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UN BLOG PARMI D'AUTRES POUR FACILITER LES RELATIONS, LES ECHANGES AVEC LES HEUREUX JEUNES GENS QUI ONT LE PLAISIR DE SUPPORTER G. SABATIER QUELQUES HEURES PAR SEMAINE ! QUE LA FORCE SOIT AVEC CEUX QUI CONTRIBUERONT A CE BLOG ET A CELUI QUI TENTERA DE LE FAIRE VIVRE !  POUR QUE TOUS SUIVENT LA ROUTE DE L'HISTOIRE-GEOGRAPHIE

Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

PASSANTS DU BLOG

10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 14:36
SEMAINE DU 10 AU 16 MAI 

 

Table rase  

 

Un des plus grands chefs d'oeuvre du cinéma cette semaine sur France 2 avec la diffusion de l'immense Allemagne année zéro de Rossellini ou comment le maître italien filme le destin d'une civilisation à peine sortie de la guerre à hauteur d'un enfant victime de toutes les manipulations. A ne pas rater ! 

 

Il aurait été, sans doute, plus judicieux de diffuser Allemagne année zéro le 8 mai, non pas tant pour célébrer la capitulation de l'Allemagne dans la seconde guerre mondiale pour rappeler comment ce pays et l'Europe sortirent exsangues d'un conflit inédit. 

 

Mais France 2 a préféré une diffusion à 0 heure 27 (!!!) dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 mai pour nous permettre de voir ou revoir cette oeuvre inégalée du cinéma d'après guerre. Tourné en 1947, dans les conditions de l'époque dans un Berlin portant toutes les stigmates du conflit, Allemagne année zéro est un film sur l'impossible innocence après les atrocités de la seconde guerre mondiale. Il suit le parcours du jeune Edmund, un enfant de douze ans, devenu à son insu, l'objet d'un sordide personnage, son ancien maître d'école, lui confiant de basses besognes, rappelant la page à peine tournée du nazisme. Ce dernier, pour soigner et sauver son père très malade, est ainsi entraîné dans une spirale infernale qui le conduira au bord du vide, scène finale d'une intensité dramatique inégalée, constituant un des plans les plus célèbres du cinéma européen. 

 

En à peine 1 heure 15 et 250 plans, Allemagne année zéro dresse le portrait sans concession mais aussi sans atermoiement, d'un pays et d'une civilisation dévastés. Dans ce Berlin encore en ruines, le péril nazi n'est jamais loin (le frère aîné qui refuse de se rendre, l'instituteur cupide) et sa proie, l'enfant candide, toujours bonne à dévorer. A travers lui, Rossellini pose "la" question de cette guerre : comment un peuple a-t-il pu se laisser conduire au bord du gouffre par un régime nourri de violences et de morts ? En filmant le lieu du crime, la capitale allemande, Rossellini n'a pas seulement cherché à faire oeuvre de cinéaste-historien, enregistrant, dans la logique du néo-réalisme, son époque mais bien à nous conduire à cette réflexion profonde. Il déclarait ainsi au moment de la présentation du film : "Les Allemands étaient des êtres humains comme les autres ; qu'est-ce qui a pu les amener à ce désastre. La fausse morale, essence même du nazisme, l'abandon de l'humilité pour le culte de l'héroïsme, l'exaltation de la force plutôt que celle de la faiblesse, l'orgueil contre la simplicité. C'est pourquoi j'ai choisi de raconter l'histoire d'un enfant, d'un être innocent que la distorsion d'une éducation utopique amène à perpétrer un crime en croyant accomplir un acte héroïque." 

 

Tourné sans vedette (principe du cinéma néo-réaliste), avec un grand sens de la narration qui le rend indémodable près de 70 ans après sa réalisation, Allemagne année zéro est un film émouvant mais qui refuse tout sentimentalisme, piège dans lequel les oeuvres traitant de cette période tombent trop souvent. Sa conclusion, aussi cruelle soit-elle, prouve que même au contact de la mort, l'humanité peut exister encore. 

Le héros, Edmund, regarde la ville encore dévastée et s'interroge sur ce qui l'a conduit là, au bord du néant... Allemagne année zéro, une fantastique méditation cinématographique, à travers l'histoire d'un enfant de douze ans, sur le remords d'un peuple...

Le héros, Edmund, regarde la ville encore dévastée et s'interroge sur ce qui l'a conduit là, au bord du néant... Allemagne année zéro, une fantastique méditation cinématographique, à travers l'histoire d'un enfant de douze ans, sur le remords d'un peuple...

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 10:38
SEMAINE DU 3 AU 9 MAI 

 

Epousailles, aie, aie...  

 

Cette semaine, la télévision nous offrira une programmation très printanière sur toutes les chaînes. Il y sera notamment question de mariages, ce qui est bien de saison. Rendez-vous sur M6 le jeudi 8 mai en début d'après-midi, à 13 heures 50, avec la diffusion de Quatre mariages et un enterrement de Mike Newell, avec une pléiade d'acteurs de la perfide Albion (re)connus. 

 

 

Etrange choix d'honorer le jour férié commémorant la capitulation allemande le 8 mai 1945, par la diffusion de Quatre Mariages et un enterrement de Mike Newell en début d'après-midi. Cette contre-programmation, qui nous éloigne des habituels Jour le plus long ou L'Armée des ombres,  présente l'intérêt de nous offrir une effusion de bons sentiments et de promesses atemporelles ! Devant une telle débauche d'épousailles, la mariée n'a plus qu'à abandonner sa jarretière et le marié son noeud pap'. 


Le film du réalisateur anglais Mike Newell  fut une des bonnes comédies de moeurs anglaises des années 1990 et permit notamment de faire connaître le très charmeur Hugh Grant, qui devint un acteur en vogue, notamment en France. Le film débute pourtant sur un postulat de départ complètement tiré par les cheveux : Hugh, alias Charles dans le film, au milieu d'unions multiples, est un célibataire. Incroyable ! Comme quoi, il ne faut pas désespérer. Beau message d'espoir pour celles qui seraient à la recherche de l'homme fatal, même si tout cela ne fait pas très crédible. Autre ingrédient pimenté, avoir le jour de ses noces, un certain Rowan Atkinson, tout droit sorti de sa série légendaire, Mister Bean, pour célébrer l'union, n'est pas, non plus donné à tout le monde. 

 

Ne vous faites pas trop d'illusions quand même car, fiction aidant, il dispose de 2 bonnes heures pour trouver sa dulcinée et quand on sait qu'Andie Mac-Dowell, ex-égérie d'une marque de cosmétique chère à une certaine Liliane, est dans la distribution parce qu'elle le vaut bien, les risques sont grands de trop entrer dans le jeu de cette comédie réjouissante, qui, en fonction de la météo, nous montrera peut-être que les bons sentiments ne font pas toujours le beau temps !

Un déluge de bons sentiments et un très grand sens de la dérision... voilà ce qui attend ceux qui célébreront le 8 mai sur M6 cette année !

Un déluge de bons sentiments et un très grand sens de la dérision... voilà ce qui attend ceux qui célébreront le 8 mai sur M6 cette année !

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 20:14
SEMAINE DU 26 AVRIL AU 2 MAI 

 

 Présumé coupable 

 

Ce n'est pas vraiment l'heure que Tom Cruise demande à Colin Farrell mais plutôt des comptes... à rebors. Un grand Spielberg, lundi 28 avril à partir de 20 heures 50 sur D8, Minority Report (2002). Malgré le sémillant Tom Cruse, l'image de la ville américaine en 2054 n'est pas fait pour nous rassurer sur notre avenir.  

 

Les bouquins de Philip K.Dick ont fait l'objet d'adaptations cinématographiques très inégales : n'est pas, en effet, Ridley Scott (Blade Runner en 1982) ou Steven Spielberg (Minority Report) qui veut. Porté par un scénario des plus habiles, le cinéaste américain montre tout son savoir faire dans quelques moments d'anthologie comme la scène de la dissimulation de Tom Cruise dans la baignoire poursuivi par une horde de minis robots des plus curieux.

 

On pourra gloser longtemps sur les rapports entre les hommes, leur éthique et les progrès techniques, sur la culpabilité et la justice.... Minority Report n'est ni le premier film d'anticipation, ni le dernier, qui parle surtout de son époque en prenant pour cible un pseudo futur regorgeant d'avancées techniques... qui desservent l'homme plutôt que de le servir. La distribution est à la hauteur du projet de Spielberg et a fait beaucup pour la réussite de ce film. Attardons-nous quelque peu sur les seconds rôles derrière les locomotives telles Colin Farrell et ,évidemment, Tom Cruise.

 

On retrouve notamment dans un petit rôle en fin de film, Jessica Harper, hégérie du cinéma fantastique italien et américain des années 70 (inoubliable dans Suspiria de Dario Argento ou Phantom of the Paradise de Brian de Palma). Elle interprète Anne Lively, la mère d'Agatha, un des fameux Précog, ces êtres (?) plongés continuellement dans une sorte de bain hypnotique, capables de révéler l'avenir et d'anticiper sur les crimes à commettre. Petit rôle mais capital dans le scénario puisqu'Anne fut, mais nous ne nous l'apprendrons que plus tard, la première victime du "Minority Report".  

 

Pour ceux qui comme moi auraient une affection particulière pour Jessica en souvenir d'un certain cinéma des seventies, il est toujours possible de vous rendre sur son site personnel et l'écouter interpréter de douces mélopées et constater qu'elle a l'air d'avoir un penchant prononcé  pour les aubergines et les produits bio en général. Ah, Jessica, je n'ai pas oublié les regards perdus que vous lanciez dans l'école hantée de danse de Suspiria, victime de méchantes sorcières, ou dans les couloirs du Paradise, harcelée par ce diable de Swan. Si vous passez par là, par hasard, ne m'en voulez pas de ne rien vous avoir dévoilé de cette dévotion que je vous porte :  j'ai quelques soucis avec l'anglais. Autres seconds couteaux de qualité : Max von Sydow, qui comme très souvent, campe un "senior" pas très franc du collier ou encore Lois Smith, en vieille dame amoureuse des plantes carnivores, qui avait débuté sa carrière au cinéma... en 1955 avec James Dean dans A l'est de l'Eden.

 

Bon, on l'aura compris, Spielberg aime s'entourer des meilleurs (il y a toutefois d'après le site internet  Wikipédia le cousin de Tom Cruise qui joue un employé d'immeuble mais je ne sais pas s'il a, lui aussi, un site internet personnel comme Jessica et sa performance m'a, de toutes façons, laissé relativement indifférent). Tant pis pour lui !

Un monde d'images et d'écrans pour mieux anticiper, tout voir, et deviner ce qui devrait se passer... Un film d'anticipation à tous les sens du terme !

Un monde d'images et d'écrans pour mieux anticiper, tout voir, et deviner ce qui devrait se passer... Un film d'anticipation à tous les sens du terme !

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 18:45
SEMAINE DU 19 AU 25 AVRIL 

 

   En plus ou en moins ? 

 

Les premiers films des grands réalisateurs ont toujours une saveur un peu particulière, surtout lorsqu'ils échappent, en dehors des rétrospectives, aux diffusions en salle ou à la télévision. France 2 nous propose ainsi, dans la nuit du lundi 21 avril au mardi 22 avril, à 0 heure 57 (sic), le très rare More de Barbet Schroeder, un bien étrange premier film. 

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Cinéaste français, né à Téhéran, d'un couple germano-suisse, Barbet Schroeder a, à son actif, une vingtaine de longs métrages. More fut son premier film, réalisé à presque 30 ans, après de nombreuses collaborations avec des réalisateurs de la Nouvelle Vague, tels que Jean-Luc Godard, Eric Rohmer... A la fin des années 1960, il décida de passer à la réalisation d'un premier "grand film" narrant l'itinéraire quelque peu heurté de deux jeunes individus, Estelle Miller jouée par Mimsy Farmer (Mismy Farmer) et Stefan Brückner (Klaus Grünberg).
 
More présente la tentative de ce jeune étudiant en mathématiques allemand de s'accorder, une fois ses études achevées, une parenthèse pour parcourir l'Europe en allant vers le Sud.  C'est sa rencontre à Paris avec Estelle, qui le subjugue par sa beauté rayonnante et son côté décalé qui constitue le coeur de l'oeuvre. Le jeune allemand décide alors d'emmener la demoiselle, dans son périple, pour une destination qui est devenue depuis le symbole du défoulement de la jeunesse estudiantine : Ibiza. 
 
On aura d'ailleurs de cette île espagnole une image bien différente de celle véhiculée d'aujourd'hui : un lieu préservé, à l'écart de l'agitation du monde, où se retrouvent artistes et marginaux venus du monde entier, ayant pour point commun de rejeter les normes des sociétés occidentales. Bien loin de cet antre de la consommation à outrance qu'est devenue depuis une vingtaine d'années l'île des Baréales ! 
 
Evoluant sur le son de la musique de Pink Floyd, Barbet Schroeder filme la génération hippie avec une certaine audace n'éludant les sujets les plus brûlants comme l'addiction à la drogue.  Servi par une photographie magnifique, Barbet Schroeder appliqua à son film, malgré une trame romanesque indéniable, certains principes de la Nouvelle Vague, comme le tournage sur le vif, pour mieux saisir la réalité des choses. Ainsi, il se rendit dans les quartiers branchés du Paris de la fin des années 1960 pour y filmer les premiers hippies squattant dans la ville lumière. Il s'efforça aussi de capter la lumière radieuse d'Ibiza qui inonde ses personnages,  mais qui, au contraire, semblent inexorablement s'enfoncer dans les ténèbres. More ou un film avant-gardiste sur le désenchantement ?
Être jeune à la fin des années 60, lorsque tout semble permis et que tout sourit aux plus jeunes. Mais que se cache-t-il derrière le sourire radieux de Mimsy Farmer ?

Être jeune à la fin des années 60, lorsque tout semble permis et que tout sourit aux plus jeunes. Mais que se cache-t-il derrière le sourire radieux de Mimsy Farmer ?

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 16:09
SEMAINE DU 12 AU 18 AVRIL 

 

   Héros, malgré lui 

 

Combien y-a-t-il eu de versions cinématographiques à la gloire du célèbre archer anglais du XIIIe siècle ? Une bonne trentaine d'après les historiens du cinéma. Celle de Ridley Scott fait-elle partie des plus inoubliables ? Réponse lundi 14 avril à partir de 20 heures 50 sur TMC ! 

robin-hood.jpg 

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En choisissant, en 2009, d'adapter à son tour Robin des Bois au cinéma, Ridley Scott, ne paraissait pas faire oeuvre de grande originalité, ni de risque à tout insensé susceptible d'inquiéter les gros bras de la finance hollywoodienne, pour au moins trois raisons. 
 
La première vient du fait que ce réalisateur s'est fait depuis au moins Gladiator, une solide réputation dans la réalisation de films prétendûment historiques. Ensuite, parce que pour le rôle titre, il a convoqué un acteur très à l'aise dans ce type de cinéma (également tête d'affiche de Gladiator), l'Australien Russel Crowe, dont l'aptitude à faire oublier Errol Flynn dans le mythique Les aventures de Robin des Bois de Michael Curtiz (1938) mais aussi Sean Connery ou encore Kevin Costner (Robin des Bois, prince des voleurs) ne se dément pas. Enfin, car son scénario épouse une trajectoire très en vogue depuis quelques années et qui s'applique à tous les super-héros : les présenter, de préférence névrosés et torturés,  avant qu'ils ne fassent leurs armes ou leurs premiers pas de redresseur de tort.
 
En cela, le film de Ridley Scott aurait bon compte de s'appeler Robin Hood Begins..., moyen de s'éloigner de ses rivaux cinématographiques célébrant rapidement les exploits de l'archer de la perfide Albion ou du film La rose et la flèche (1976) osant nous montrer Robin (Sean Connery) et Marianne (Audrey Hepburn) dans leur crépuscule. Le résultat est-il aux yeux du public convaincant ? Oui, sans doute grâce à la beauté des décors et au grandiose des scènes de bataille, lorgnant de manière très marquée vers Peter Jackson et son Seigneur des Anneaux (diffusé, hasard du calendrier, au même moment sur une chaîne concurrente). 
 
Pour le reste, c'est un Robin des Bois très contemporain et très éloigné de son moyen-âge d'origine qu'il nous est offert de suivre : un pauvre ère désargenté, capable de sortir son pays de la crise qui le traverse et, honneur suprême, de le protéger de perfides envahisseurs (ici les Français). En ces temps, où la crise fait des ravages et où chacun cherche son chat protecteur, le film de Ridley Scott aura, au moins, l'avantage de nous montrer qu'il y a toujours une bonne raison d'espérer des lendemains meilleurs. 
Russel Crowe, l'acteur fétiche de Ridley Scott a quitté les arènes romaines pour les forêts anglaises. Sherwood et son destin l'attendent au coin du bois...

Russel Crowe, l'acteur fétiche de Ridley Scott a quitté les arènes romaines pour les forêts anglaises. Sherwood et son destin l'attendent au coin du bois...

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 20:18
SEMAINE DU 5 AU 11 AVRIL 

 

   Alfa, Roméo 

Le chef d'oeuvre du cinéma français à la télévision ! Et en plus, Arte nous le réserve pour le début de soirée, lundi 7 avril, à partir de 20 heures 45. Le Mépris de Jean-Luc Godard : quand le cinéma parle de cinéma et d'autres choses tout aussi essentielles... 

 

  lemepris.jpg

 
Que faut-il pour faire un chef d'oeuvre ? D'abord un générique sans texte écrit ou presque (seul le titre), ensuite un scénario qui tient mieux la route que l'Alfa Roméo de Jérémy Prokosch (Jack Palance), adapté d'un roman éponyme d'Alberto Monravia, que vous respectez dans l'esprit plutôt qu'à la lettre, mais aussi une distribution décoiffante, Michel Piccoli comme un double du réalisateur, Brigitte Bardot en perruque, sans oublier un de vos confrères illustres pour interpréter son propre rôle... de cinéaste (l'immense Fritz Lang).
 
Vous pouvez également assortir le tout d'une musique qui a désormais atteint le rang des classiques, maintes fois utilisée, rarement égalée, celle de Georges Delerue et enfin des statues grecques surveillant l'agitation des hommes du coin de l'oeil (bleu).
 
Pour lier le tout, ajoutez quelques phrases inoubliables ou quelques citations de bon aloi, prononcées par les acteurs ou écrites dans une salle de cinéma ou sur le carnet rouge d'un producteur ("Ce ne sont pas les Dieux qui ont créé les hommes mais les hommes qui ont créé les Dieux", "Prends ton Alfa, Roméo...", "Déja la nuit contemplait les étoiles et notre joie se métamorphose vite en pleurs, jusqu'à ce que la mer se fut refermée sur nous", "Donc tu m'aimes totalement ? Oui, je t'aime totalement, tendrement, tragiquement", "Le cinéma est une invention sans avenir").
 
Et l'intrigue dans tout ça ? Aucun intérêt. Mieux vaut la mépriser, et on savourera d'autant mieux cette oeuvre gigantesque qui n'a pas besoin de nous raconter des histoires pour exister. 
L'Odyssée tournée par le cinéaste allemand Fritz Lang, filmé dans Le Mépris de Jean-Luc Godard. La rencontre de tous les mythes pour faire du cinéma vraiment le 7ème art !

L'Odyssée tournée par le cinéaste allemand Fritz Lang, filmé dans Le Mépris de Jean-Luc Godard. La rencontre de tous les mythes pour faire du cinéma vraiment le 7ème art !

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 12:39

Le temps consacré à la préparation de l'oral en histoire-géographie option est très court : une vingtaine de minutes. 

Ainsi, un écueil pour les candidats consiste à vouloir trop rédiger pendant ce temps de préparation.

On peut utiliser ainsi son brouillon pour exécuter un rapide organigramme ou schéma qui pourrait servir de support à présenter à l'examinateur. 
 

Voici un exemple de croquis schématique réalisé par un groupe d'élèves d'option sur les territoires de l'innovation, concernant l'implantation de la filière aéronautique et aérospatiale dans les deux régions du Sud-Ouest français.  

 

Ce type de travail, à la fois rapide à exécuter et précis, ne peut que constituer un plus pour bien affronter cet oral. 

Le travail de Pierre-Hugo, Thibault et Antoine sur l'organisation spatiale d'Aerospace Valley.

Le travail de Pierre-Hugo, Thibault et Antoine sur l'organisation spatiale d'Aerospace Valley.

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 21:22

Lorsque l'on étudie les régimes totalitaires, il est coutumier d'évoquer les Jeux Olympiques de Berlin de 1936, comme formidable outil de propagande du régime nazi. Mais, l'Italie fasciste n'était pas en reste dans l'utilisation des manifestations sportives d'envergure internationale, pour exalter la force de sa Nation. Ainsi, elle fit du football une arme de persuasion efficace pour embrigader son peuple,  à travers son équipe emblématique, la fameuse Squadra Azzura, dont les Français gardent un merveilleux souvenir depuis un beau soir du mois de juillet 2006. 

Ainsi, en 1934, deux ans après la première édition, la Coupe Jules Rimet, devenue la Coupe du monde de football, fut organisée en Italie, sans la participation du pays vainqueur de la première édition, 2 ans plus tôt, l'Uruguay. 

A cette occasion, le régime mussolinien ne lésina pas sur les moyens en procédant à la création ou à la rénovation d'immenses enceintes sportives, dont un gigantesque stade (où les Français s'inclinèrent d'ailleurs après prolongation contre l'Autriche), à Turin, pouvant contenir deux fois l'actuel stade Geoffroy Guichard : 71.640 places. En toute modestie, ce dernier fut baptisé stade Benito Mussolini. 

1932-Stadio-Mussolini--Comu-.jpgVue du stade Benito Mussolini dans les années 30. Pour plus d'informations, allez sur le site de ce passionné de la Juventus de Turin. 

Le résultat sportif allait-il être à la hauteur des espoirs fondés par Mussolini ? Oui, car à cette occasion, le pays organisateur remporta le trophée, après avoir triomphé des Etats-Unis, de l'Espagne, de l'Autriche et des redoutables Tchécoslovaques en finale, vaincus après prolongation. Soulignons toutefois que pour la seule fois dans l'histoire de la Coupe du monde, l'Italie, pays organisateur, n'avait pas été qualifiée d'office et avait dû disputer un match préalable contre la Grèce. 

worldcup-1934.jpgVoici l'affiche officielle de la Coupe du monde 1934 et une deuxième, officieuse, commandée par le Duce. On appréciera les différences qui permettent, à elles seules, de bien cerner la nature du régime fasciste. Notons toutefois que l'affiche officielle n'est pas dépourvue de symboles fascisants, avec notamment la présence à gauche de l'image du fascio sur lequel est inscrit : "Italia A. XII". Pourquoi ? 

affiche-fasciste-1934-L-1.jpeg

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 21:20

Le fascisme vient du terme "faisceau" qui renvoie à un instrument de justice utilisé sous l'Antiquité romaine. Sur les affiches de propagande de l'époque mussolinienne, on pouvait retrouver de temps à autre ce symbole, évoquant l'une des périodes les plus fastes de la nation italienne, comme le montre l'image suivante : 

Détail de l'affiche "Opera Nazionale Dopolavoro", conservée au centre Georges Pompidou, Paris.

Dès le 23 mars 1919, une organisation groupant, sous le nom de Faisceaux de combat, les éléments qui ont favorisé l'intervention italienne dans la guerre, auxquels se sont joints nombre d'officiers et de soldats démobilisés, se constitue à Milan à l'appel de Benito Mussolini et esquisse un programme d'action politico-sociale. A partir de ce premier groupement apparaît un peu plus tard le parti national fasciste, crée en 1921. Il devient parti unique à partir des lois fascitissimes de 1926. C'est un parti de masse : 3 millions de membres à la fin des années trente. Il  encadre les individus, fractionne la société en groupes : jeunes (les Ballilas), femmes, étudiants. Le faisceau inspiré des insignes d'autorité de la République romaine, est donc son symbole.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 21:51
SEMAINE DU 29 MARS AU 4 AVRIL 

 

   Mauvais sang 

Lorsque un cinéaste de renom se lance dans l'adaptation d'un des plus fameux best-steller du genre fantastique, cela donne Dracula de Bram Stocker par Francis Ford Coppola. Une oeuvre deux fois majeure ! 

 

Arte a fait le choix de nous plonger dans un bain d'hémoglobine ce lundi 31 mars avec une diffusion de Dracula, réalisé il y a une vingtaine d'années par Francis Ford Coppola, à partir de 20 heures 45. On trouvera facilement sur des sites de partage vidéo la bande annonce du film qui en donnera la teneur et mettra en valeur la prestigieuse distribution (Gary Oldman, Anthony Hopkins, Keanu Reeves mais aussi et surtout Wynona Rider dans un double rôle). Comme le montrent le début et la fin de cette bande annonce, le film de Coppola est d'abord et avant tout la mise en images du roman de Bram Stocker, ce que rappelle son titre original. 

 

Pourtant, derrière la modestie apparente du cinéaste, l'objectif est beaucoup plus qu'une plate illustration d'un roman phare de la littérature fantastique. Son parti pris, justifié par l'exploitation déjà importante de la figure du célèbre vampire au cinéma, est de privilégier la dimension sentimentale et tragique du récit en présentant l'épopée sanguinolente de Dracula comme un moyen de (re)conquête de sa bien aimée, Elisabeta (Winona Ryder), qu'il croit reconnaître, des siècles après, à travers le visage de Mona (également interprété par W. Ryder). Mais Coppola nous ballade à travers l'histoire et aussi à travers l'art, passant du XVe siècle à la fin du XIXe siècle, en nous perdant dans des décors d'inspiration gothique, baroque, romantique... pour finir par nous faire revivre les premiers pas du cinéma, art auquel il rend aussi hommage.

 

Dracula, malgré une débauche, parfois un peu tape-à-l'oeil, de décors et d'effets spéciaux, et qui l'éloigne diamétralement des Nosferatu de Murnau ou Herzog,  est d'abord une oeuvre d'une très forte puissance visuelle. Contrairement aux deux films évoqués précédemment, Coppola ne recherche pas la suggestion mais plutôt l'emphase et la représentation symbolique (voir notamment la présence d'un loup blanc pour certaines scènes-clé). En cela, il utilise ce que le cinéma peut apporter de plus à la littérature : la force de l'image qui hante longtemps l'esprit des personnages... et des spectateurs. 

Jeu d'amour, de séduction et de mort... Le Dracula de Coppola ne recule devant rien, surtout pas devant les assauts répétés de Gary Oldman envers sa proie, la belle Winona Ryder.

Jeu d'amour, de séduction et de mort... Le Dracula de Coppola ne recule devant rien, surtout pas devant les assauts répétés de Gary Oldman envers sa proie, la belle Winona Ryder.

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