert Malet à destination de la première année des écoles normales primaires pour la préparation du brevet supérieur. L'ouvrage a été imprimé en 1914. Le premier chapitre s'intitule "La Gaule et la domination romaine". L'auteur commence par limiter le cadre géographique de son étude, puis nous décrit avec force détails le cadre naturel, allant jusqu'à cette audacieuse comparaison : "la Gaule, dix siècles avant notre ère, devait ressembler à certaines régions forestières du Soudan actuel". Un peu plus loin, Albert Malet tente de dresser le caractère des Gaulois : "Ouverts et généreux, sensibles à l'éloquence, éloquents eux-mêmes, faciles à conduire avec de beaux discours, avides de nouveautés, difficiles à discipliner, prompts à l'enthousiasme, ils l'étaient aussi au découragement, et leur mobilité, leur manque d'esprit de suite et de persévérance gâtaient l'ensemble de leurs qualités. On a souvent noté la ressemblance entre les Français d'aujourd'hui et les Gaulois." Dont acte. Ce sont les écrivains antiques (au premier rang desquels sans doute un général romain bien connu) qui ont permis à Albert Malet de dresser ce portrait.
celtes-1a.jpgLes Celtes font l'objet de "produits dérivés", comme par exemple cette maquette reconstituant des personnages à l'époque du IIIe siècle avant J.C.


Mais aujourd'hui, que savons-nous, de ceux que les Romains appelèrent "les Gaulois", c'est à dire une partie des peuples celtiques installés à l'Ouest de l'Europe à partir du Vème siècle avant Jésus-Christ ?

On sera d'abord surpris de la vigueur des recherches historiques les concernant et, dans un deuxième temps, du renouvellement de l'historiographie nourrie par l'archéologie. Loin d'être une civilisation arriérée, les Celtes révèlent aux historiens une image beaucoup plus complexe. De récentes fouilles, notamment sur le site auvergnat de Corent, ont mis en valeur l'importance des structures urbaines, de dimensions insoupçonnées, chez ces peuples. Le bon village d'Astérix au détour d'une forêt n'était pas la forme exclusive de l'habitat celtique et ce, bien avant la romanisation du territoire !

Sans être nécessairement contraints à une visite sur le terrain des fouilles archéologiques, vous pourrez avec ces quelques sites mieux appréhender le mode de vie des Celtes...

D'abord, une visite accompagnée par le chant des cigales à l'oppidum d'Entremont, en Provence, puis un détour par le Mont Beuvray, en Saône et Loire, pour mieux connaître Bibracte, où vivait la tribu des Eduens. Enfin, passage obligé à Corent, à quinze kilomètres de Clermont Ferrand, où se révèle une véritable métropole du peuple arverne (auquel appartenait un certain Vercingétorix...).
bibracte.jpgFouilles à Bibracte (site Internet officiel de Bibracte)

Si ce voyage virtuel ne vous a pas trop épuisé, vous pourrez consulter le très riche L'arbre celtique réalisé par un passionné d'histoire celtique. Le site offre une foule de détails sur la vie quotidienne, l'habillement, les moeurs des Celtes. Vous pourrez ensuite pleinement vous replonger dans la lecture d'Astérix et en évaluer la pertinence historique à l'aune de vos connaissances réactualisées !

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 20:02

La formulation officielle de l'épreuve est la suivante : « Le document ou les documents éventuellement joints aux questions sont à considérer comme une aide. Leur analyse, synthèse ou commentaire constituent alors tout ou partie de la réponse à la question posée. »

Cette formulation pose un certain nombre de problèmes :

• Le nombre de documents n’est pas précisé : il peut être très variable (épreuves zéro)

•Le statut des documents n’est pas précisé : source ? carte ? document iconographique ? texte ?
• « Leur analyse, synthèse ou commentaire constituent alors tout ou partie de la réponse ». Cette phrase ouvre un jeu important de possibilités : soit le document est bien une simple aide qui appuie ou illustre la réponse du candidat, soit une analyse précise de son contenu est attendue, ce qui n'est pas vraiment la même chose. Enfin, on peut même aller jusqu'à une synthèse d'ensemble documentaire, chose encore différente (ce qui rejoint l'esprit de l'épreuve zéro sur Louis XIV). Pour le candidat, il faudra faire preuve d'adaptation et s'interroger tout de suite sur la place qu'occupera l'analyse documentaire dans sa réponse : importante, secondaire, très importante. Conclusion :  il n’y a plus un modèle bien précis de question et donc de réponse comme dans l’ancienne épreuve mineure.

 

Voici quelques conseils qui peuvent être donnés pour ceux qui plancheront :
•Bien analyser la façon dont la question est formulée pour voir comment le ou les document(s) doit(vent) être utilisé(s) (à l’aide du ou des..., en vous appuyant sur le ou les..., analysez le ou les, commentez le ou les...., à partir de l’analyse (ou commentaire) du ou des..., vous répondrez à la question suivante : ..., en recoupant les informations des documents,...)
•Se rappeler qu’une analyse de documents en histoire nécessite une bonne maîtrise des connaissances (épreuve plus difficile que la simple réponse à une question).
•Bien voir quelles connaissances nécessaires au traitement du sujet doivent être apportées en plus du document. Fortes probabilités que le document ne donne qu’une partie de la réponse (plus ou moins importante)
Bon courage à toutes et tous !

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 19:56

Encore une nouvelle formulation pour cette question au programme du prochain concours du CRPE ! Ce n'est certainement pas le sujet le plus difficile à appréhender. Il y a quelques années, nous avions à l'IUFM de Saint-Etienne, posé une question de mineure presque identique au libellé de cette question.

Là encore les ressources ne manquent pas et un manuel d'histoire de 5ème fera parfaitement l'affaire pour reprendre certains points qui auraient échappé à la vigilance du candidat au CRPE. Par exemple, pour aborder cette question, un collègue de l'académie de Rouen propose de suivre les traces d'un fidèle de l'Eglise dans sa quête du Salut, la grande préoccupation de la Chrétienté médiévale.

Beaucoup d'éléments concernant ce rôle de l'Eglise sont en fait abordés à partir de l'histoire de l'art : analyse de tympans, de rosaces, de statues, d'édifices religieux. La suppression du chapitre "abbayes et cathédrales" fait que le candidat doit moins s'intéresser en apparence aux questions artistiques comme les différences entre art roman et art gothique. Cependant, avec l'entrée de l'histoire des arts dans les programmes de cycle 3, il semble tout à fait judicieux de pouvoir connaître quelques exemples d'oeuvres d'art (sculptures, enluminures, miniatures,...) pour montrer comment se manifeste l'importance de l'Eglise dans la Chrétienté médiévale. Là encore, ce ne sont pas les exemples qui font défaut ! On retrouve par exemple une foule d'informations sur ce lien de l'académie de Toulouse mais aussi sur des blogs de passionnés de l'époque médiévale comme celui-ci très riche en informations qui couvrent l'essentiel du programme du CRPE sur cette période de l'histoire.

 Les vitraux de la cathédrale de Chartres permettent de découvrir plus de 40 corps de métiers ayant participé au financement et à l'érection de cet édifice majestueux. Ils rappellent l'importance pour chaque homme de la place de l'Eglise dans son quotidien. Sur ce vitrail, nous observons de simples manoeuvres en train de transporter des pierres afin de réaliser l'ouvrage.

chartres_transport_pierre.jpg

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 19:43

Nouvelle question au concours pour la session 2010, l'étude de la préhistoire pose toujours problème pour l'historien, dépendant uniquement de sources archéologiques, soumis à d'interprétations parfois contradictoires et évolutives. Dernier exemple en date en novembre 2008 avec la découverte en Asie du Sud... d'une dent birmane, beaucoup plus ancienne que les restes découverts en Afrique puisqu'elle remonterait à 37 millions d'années !
Quoiqu'il en soit, cette question passionne visiblement les candidats au concours du CRPE, comme l'atteste le nombre impressionnant de commentaires laissés depuis un an pour cet article.

Attention à bien cerner les entrées du programme et à ne pas s'en écarter sous peine de révisions fastidieuses et inutiles. Il s'agit, en effet, d'aborder les premières traces de vie humaine puis de connaître la maîtrise du fer sans que la maîtrise du feu soit évoquée...) et les débuts de l'agriculture. Puis, l'étude de l'art préhistorique (dans l'esprit de la place accordée à l'histoire des arts dès cette année scolaire) clot cette question qui permet des liens importants avec les sciences expérimentales et les arts plastiques.

Pour se lancer sur cette très vaste période, on conseillera dans un premier temps de bien maîtriser le cadre chronologique. Pour cela, le site incontournable est Hominidés, où l'internaute trouvera une foule de renseignements et pourra aborder les principaux repères de la période. Ce site est une véritable mine de renseignements et la lecture des pages consacrées à l'évolution de l'homme et à l'art préhistorique, malgré quelques fautes d'orthographe, permettra aux futurs professeurs des écoles de mettre à jour leurs connaissances sur cette période très lointaine.

Ensuite, en utilisant les deux repères très cocardiers donnés également par le programme, vision réductrice pour le moins dommageable car, pour l'origine de l'homme, l'essentiel des découvertes est africaine et des sites d'art rupestre du néolithique fabuleux existent en dehors de l'hexagone, on se penchera sur l'homme de Tautavel, du nom d'un site proche de Perpignan. L'homme de Tautavel est un exemple d'homo erectus, hominidé qui fut le premier à maîtriser les techniques de la chasse. Le site hébergé par le ministère de la culture propose notamment une reconstitution de ce lointain ancêtre humain, qui aurait vécu il y a 450.000 ans, à partir de la découverte d'un crâne et d'une machoire découverts dans les années 70.


Plus connu, "la chapelle Sixtine" de l'art pariétal, autrement dit l'art pratiqué dans les grottes, la magnifique grotte de Lascaux découverte en 1940 dans le Périgord qui permet d'appréhender la dimension artistique du Cro-Magnon au Paléolithique supérieur (sans d'ailleurs que l'on puisse dire avec certitude si l'art ne serait pas antérieur à cette période). Si vous ne pouvez vous déplacer, le nouveau site permet une visite virtuelle de très grande qualité et donne des renseignements abondants sur l'art pariétal. Dans le cadre d'une épreuve mêlant histoire et histoire des arts, désormais possible avec la mouture du nouveau concours, il paraît indispensable de bien étudier Lascaux. Au programme également, un ensemble mégalithique. Ils sont très nombreux en France, le plus connu et l'un des plus remarquables restant celui de Carnac. Voici un site très clair et synthétique pour vous aider à rassembler quelques informations.


La préhistoire est à l'origine de nombreux sites touristiques et pédagogiques dans notre pays, comme ici le CAIRN,  centre archéologique d'initiation et de recherches sur le néolithique, à Saint Hilaire en Forêt en Vendée.
cairn.jpgTitre sommaire

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 19:38

Cet article se propose de faire rapidement le point sur ce qui change et reste pour le nouveau concours à partir de septembre 2010 en ce qui concerne l'histoire géographie.

 
DEUX SIMILITUDES
•L’histoire-géographie reste au premier groupe d’épreuves (réduites à 2) pour l’admissibilité du candidat au concours du CRPE.
•L’histoire-géographie ne bénéficie pas d’une épreuve à part entière : elle est regroupée avec une autre discipline (le français à la place des sciences expérimentales)

 

CINQ DIFFERENCES
• Durée de l’épreuve : elle passe de 3 heures dans l’ancien concours à 4 heures dans le nouveau.
• L’épreuve est identique pour tous les candidats (plus de différence entre mineure/majeure)
• Le coefficient et le « poids » de l’histoire-géographie dans le nouveau concours. Le coefficient de la première épreuve d’admissibilité est porté à 3. L’histoire-géographie représente 40% de la note, soit 8 points sur 20. Donc 20% de l’admissibilité se joue en histoire géographie (contre 10% pour les candidats à l’ancienne épreuve mineure et contre 23,33% pour les candidats à l’ancienne épreuve majeure).
• Le programme reste identique à la précédente session pour l’histoire et la géographie : ensemble des points abordés au cycle 3 (programmes 2008). Mais, à ce programme s’ajoutent deux nouveaux champs disciplinaires qui peuvent être aussi évalués : l’instruction civique et morale et l’histoire des arts qui apparaît comme une composante possible d’un sujet d’histoire. Le programme est aussi celui du cycle 3.
• Un nouveau type d’épreuve, assez proche de ce qu’était l’épreuve mineure dans l’ancien concours mais avec de notables différences.

 

ON TIRERA DE CES CHANGEMENTS TROIS CONCLUSIONS QUE LE CANDIDAT SE PREPARANT A L'ECHEANCE DU MOIS DE SEPTEMBRE DEVRA BIEN AVOIR EN TÊTE
• Liberté pour le candidat de répartir, comme il le souhaite son temps entre les différentes composantes de l’épreuve... 1 heure 30 / 1 heure 40 sur les 4 heures paraît raisonnable.
• Compte-tenu du temps plus important à consacrer à l’histoire géographie et du nombre restreint de questions (2, si on en croit les sujets zéro mais cela peut être plus), le jury aura des exigences scientifiques beaucoup plus élevées en terme de maîtrise de connaissances, de structuration de la pensée que dans l’ancien concours où la troisième épreuve d’admissibilité était une course contre la montre. Seront valorisées les copies qui montreront un candidat maîtrisant des connaissances.
• Ne pas traiter une question ou en bâcler une sera encore plus pénalisant pour le candidat que dans l’ancien concours.

POUR SE PREPARER A CE NOUVEAU CONCOURS, QUELQUES LECTURES ET CONSEILS : 
• Bien connaître les programmes du cycle 3 : histoire, géographie mais aussi histoire des arts et instruction civique et morale. Les imprimer tout de suite !
• Connaître la nouvelle épreuve (J.O du 6 janvier 2010) et regarder attentivement les sujets zéro et les sujets de septembre 2011.
• Pour les anciens candidats recalés aux sessions précédentes, réutiliser tout le travail accompli pour préparer le concours du mois d’avril en histoire et géographie : cela représente 75% du travail à faire. Pour les anciens candidats de majeure, reprendre toutes les parties scientifiques des dossiers étudiés en insistant sur la compréhension et l’analyse des documents sources.

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 18:11

Pour se préparer à l'histoire des arts, il semble judicieux de partir avant tout des manuels scolaires, notamment les manuels de cycle 3 les plus récents qui intègrent l'histoire des arts avec l'histoire.


Les manuels d'histoire, en particulier les manuels de cinquième et de quatrième qui sont sortis en 2010 et 2011 et ceux de seconde puis de Première (2010 et 2011), pourront vous être utiles également.

 

Cependant le web offre de précieuses ressources à condition d'éviter l'éparpillement. Deux sites à utiliser sans modération se dégagent :
- L'histoire des arts du CRDP d'Alsace (rubrique "Ecole") : un site qui est en fait un portail très riche pour chaque question au programme vers d'autres sites. 
- Le site Histoire des arts du ministère de la culture : un incontournable.

 

Enfin, rappelons la ressource précieuse que constituent les TDC, les textes et documents pour la classe. Par exemple, le numéro du 15 mai 2010 est consacré aux Arts sous l'Empire.

 

BONNE PREPARATION A TOUS

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