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UN BLOG PARMI D'AUTRES POUR FACILITER LES RELATIONS, LES ECHANGES AVEC LES HEUREUX JEUNES GENS QUI ONT LE PLAISIR DE SUPPORTER G. SABATIER QUELQUES HEURES PAR SEMAINE ! QUE LA FORCE SOIT AVEC CEUX QUI CONTRIBUERONT A CE BLOG ET A CELUI QUI TENTERA DE LE FAIRE VIVRE !  POUR QUE TOUS SUIVENT LA ROUTE DE L'HISTOIRE-GEOGRAPHIE

Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

PASSANTS DU BLOG

17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 15:35
SEMAINE DU 9 AU 15 OCTOBRE
 Nouvelle vague
breaking-the-waves.jpg
Un très beau mais très difficile film sur Arte, jeudi 14 octobre 2010, avec Breaking the waves du réalisateur danois Lars von Trier. L'histoire d'un amour qui passe au-dessus de tous les handicaps. 

Le contenu de cette semaine est nettement plus alléchant que celui des semaines précédentes car nous avons enfin quelques bonnes pellicules à nous mettre sous la dent ! Fendons donc l'armure, ou plutôt les vagues, pour rejoindre Lars von Trier dans une austère contrée écossaise et sur une plate-forme pétrolière en plein Océan Atlantique. C'est dans ces lieux austères que va se jouer le drame de Bess (incroyable Emily Watson, qui préfigure la performance de Björk dans Dancer in the Dark, quelques années après). Tombée amoureuse d'un des mastodontes de la plate-forme, elle doit affronter les suspicions teintés de puritanisme de toute sa petite communauté qui a bien du mal à admettre qu'une cinglée puisse filer doux avec le premier homme des mers venu. Comment une simple d'esprit peut-elle rompre les vagues pour s'amouracher du premier venu ?  La situation devient encore plus compliquée lorsque le colosse au crâne d'argile (Jan) reçoit, par accident, une poutre métallique sur la caboche. Et voilà deux handicapés de la vie qui doivent lutter contre la douleur du quotidien et surtout, contre tous les préjugés sectaires des voisins... Mais c'est bien là que le handicap est le plus lourd : il faudra lever tous les obstacles des prétendus bien pensants et de la bonne morale pour avoir le droit à vivre ou plutôt ressentir cet amour là. 
Fuyant tout souci de réalisme, explorant avec un aplomb conséquent des voies que le cinéma, hormis peut être chez Dreyer, avait rarement mis à jour, Lars Von Trier se permet toutes les audaces dans son film. Provocateur mystique (comme l'a pu l'être Pasolini dans Théorème, diffusé également cette semaine, dimanche soir sur France 3), le réalisateur danois s'aventure dans des remous qui laisseront plus d'un spectateur exsangue lorsque défilera le générique final. Un film dérangeant mais qu'importe puisqu'on navigue ici sur du grand art. 
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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 18:55

Commençons cette année en histoire, par un cours d'histoire locale puisque le programme de Première met la croissance économique et les origines historiques de la mondialisation ! Sur ce thème là, les ressources abondent et c'est pourquoi nous partirons du cas stéphanois pour comprendre ces changements majeurs qui sont intervenus du milieu du XIXe siècle à nos jours. 

Quelques sites internet bien fournis nous permettent d'appréhender la naissance au XIXe siècle d'une véritable région industrielle, fondée sur l'exploitation du charbon. Commençons d'abord par mentionner celui de l'école
des mines de Saint-Etienne qui rappelle en quelques pages fort bien illustrées la croissance exceptionnelle de la ville durant l'âge industriel.

Sur ce plan du début des années 1820, on voit clairement que la ville s'est développée d'abord sur un axe Est/Ouest,  mais que sa croissance était limitée par les nombreuses zones de collines caractérisant le site stéphanois. Avec la révolution industrielle, un axe Nord/Sud commence à se dessiner, qui ne cessera de prendre de l'ampleur au fur et à mesure de la croissance démographique de la ville (zones en noir correspondent aux immeubles). C'est cet axe qui donne à la ville sa physionomie si particulière : une "grande rue" allant du Nord au Sud de plus de 7 km, sur laquelle circule depuis le XIXe siècle, le fameux tramway. Ce mode de transport typique du XIXe siècle avait été abandonné par la plupart des villes au XXe siècle, lorsque s'est développée l'automobile. Saint-Etienne fut l'une des seules villes en France à n'avoir pas supprimé son tramway car la grande rue (à peu près) droite reliant la ville du Nord au Sud rendait son exploitation commode et rentable.

Pour devenir incollable sur l'histoire stéphanoise, explorez le site des amis du Vieux Saint-Etienne qui regorge d'informations. Vous en apprendrez ainsi beaucoup sur l'histoire de la ville minière et de sa région. Vous verrez notamment qu'il est possible, encore aujourd'hui, de trouver trace de la première ligne de chemin de fer pour le trafic de marchandises qui reliait Saint-Etienne à... Andrézieux bien sûr !

 Voici les vestiges du pont Le Mallet - Le Rollet à Saint Just Saint Rambert qui supportait la ligne de 1827 ! (photographie prise sur le site Internet des Amis du Vieux Saint-Etienne)

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 11:36

Le Français Dominique Strauss-Kahn, candidat soutenu par les pays de l'Union européenne, a été nommé à la tête du Fonds Monétaire International (FMI) à la fin du mois d'octobre 2007. Cette organisation est évoquée sommairement dans le cadre de la leçon sur les acteurs de la mondialisation. Cet article est l'occasion d'approfondir ce bref passage du cours. 

FMI.jpg

Pour s'informer rapidement et efficacement, rien ne vaut un petit détour sur le site officiel du FMI. Même si la langue officielle du FMI est l'anglais, rassurez-vous le site offre également une version en langue française. 

On obtiendra notamment ces quelques renseignements : 

Le Fonds monétaire international — connu également sous le nom de «FMI» ou «Fonds» — a vu le jour en juillet 1944, à une conférence des Nations Unies qui s'est tenue à Bretton Woods (New Hampshire, États–Unis). Les 45  gouvernements alors représentés voulaient établir un cadre de coopération économique conçu pour prévenir le retour aux politiques économiques désastreuses qui avaient contribué à la Grande Dépression des années  30.

  • Nombre de pays membres : 185 pays.
  • Services du FMI : 2.635 employés environ, originaires de 143 pays
  • Total des quotes-parts : 338 milliards de dollars EU (au 30 septembre 2007)
  • Encours des prêts : 17 milliards de dollars EU à 68 pays, dont 6 milliards de dollars à des conditions concessionnelles à 57 pays (au 30 septembre 2006)
  • Assistance technique : 438,4 personnes-années durant l'exercice 2007
  • Consultations achevées au titre de la surveillance : 134 pays au cours de l'exercice 2006, avec la publication volontaire des rapports des services du FMI pour 125 pays
Les principaux buts de l'institution :
  • promouvoir la coopération monétaire internationale;

  • faciliter l'expansion et la croissance équilibrées du commerce mondial;

  • promouvoir la stabilité des changes;

  • aider à établir un système multilatéral de paiements;

  • mettre ses ressources (moyennant des garanties adéquates) à la disposition des pays confrontés à des difficultés de balance des paiements.

Dominique Strass-Kahn a succédé à un directeur général de nationalité espagnole. Les deux organisations mondiales intervenant dans les domaines financiers et monétaires et dont le siège social se trouve à Washington sont dirigées soit par un Européen (FMI), soit par un Américain (Banque mondiale). Dominique Strauss-Kahn, membre du parti socialiste français mais soutenu par le président de la République, au nom de la politique d'ouverture, avait pris quelques engagements pendant sa campagne et lors de sa première déclaration après la nouvelle de sa désignation. Il s'était dit "déterminé à engager sans tarder les réformes dont le FMI a besoin pour mettre la stabilité financière au service des peuples en favorisant la croissance et l'emploi. Je ne veux pas être le candidat du Nord contre le Sud ou des riches contre les pauvres". Il avait d'ailleurs reçu le soutien de pays émergents du Sud comme le Brésil et le Chili. 
En septembre dernier, il est notamment intervenu au sujet de la question  des bonus octroyés dans le cadre des pratiques bancaires spéculatives, prônant une limitation. Son avis sera-t-il suivi ?

De nombreuses associations altermondialistes critiquent abondamment le FMI, lui reprochant notamment d'être assujetti à la politique des Etats du Nord et de contribuer à creuser les inégalités sociales et économiques au lieu de les atténuer.

Pour prolonger le cours sur la logique spatiale de diffusion de la crise financière de 2008, vous pouvez consulter un article réalisé par un collègue pour mieux comprendre les dysfonctionnements économiques ayant conduit à cette situation et notamment les caractéristiques des fameuses subprimes.  

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 21:52
SEMAINE DU 2 AU 8 OCTOBRE
 Petit bijou
quai-des-orfevres.jpg
Un très grand classique français : Quai des Orfèvres d'Henri-Georges Clouzot (1947) diffusé sur France 2 dans la nuit de mardi à mercredi, à partir de 0 heure 35 sur France 2. Noir et blanc et très sombre. 

Deux films à noter sur les agendas : Sophie Scholl, les derniers jours (jeudi 7 octobre à partir de 20 heures 40 sur Arte), que nous avions déjà évoqué dans une précédente chronique mais surtout Quai des Orfèvres d'Henri-Georges Clouzot sur France 2. Sans comparaison possible avec le plus récent et très violent 36, Quai des Orfèvres, d'Olivier Marchal, le film de Clouzot nous emmène sur les traces de l'Inspecteur Antoine, interprété magistralement par Louis Jouvet. Un soir de Noël, celui-ci est confronté à un meurtre qu'il doit élucider dans le milieu du Music-Hall. On retrouve bien des années plus tard, au début des années 80, une enquête se déroulant le soir d'un réveillon, celui du Jour de l'An, chez Claude Miller, avec Garde à vue, dont le principal accusé porte d'ailleurs le même nom que le suspect numéro 1... dans le film de Clouzot !   Quelques mois après la sortie du film, dans la revue L'écran français, le grand Louis Jouvet déclarait à propos du réalisateur : "ce qui domine surtout chez Clouzot, metteur en scène, c'est le lucidité. Il explique la scène que l'on va tourner avec une clarté extraordinaire. C'est comme s'il la projetait devant vous sur un écran avant même qu'elle soit enregistrée. Il a, en outre, le don de supprimer complètement la technique dans ses explications. Quand il indique une scène, on ne voit plus l'appareil, ni les lumières, ni le microphone, tout a disparu." Tourné quelques années après la Libération, Quai des Orfèvres est à la croisée de 2 grands genres cinématographiques, dont il constitue une synthèse réussie : le film noir américain et le cinéma réaliste français. Mais, plus qu'un film policier, c'est un film social que réussit Clouzot avec ce chef d'oeuvre, s'engageant sur des terrains pour le moins glissants pour l'époque : évocation à peine suggérée du lesbianisme (à travers les relations entre Dora et Jenny Lamour) et des liens inter-ethniques avec la présence d'un jeune enfant mulâtre, qui n'est ni plus ni moins que le fils de l'Inspecteur Antoine. Bref, Quai des Orfèvres est peut être l'un des films français qui a su le mieux célébrer, tant dans son contenu que dans son esthétique,  toutes les nuances que l'on peut obtenir en mariant le noir et le blanc. 
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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 16:13
SEMAINE DU 25 SEPTEMBRE AU 1er OCTOBRE
 Glacé et Glaçant
levresrouges.JPG
Une coproduction belge, allemande et française du début des années 70 pour aboutir à un film d'horreur : Les Lèvres Rouges sur Arte dans la nuit de jeudi à vendredi. Une curiosité à ne pas manquer.  

Les bons films d'horreur européens et français ne sont pas légion tant ce genre paraît dominé par la production américaine, si on excepte toutefois les chefs d'oeuvre de Dario Argento tels Suspiria ou Les frissons de l'angoisse. Il faut donc saisir l'occasion que nous offre Arte cette semaine pour voir Les Lèvres Rouges (vendredi 1er octobre à partir de 1 heure 10 du matin).  Réalisé en 1971, dont on ne dira jamais assez qu'elle constitue une année exceptionnelle à plus d'un titre, ce film est dû à un certain Harry Kümel qui n'est sans doute pas le plus connu des réalisateurs. Dans la distribution, on aura le plaisir de découvrir dans le rôle d'une comtesse une des actrices les plus passionnantes du cinéma français, au timbre de voix inégalé, trop tôt disparu : Delphine Seyrig (notre photo). Tourné en Belgique, précisément dans la ville d'Ostende, le film débute avec l'arrivée de Valérie et Stefan, jeunes mariés qui achèvent leur voyage de noces. Ils descendent dans un grand hôtel de la ville désert ou presque. Ils y sont rejoints le soir par une mystérieuse femme, à l'indéfinissable beauté, la comtesse Bathory, accompagnée d'une jeune servante, Ilona. Or, le réceptionniste pense reconnaître cette comtesse énigmatique qui serait venue dans la ville, quarante ans plus tôt... avec le même visage. Qui est cette comtesse ? Le mystère est total alors que dans la ville, se multiplient les meurtres de jeunes filles vierges.  
Comme tout bon film d'horreur qui se respecte, Les lèvres rouges ne se limite pas seulement à faire monter l'angoisse du spectateur à coup de peintures rouges mais évoque aussi des sujets tabous que seul ce type de cinéma pouvait, mine de rien, soulever. Ainsi, le thème de l'homosexualité féminine est-il une composante de ce film plus noir que rouge, dont vous pouvez par ailleurs retrouver ici la bande annonce. 
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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 17:05

L'interrogation de cet après-midi exigeait de la part des élèves de Première S3 la réalisation d'une légende. Il fallait organiser cette dernière, respecter les règles (des figurés de surface doivent être limités par des rectangles, de préférence tracés à la règle) et surtout la rédaction du libellé des figurés doit être suffisamment explicite pour que le correcteur comprenne ce qui est cartographié. 

Voici deux exemples de légende réussies (parmi d'autres, peu nombreuses hélas !)

LEGENDE DE THEO POUR L'INTERROGATION SUR LE BASKET EUROPEEN EN 2010 (une règle serait appréciée ainsi qu'une rédaction sans faute). 

legende-carte002.jpg

LEGENDE DE JULIE POUR L'INTERROGATION SUR LES ELIMINATOIRES DE L'EURO 2012 DE FOOTBALL

legende-carte001.jpg

Par ailleurs, l'interrogation revenait sur l'extrait d'une définition donnée par un élève de la classe en début d'année. Pour lui, l'Europe est "un continent situé sur la plaque eurasienne, délimité par les mers et océans qui l'entourent et par les Monts Oural". 

On pouvait formuler plusieurs remarques : 

- l'Europe est bien un élément de la plaque eurasienne mais cela n'en fait pas vraiment un continent car les limites au Nord (vastes zones de plaines) et au Sud (chaînes de montagne élevées, même pays de part et d'autre des détroits de la Méditerranée et de la Mer Noire : la Turquie) sont difficiles à cerner. 

- la limitation commode des océans et des mers peut être contestée : la Méditerranée peut apparaître comme une coupure mais que faire de la Turquie ? Chypre au large du Proche Orient est-elle plus en Europe que la Turquie ? L'Océan atlantique peut aussi être une limite mais jusqu'ou ? : l'Islande ? les îles Féroé ? le Groenland sous souveraineté danoise ? Saint Pierre et Miquelon ? La Guyane ? 

- la limite à l'Est des Monts Oural est une limite politique conventionnelle qui n'a pas de sens physique : les Monts Oural sont une chaîne de montagnes peu élevée (1800 mètres d'altitude au maximum). Ce n'est donc en rien une frontière naturelle. 

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 16:58
SEMAINE DU 18 AU 24 SEPTEMBRE
 Indémodable
lesvalseuses.jpeg
Inspiré, irrévérencieux, provocateur... indémodables Valseuses de Bertrand Blier, histoire de se remémorer ce qu'était la France entre Pompidou et Giscard.  

Archi diffusé mais pourtant indispensable : Les Valseuses de Bertrand Blier (1973) est à nouveau programmé par France 2, dans la nuit du mardi 21 septembre au mercredi 22 septembre, à partir de 1 heure 15 du matin. Sans évoquer les nombreuses scènes et répliques cultes, attirons l'attention du lecteur sur les à côté de ce film souvent considéré comme un brûlot libertaire, à la vision duquel, nous revient en mémoire, la phrase du regretté Pierre Desproges : "un grand cri de désespoir où percent ça et là des pointes d'humanité ". 
Rappelons tout d'abord que Les Valseuses est une ode magnifique à une des voitures les plus emblématiques de la fin des Trente Glorieuses (ne serait-ce que pour sa gourmandise en carburant) : la DS Citroën. Les dialogues du film ne se privent pas de saluer cette berline : "on est pas bien, là ? tu les sens les coussins d'huile, sous ton cul ? hydropneumatique mon ptit bonhomme..." déclare Depardieu à Dewaere après avoir subtilisé le bijou automobile aux parents d'Isabelle Huppert (Jacqueline). D'après les forums de discussion des spécialistes de l'automobile, il s'agirait d'une D.S 23 i.e Pallas, modèle de luxe, habituellement gris ou noir mais que Blier aurait spécialement commandé à Citroën en vert pour briser le tabou consistant à écarter cette couleur jugée maudite dans les arts du spectacle.  
Autre élément intéressant : la géographie des lieux du film débutant par les grands ensembles de banlieue, dont on entend sans doute au cinéma l'une des premières formes de dénonciation, en passant par une station balnéaire désespérément vide car hors saison, pour continuer par un passage à la campagne (pour laquelle Blier a visiblement peu de sympathie comme le confirme un autre de ses films, Buffet Froid) avec le canal de Bourgogne et l'écluse de Baugey, où Depardieu et Dewaere jettent Miou-Miou à l'eau, enfin pour s'achever par une route de montagne en lacets. Un véritable parcours du tendre pour le géographe... qui aura de quoi s'esbaudir devant la diversité des paysages français. 
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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 17:16
SEMAINE DU 11 AU 17 SEPTEMBRE
 Court... mais bon ?
if.jpg
Quel cinéma affectionnait la critique bien pensante il y a une quarantaine d'années ? Pour le savoir, osons découvrir la Palme d'Or à Cannes en 1969, un an après le festival sans dessus dessous de mai 68. If, titre aussi simple que bref, de Lindsay Anderson sera diffusé dans la nuit de mardi à mercredi 14/15 septembre sur France 2 à partir d'une heure du matin.  

Certes, If n'est sans doute pas le meilleur film de cette semaine à la télévision : Casablanca sur Arte dimanche ou encore Main basse sur la ville de Rosi, sur France 3, lundi très très tôt, sans oublier mercredi après-midi pour les adeptes de la TNT, Conte d'été de Rohmer, dont nous avons déjà fait l'apologie.  Mais, pourquoi ne pas profiter du film pour replonger dans l'atmosphère de la fin des années 60 dont on ne cesse de nous rappeler le parfum de l'éphémère liberté matinée de joie de vivre. 
On comprendra rapidement le succès critique du film lorsqu'il fut présenté à Cannes en 1969 : If raconte le parcours de lycéens anglais révoltés contre le système éducatif et la discipline de fer imposé dans leur ancestral collège de la perfide Albion. Au-delà du propos libertaire, on admirera surtout la composition d'un grand acteur : Malcolm McDowell qui, bien avant de tourner dans la série télévisée Heroes (2007), fut quelques années après If, le personnage central du film célèbre de S. Kubrick, Orange Mécanique (1971). Ce dernier parvient à personnifier de manière poignante le désir d'émancipation et de liberté de toute une jeunesse brimée à laquelle une société à bout de souffle tente vainement d'inculquer des valeurs d'un autre temps. On peut sourire d'If..., le comparer à son pâle ersatz, Le cercle des poètes disparus, mais on peut aussi saluer son côté engagé et courageux, ne dédaignant pas soulever les sujets qui fâchent, même dans une époque qui se voulait libérée, comme celui de l'homosexualité. Et, finalement, si vous ne ratiez pas If...
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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 21:30
SEMAINE DU 4 AU 10 SEPTEMBRE
 
Pas seulement pour les insomniaques
nuits-blanches.jpg
 Puisque tout le monde a repris, il est logique que la télévision française se décide (enfin) à diffuser des bons films. Mais rien n'est jamais facile : il faudra mériter son Visconti : Nuits blanches sera diffusé sur France 3 dans le cadre du cinéma de minuit dimanche 5 septembre à 0 heure 35. 

Après une semaine de vaches très maigres, voire quasi squelettiques, nous avons la chance de retrouver quelques bons films sur nos écrans de télévision pour nous occuper (!!!). Sans négliger Reservoir Dogs, le premier film de Tarantino, ou Les Incorruptibles de Brian de Palma, films très estimables mais souvent diffusés, nous privilégierons une pépite peu connue du très grand réalisateur italien, Luchino Visconti. Ce n'est pas Le Guépard, Rocco et ses frères, Ludwig ou le Crépuscule des Dieux qui nous sont promis mais Nuits Blanches, film en noir et blanc réalisé en 1957. Au-delà de la distribution (Mastrianni, Maria Schell, Jean Marais), cette adaptation d'un ouvrage peu connu de Dostoïevski (Quatre nuits d'un rêveur) ravit par la beauté de sa photographie. Un magnifique noir et blanc, capable d'atténuer la frontière entre le réel et le rêve,  amplifie les amours contrariées des personnages pour culminer jusqu'à une scène finale d'une sidérante poésie et d'une rare tristesse. 
Oeuvre rejetée en son temps, car jugée trop esthétique et trop éloignée du courant du néo-réalisme, face auquel Visconti avait déjà pris ses distances, Nuits blanches est une grande oeuvre qui a notamment beaucoup inspiré James Gray à travers son récent et très réussi Two Lovers. Vous trouverez une critique très subtile et informée de ce beau film sur le site Critikat, qui vous décidera certainement à faire comme le héros du film, Mario, à toucher du doigt le charme des déambulations nocturnes. 
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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 12:58

Une erreur dans les références des documents s'est malencontreusement glissée dans les photocopies distribuées, ce qui rend l'exécution du devoir à la maison pour jeudi difficile. 

Voici le rectificatif : 

 

MANUEL, carte 1 page 282

1. Présentez la carte 1 page 282 et essayez d'en dégager les limites (critiquez le document). 

2. Quelles sont les deux principales dynamiques que présentent les flux migratoires méditerranéens ? A l'aide des cartes 4 page 275 et 4 page 283, déterminez les causes de ces flux. 

 

J'en profite pour ajouter 2 cartes qui permettront de compléter celles du manuel sur ce sujet "épineux" et qui vous aideront pour répondre. 

migrations-mediterranee-copie-1.jpg

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