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UN BLOG PARMI D'AUTRES POUR FACILITER LES RELATIONS, LES ECHANGES AVEC LES HEUREUX JEUNES GENS QUI ONT LE PLAISIR DE SUPPORTER G. SABATIER QUELQUES HEURES PAR SEMAINE ! QUE LA FORCE SOIT AVEC CEUX QUI CONTRIBUERONT A CE BLOG ET A CELUI QUI TENTERA DE LE FAIRE VIVRE !  POUR QUE TOUS SUIVENT LA ROUTE DE L'HISTOIRE-GEOGRAPHIE

Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

PASSANTS DU BLOG

7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 20:55

SEMAINE DU 7 AU 13 DECEMBRE
 

Carte du tendre

 

Un film simple sur la complexité des rapports humains à découvrir : Les sentiments de Noémie Lvovsky est diffusé par Arte, mercredi 11 décembre à partir de 20 heures 45. Un film sur la passion amoureuse aussi réparatrice que destructrice. 

 
 
Le scénario du film Les sentiments ne sera pas sans rappeler aux cinéphiles celui d'un film français qui constitue aujourd'hui encore une des références les plus abouties sur les affres de la passion humaine : La femme d'à côté de François Truffaut. 
 
En effet, il est également question dans l'oeuvre de Noémie Lvovsky de l'histoire de deux couples résidant dans deux maisons voisines, en pleine campagne. Jacques (Jean-Pierre Bacri) est médecin et vit avec sa femme Carole (Nathalie Baye). Il a choisi d'accepter un poste fixe à l'hôpital et forme alors son remplaçant, François (Melvil Poupaud, acteur trop rare sur les écrans qui débuta sa carrière par le fulgurant Conte d'été d'Eric Rohmer), qui emménage avec Edith (Isabelle Carré), son épouse, dans la maison d'à côté. Alors que les maris d'un côté et les femmes de l'autre sympathisent, naît progressivement une histoire d'amour entre Jacques et Edith. 

Entrecoupé de chants scandés par une chorale, Les Sentiments lorgnent, comme l'illustre film de Truffaut, du côté de la tragédie. Mais, si cette dernière était revendiquée par le cinéaste de La Femme d'à côté (le début du film livrant au spectateur le dénouement lugubre de l'intrigue), elle est distillée de manière plus diffuse chez Noémie Lvovsky, qui offre à ses personnages, notamment au duo Bacri/Carré des parenthèses enchantées.
 
La réalisatrice a toutefois le courage de s'emparer d'un sujet que le cinéma a souvent traité de façon plus ou moins adroite ou courageuse : l'adultère. Le sujet a néanmoins produit de très belles réussites cinématographiques. Sans égaler les très beaux ou iconoclastes La Peau douce (toujours de Truffaut), les Amants crucifiés de Mizoguichi, In the Mood for love ou encore le génialissime Trop belle pour toi de Bertrand Blier, Noémie Lvovsky parvient avec Les Sentiments à tracer sa propre voie, choisissant parfois la légèreté et la dérision, mâtinée d'une certaine tendresse. Au final, une véritable palette de bons... sentiments ! 
 
Entre Edith (Isabelle Carré) et Jacques (Jean-Pierre Bacri) pointent le désir de braver l'interdit, pour expérimenter le bonheur du plaisir extra-conjugal. Mais pour combien de temps ?

Entre Edith (Isabelle Carré) et Jacques (Jean-Pierre Bacri) pointent le désir de braver l'interdit, pour expérimenter le bonheur du plaisir extra-conjugal. Mais pour combien de temps ?

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 15:40

SEMAINE DU 30 NOVEMBRE AU 6 DECEMBRE
 

Combats de rue

 

La rue... un beau sujet de cinéma pour Scorsese, depuis son premier long métrage...  Main Street (1973) ! Mais, trente ans plus tard dans Gangs of New York (2002), le cinéaste issu de l'immigration européenne vers le Nouveau Monde en appelle à l'histoire pour nous rappeler que cette dernière n'appartient qu'à ceux qui savent faire le plus preuve de violence et de fanatisme. Les nouveaux venus sont rarement les bienvenus... y compris aux Etats-Unis. 

 
La télévision semble prendre de l'avance sur les vacances scolaires car nous n'aurons pas de quoi nous ennuyer cette semaine. Faut-il y voir un sorte de temps de l'Avent cinématographique à la télévision française ?  Nous n'osons l'espérer. En tout cas, dès dimanche 1er décembre soir, Arte nous propose de découvrir à partir de 20 heures 45 le magnifique western de King Vidor rempli de fièvre et de sang Duel au soleil, avec Jennifer Jones, Gregory Peck et Joseph Cotten. Le même jour, sur Gulli et à la même heure, c'est le chef d'oeuvre de George Cukor, Une étoile est née (avec l'inoubliable Judy Garland) qui sera présenté pour nous rappeler qu'entre le monde du spectacle et celui de la vie ordinaire le fossé de l'illusion est loin d'être imperméable. 
 
Mais, le point d'orgue de la semaine sera assurément constitué par la soirée du jeudi 5 décembre au soir avec Gangs of New York de Martin Scorsese diffusé à partir de 23 heures 15 sur M6, après le très oubliable Prédictions, qui a malheureusement droit au début de soirée. Nous n'étonnerons sans doute personne en faisant porter notre préférence au film de Scorsese plutôt qu'à celui d'Alex Proyas. 
 
Prenant quelques libertés avec la reconstitution historique, à notre plus grand plaisir, même si la plupart des personnages évoqués ont bel et bien existé, Scorsese rappelle les origines sombres et viscérales de l'Amérique, bien loin des images d'Epinal de la Déclaration d'Indépendance et de la révolution contre l'occupant anglais. Comme l'avait fait, avant lui, Michael Cimino, dans La Porte du Paradis, avec un brio inégalé, le réalisateur de Casino, des Affranchis, des Infiltrés (trois films majeurs sur la duplicité et la chute), s'enfonce avec ses personnages dans les bas-fonds pour y explorer la crasse humaine. Un périple de près de 3 heures qui s'achève comme il avait commencé :  par une gigantesque bataille aux allures de tuerie. Une sorte de résumé de l'histoire des peuples qui ne serait qu'un sempiternel combat de rues  ? 
Le Boucher (Daniel Day-Lewis) des Five Points aime la chair fraîche et a la lame facile. Ne manquez pas le combat entre Natives Americans et Dead Rabbits irlandais avec au centre Leonardo di Caprio et la caméra de Martin Scorsese.  Une reconstitution magistrale du milieu du XIXe siècle pour mieux cerner la violence du début du XXIe siècle...

Le Boucher (Daniel Day-Lewis) des Five Points aime la chair fraîche et a la lame facile. Ne manquez pas le combat entre Natives Americans et Dead Rabbits irlandais avec au centre Leonardo di Caprio et la caméra de Martin Scorsese. Une reconstitution magistrale du milieu du XIXe siècle pour mieux cerner la violence du début du XXIe siècle...

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 12:04

Voici le travail réalisé par Blaga (Terminale S1) pour le devoir sur les Etats-Unis et le monde depuis la Seconde Guerre mondiale. 

 

Le travail montre une bonne maîtrise de la méthode du plan détaillé. Il est dommage toutefois que l'introduction n'ait pas donné lieu à une analyse plus précise du sujet en faisant notamment attention à son cadre chronologique. L'expression "depuis la Seconde Guerre mondiale" incitait, en effet, à consacrer une partie à cette période et à ses conséquences (tournant pour l'instant jamais remis en cause des Etats-Unis vers l'interventionnisme). On notera un très bon niveau de connaissances et un travail bien organisé qui, à l'oral, permettrait certainement de tenir, comme le veut l'épreuve, une dizaine de minutes face à un examinateur. 

Un plan détaillé pour un exposé oral sur les Etats-Unis
Un plan détaillé pour un exposé oral sur les Etats-Unis
Un plan détaillé pour un exposé oral sur les Etats-Unis
Un plan détaillé pour un exposé oral sur les Etats-Unis
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 21:35

SEMAINE DU 23 AU 29 NOVEMBRE 
 

Les arts de la table

 

Revoir une même scène à partir du point de vue des différents personnages : une idée géniale de Tarantino ? Que nenni, Ettore Scola, à la fin des années 1970, s'était déjà adonné à ce petit jeu cinématographique dans La Terrasse. Un film méconnu mais qui vaut le détour, sur France 2 à 0 heure 30 dans la nuit du lundi au mardi 26 novembre. 

 

Il faut d'abord s'interroger sur le choix de France 2 de diffuser l'une des oeuvres majeures du cinéma italien de la fin des années 1970 un lundi soir à minuit et demi ! Qui aura le courage de regarder ce film de près de 3 heures au coeur de la nuit ?

Heureux seront toutefois ceux qui sauront programmer à cet horaire leur appareil d'enregistrement préféré pour regarder à un moment plus approprié ce film d'Ettore Scola. Moins connu que Nous nous sommes tant aimés (1973) ou Une journée particulière (1974), La Terrasse reste cependant un film captivant qui met en scène une des obsessions du cinéaste : les illusions perdues. 

 Interprété par 5 comédiens au sommet de leur art, français et italiens, Jean-Louis Trintignant, Ugo Tognazzi, Serge Reggiani, Vittorio Gassman et Marcello Mastroianni, La Terrasse a pour point de départ un repas, sur... la terrasse d'un magnifique appartement romain, où se retrouvent cinq compères tous liés par l'amitié mais qui, comme dans Nous nous sommes tant aimés, doivent affronter le temps qui passe. Ainsi, cette étrange soirée où l'on passe des accolades aux larmes, des fausses politesses aux plus durs reproches, est l'occasion pour le cinéaste d'évoquer ce qu'il y a de plus difficilement supportable pour ces hommes : la vieillesse et le sentiment d'être dépassés. Que l'on soit scénariste de films comiques, conseiller culturel, député communiste, producteur de cinéma, journaliste, le temps vous broie, le temps massacre vos illusions. 

Jugé par certains trop long, La Terrasse manque effectivement de rythme, surtout dans sa deuxième partie. L'oeuvre exige sans doute du spectateur d'aujourd'hui des efforts d'attention importants pour assister au bout de 2 heures 30 à la réconciliation finale, autour d'un piano, autour aussi d'une jeune fille, naviguant, dans le film d'un personnage à l'autre, une certaine Marie Trintignant. Symbole d'une jeunesse éclatante, dans une assemblée où se dessinent les rides, les ventres flasques, les cheveux teintés, Isabella est celle qui fait tomber, l'air de rien, les masques. D'ailleurs, les seules à sortir indemnes de ce jeu de massacres sont finalement les femmes, car beaucoup plus lucides que leur conjoint, amant ou ex-mari. 

Interrogé au moment de la sortie du film par le journal Le Figaro, le réalisateur eut ces mots :  « Entendons-nous bien. La Terrasse n’est pas un film didactique, dialectique, et pour tout dire ennuyeux. Mes héros portent toujours un masque souriant. Ils sont en général gais, spirituels et s’ils se disent des vacheries, ils ne cessent pas de se moquer d’eux-mêmes (...). J’ajouterai que La Terrasse est probablement le film le plus impudique de ma carrière. Je n’y fais toutefois pas du strip-tease moral ou intellectuel, et d’ailleurs on ne se dénude jamais tout à fait. En tout cas, ce film est certainement le plus difficile que j’ai jamais entrepris. Parce que pour la première fois, je parle de moi, un intellectuel de gauche ». Voir La Terrasse aujourd'hui, plus de trente ans après sa sortie (le film fut  présenté à Saint-Etienne par Marcello Mastroianni lui-même), c'est mesurer la disparition d'un certain cinéma, celui qui mettait en avant, à la fois l'importance et le côté dérisoire du politique dans notre société. C'est aussi, d'une certaine manière, assister à la mort d'une utopie et découvrir une illustration parfaite à la réplique prophétique lancée quelques années auparavant dans Nous nous sommes tant aimés, "nous voulions changer le monde mais c'est le monde qui nous a changés". 

Trintignant, Gassman, Reggiani, Tognazzi, Mastroianni... tous réunis sur la Terrasse pour un repas avec au menu règlements de compte, amertume, dérision, humour et désillusion. Un régal à ne surtout pas manquer !

Trintignant, Gassman, Reggiani, Tognazzi, Mastroianni... tous réunis sur la Terrasse pour un repas avec au menu règlements de compte, amertume, dérision, humour et désillusion. Un régal à ne surtout pas manquer !

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 14:45

SEMAINE DU 16 AU 22 NOVEMBRE 
 

Encore le feu ! 

 

Très beau film sur le Proche et Moyen-Orient ce mercredi 20 novembre sur Arte à partir de 20 heures 45 : Incendies du cinéaste québecquois Denis Villeneuve ou comment la géopolitique s'invite dans la fiction sans jamais en alourdir la trame romanesque. 

 

Adapté d'une pièce de théâtre de son compatriote Wajdi Mouawad, le film Incendies du canadien Denis Villeneuve fut l'une des réussites majeures de l'année 2011. Nommé, sans réussite hélas, aux Oscars, aux César, le film n'obtint que le prix du meilleur film francophone de l'année. 

Son thème n'est pas aisé d'approche puisqu'il aborde les problèmes du Moyen-Orient à partir d'un étrange voyage, pour raison d'héritage, d'une soeur et de son frère jumeau, dans cette région du monde. Contraints par le testament de leur mère, Nawal Marwan, à retrouver leur frère aîné, Jeanne et Simon découvrent les horreurs des conflits religieux à partir de leur propre histoire familiale. 

Sans jamais définir un pays précis (même si l'action évoque très fortement le cas du Liban, longtemps déchiré entre musulmans et chrétiens), Incendies est d'abord un film presque policier, d'enquête, réservant aux spectateurs plus d'un rebondissement. Entremêlant retours en arrière pour évoquer le parcours de Nawal, personnage symbolisant le déchirement entre les partisans de chaque clan, il permet de se rendre compte de la complexité des faits mais aussi de leurs répercussions sur la vie et le destin des hommes et femmes du Proche-Orient. 

Peu de choses seront épargnées aux jumeaux, mais aussi aux spectateurs, dans cette quête déroutante, où la guerre semble au détour de chaque coin de rue ou de chemin de campagne, où l'esprit de tolérance semble, sans cesse, submerger par les rancoeurs et les liens du sang, parfois aveugles. 

Voir Incendies, c'est essayer de me comprendre ce qui nous échappe, nous mettant dans la peau des deux jeunes héros, victimes, eux aussi malgré eux, alors qu'ils paraissent au début du film, bien loin du conflit dans leur hâvre de paix canadien. Sans céder à la facilité, sans prendre partie pour l'un ou l'autre camp, Denis Villeneuve, à travers ce film, prend le spectateur à la gorge pour mieux l'amener à réfléchir. Incendies est à ce titre, assurément, un des plus grands films politiques des dernières années. 

Quand les hommes, et surtout une femme, font face à toute la violence du monde et que, malgré tous leurs efforts, le feu de la haine ne fait que gagner du terrain... Le très beau et passionnant film de Denis Villeneuve sur Arte, ce mercredi est à voir absolument.

Quand les hommes, et surtout une femme, font face à toute la violence du monde et que, malgré tous leurs efforts, le feu de la haine ne fait que gagner du terrain... Le très beau et passionnant film de Denis Villeneuve sur Arte, ce mercredi est à voir absolument.

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 00:38

SEMAINE DU 9 AU 15 NOVEMBRE 
 

 Scénario catastrophe ! 

 

Un film très célèbre ce dimanche 10 novembre à partir de 20 heures 50 sur D8 avec La Tour infernale co-réalisé par Irwin Allen et John Guillermin... L'un des premiers films dits catastrophe réputé pour son casting réunissant de grands comédiens américains de cette époque.

 

A l'heure où la mondialisation s'affirme notamment dans l'architecture par une course effrénée à la hauteur, particulièrement en Asie et au Moyen-Orient, La Tour infernale vient rappeler, à l'instar de l'effondrement de la cathédrale gothique de Beauvais à la fin du XIIIe siècle, que le sens de la démesure de l'homme n'a pas engendré que des réussites.

 

Tourné quelques années après L'Aventure du Poséidon, premier film catastrophe, qui fit un carton au box-office, et lançant sur les rails ce nouveau genre cinématographique (encore une invention américaine !), La Tour infernale est aussi un film fleuve, dont la durée avoisine les 3 heures. Double adaptation de deux romans (le titre lui-même est une contraction entre The Tower et The Glass Inferno), mêlant les deux intrigues et leurs personnages, ce film prend comme point de départ l'inauguration à San Francisco du plus grand gratte-ciel du monde. A cette occasion, son architecte, Douglas Roberts (Paul Newman), ne manque pas d'organiser une magnifique soirée avec tout le gratin local, réuni au... 135ème étage de la tour pour célébrer l'événement et le génie de l'homme capable d'édifier cette cathédrale de verre jamais vue. Mais, la soirée tourne au cauchemar lorsqu'un court-circuit provoque un incendie et bloque les invités dans la tour. L'opération survie commence alors, avec notamment l'intervention des pompiers de la ville dirigée par leur capitaine, Michael O'Hallorhan, alias Steve McQueen.

 

Grâce à un montage rythmé, enchevêtrant, alors que le film présente pourtant une unité de lieu (la tour et ses abords), plusieurs intrigues, pour ne pas laisser respirer le spectateur, La Tour infernale a été souvent considérée comme la référence (rarement égalée) en matière de cinéma-catastrophe. Il est vrai que ses deux réalisateurs (situation en elle-même surprenante, s'expliquant par le fait que deux sociétés cinématographiques sont derrière le projet dont le budget s'éleva tout de même à 14 millions de dollars) ont, peut-être, sans le vouloir utilisé les recettes du film chorale, multipliant les points de vue et les personnages, réunis toutefois par un point commun (ici la catastrophe). Reposant sur des effets spéciaux réussis et sur un plateau de rêve (outre Newman, McQueen, on croise au détour des flammes Faye Dunaway, William Holden mais aussi Fred Astaire, bien loin de ses rôles dans les comédies musicales des années 1950), La Tour infernale fut un des grands succès du cinéma mondial des années 1970. Le film fut souvent diffusé à la télévision française dans les années qui suivirent, mais disparut ensuite quelque peu des grilles de programmation. Entre temps, un autre événement avait secoué le monde, de l'autre côté des Etats-Unis, sur la côte atlantique, avec les attentats terroristes du 11 septembre 2001, qui frappèrent notamment les tours jumelles du World Center à New-York, qui avaient été inaugurées pendant le tournage de La Tour infernale et qui, avant leur disparition tragique, connurent elles aussi un grave incendie au moment... de son exploitation en salles, en 1975. Une manière de rappeler que, comme beaucoup de films de science-fiction, les films-catastrophe ont pu aussi être rattrapés par la réalité.

Un film-catastrophe, sur la folie des grandeurs, mais presque aussi un film d'anticipation : avec Paul Newman et Faye Dunaway, La Tour Infernale, ce dimanche 10 novembre sur D8.

Un film-catastrophe, sur la folie des grandeurs, mais presque aussi un film d'anticipation : avec Paul Newman et Faye Dunaway, La Tour Infernale, ce dimanche 10 novembre sur D8.

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 19:28

Dans le cadre de l'étude des tensions et des conflits au Proche et Moyen-Orient, les élèves optionnaires d'histoire-géographie de Terminale S étaient invités à confectionner par petits groupes des organigrammes à partir d'un ensemble documentaire, rendant compte d'un type de causes à l'origine de ces tensions et conflits. 

L'organigramme peut être un support pertinent lors de la préparation d'une épreuve orale, car, comme un croquis de géographie, il peut être rapidement réalisé par le candidat en plus de son plan détaillé et utilisé pendant quelques minutes pendant l'oral en formulant les idées qu'il contient. 

Voici 3 exemples d'organigrammes réalisés cette semaine par les élèves de Terminales S1, S2 et S3. 

 

Les facteurs liés aux diverses origines de peuplement et à la diversité religieuse de cet ensemble complexe (Caroline, Mohamed et Bastien)

Les facteurs liés aux diverses origines de peuplement et à la diversité religieuse de cet ensemble complexe (Caroline, Mohamed et Bastien)

Les facteurs liés à des éléments géostratégiques sur les inégalités de puissance dans cette région (Antoine, Hugo et Yanis).

Les facteurs liés à des éléments géostratégiques sur les inégalités de puissance dans cette région (Antoine, Hugo et Yanis).

Des causes socio-économiques liées à une croissance démographique importante dans cette région du monde (Travail de Souad, Romain, Thomas et Pierre-Hugo)

Des causes socio-économiques liées à une croissance démographique importante dans cette région du monde (Travail de Souad, Romain, Thomas et Pierre-Hugo)

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 23:41

SEMAINE DU 2 AU 8 NOVEMBRE 
 

 Gare aux gorilles ! 

 

Un des films les plus diffusés et les plus célèbres du cinéma français, où le réalisateur, pourtant fort connu, Henri Verneuil, s'efface derrière un duo d'acteurs détonant (Belmondo / Gabin) et surtout un dialoguiste de génie, Michel Audiar :  Un singe en hiver, dimanche 3 novembre à partir de 20 heures 50 sur Arte.  

 

Quelques jours après avoir fait l'ouverture du Festival Lumière 2013 de Lyon, en présence de Jean-Paul Belmondo mais aussi de Quentin Tarantino, Un singe en hiver, réalisé en 1962 est diffusé ce dimanche 3 novembre sur Arte. La télévision semblait naguère porter une affection particulière à cette oeuvre, qui faisait alors l'objet de nombreuses diffusions. Mais, noir et blanc oblige, le film, devenu objet patrimonial et partie intégrante d'une culture cinématographique populaire, est depuis quelques années plus rare en début de soirée, et les jeunes générations n'y ont peut-être pas goûté à son bouquet... 


De fleurs, il n'est pourtant pas vraiment question mais plutôt d'alcool, l'action privilégiant une unité de lieu, un imaginaire Tigreville sur la côte normande avec ses quelques rues et surtout ses troquets. Après un flash back, qui est sans aucun doute, la partie la plus faible de l'histoire, nous suivons la rencontre entre deux hommes que tout oppose : un jeune homme, Gabriel Fouquet (Jean-Belmondo, tout droit sorti des films de la Nouvelle Vague de Godard entre autres) et un quasi retraité, Albert Quentin (Jean Gabin, pas encore abonné aux rôles de patriarche ou de vieux bougon qui jalonneront les dernières années de sa carrière) , tenancier d'un hôtel et surtout alcoolique repenti. 

 

Entre les deux hommes, une douce épouse, on retrouve la regrettée Suzanne Flon qui fut  l'un des seconds rôles du cinéma français les plus justes, et à la très longue carrière et qui dans une scène culte, ne fut pas épargnée par les dialogues d'Audiard.  En digne représentante de la bonne morale, elle rappelle aux deux compères et surtout à son mari désireux de repartir en pensée vers les rives du mythique fleuve chinois Yang tsé kiang, les vertus de l'abstinence. Mais l'amitié naissante entre les deux hommes et aussi entre les deux acteurs (dont les historiens du cinéma se plaisent à rappeler qu'après s'être splendidement ignorés au début du tournage finirent par nouer de solides liens grâce à leur amour commun du sport) aura raison des mises en garde de la bonne Suzanne et aussi des prérogatives du ministère de la Santé qui vit, dans certains passages du film, une apologie de la consommation d'alcool. 


Etrange condamnation quand on revoit le film dans son intégralité, car son dénouement à la fois triste et mélancolique, paraît surtout s'apparenter à une brusque gueule de bois, une fois éteints les feux d'artifice de l'ivresse. Une manière de rappeler que les plus beaux moments sont peut-être de simples parenthèses dans une existence ? 

Un vieux film en noir et blanc... promis à une seconde jeunesse cinquante ans après sa réalisation et porté par deux acteurs semblant se passer le témoin ou plutôt le verre.

Un vieux film en noir et blanc... promis à une seconde jeunesse cinquante ans après sa réalisation et porté par deux acteurs semblant se passer le témoin ou plutôt le verre.

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 21:30

SEMAINE DU 26 OCTOBRE AU 1er NOVEMBRE 
 

 On the road... 

 

Arte célèbre le maestro italien du cinéma, Federico Fellini, mort il y a tout juste 20 ans, en diffusant deux de ses chefs d'oeuvre, la Strada et la Dolce Vita, le lundi 28 octobre à partir de 20 heures 45. Un hommage tel que ne les affectionnait sans doute pas le grand cinéaste mais indispensable pour mesurer la force de son oeuvre, plus de 50 ans après le tournage de ses films. 

 

Tourné en 1954 par Fellini, La Strada reste une référence majeure du cinéma italien, si ce n'est du cinéma tout court. De la musique de Nino Rotta, à la composition de Giulietta Massina et Anthony Quinn, au scénario et à la réalisation de Fellini inventeur d'une sorte de road movie à l'italienne, mélange de réalisme, d'onirisme et d'émotions, tout concourt à faire de La Strada un film majeur qui près de 60 ans après sa réalisation, continue à subjuguer les spectacteurs. 

L'histoire de la Strada se développe à partir de 2 êtres, la frêle Gelsomina, femme enfant, vendue par sa mère à un colosse de foire, brutal et antipathique, Zampano, qui parcourt les routes italiennes pour accomplir son numéro de briseur de chaines sur les places. Ce dernier n'épargne pas à Gelsomina les rudesses de la vie de forain, l'humilie ou la bat... mais cette dernière, comme un frêle oiseau, vient pourtant toujours se reposer sur son épaule. Au gré de rencontres insolites, qui permet au film de sortir de la veine strictement néo-réaliste, les deux saltimbanques, cahin-caha, poursuivent leur chemin ensemble et rencontrent un troisième larron, en la personne d'Il Matto ("le Fou"), sorte de poète farceur, n'hésitant pas à se moquer de la brute Zampano... jusqu'à ce que ce dernier l'expédie outre-tombe, au plus grand désarroi de Gelsomina, qui se réfugie alors dans le mutisme le plus complet. 


Le site de la Cinémathèque a eu l'idée de regrouper de nombreuses critiques parues lors de la sortie des films de Fellini. On peut y découvrir ainsi foule de commentaires élogieux concernant La Strada, saluant notamment la beauté du film et le plaçant pour certains d'emblée comme une oeuvre majeure du cinéma (notamment Le Canard Enchaîné). N'y figure pourtant pas ce qui resta comme le résumé le plus parfait et le plus synthétique du film, par le critique André Bazin, référence absolue pour les réalisateurs français de la Nouvelle Vague, qui déclara à propos de La Strada  "c'est l'histoire d'un homme qui apprend à pleurer...".  

 

En 1954, Federico Fellini nous invitait à suivre les pérégrinations de sa Giulietta adorée sur la strada (la route) pour un film qui fit date dans l'histoire du cinéma.

En 1954, Federico Fellini nous invitait à suivre les pérégrinations de sa Giulietta adorée sur la strada (la route) pour un film qui fit date dans l'histoire du cinéma.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 22:16

SEMAINE DU 19 AU 25 OCTOBRE 
 

Marche arrière

 

Il faut saluer le courage d'Arte d'oser diffuser en début de soirée (à partir de 20 heures 45, lundi 21 octobre), un film aussi dérangeant que déconcertant, avec Ne vous retournez pas ! de Nicholas Roeg, tourné en 1974. Un avertissement que le spectateur devrait peut-être prendre au pied de la lettre...  

 

Cinéaste peu connu du grand public, l'Anglais Nicholas Roeg présente une filmographie relativement resserrée mais d'une très grande originalité. La preuve nous en sera fournie ce lundi avec Arte, qui a fait le choix audacieux de diffuser Ne vous retournez pas !, film que le Festival des 7 collines de Saint-Etienne avait pris, lui aussi, le risque de diffuser en plein air il y a quelques années.

 

Proche du genre fantastique, le film raconte l'histoire d'un couple d'Anglais, Laura et John Baxter (interprétés par deux acteurs essentiels des seventies : Julie Christie et Donald Sutherland) en séjour à Venise peu après la mort accidentelle de leur fillette, noyée. Dans un lieu souvent présenté comme idyllique pour les amoureux, ces derniers doivent affronter leurs démoins et sont victimes de visions ou d'étranges rencontres, plus ou moins fantasmagoriques, qui viennent leur rappeler le poids douloureux du souvenir et le fardeau du deuil. 

 

Ainsi présenté, le film n'a pas, de prime abord, de quoi attirer une foule de spectateurs, soucieux qui plus est, d'entamer leurs vacances scolaires avec un peu de détente. Car de répit, il n'y aura pas pour les Baxter... et par conséquent, pour les spectateurs. Croisant plusieurs genres (le drame sentimental, le thriller car l'arrivée du couple correspond aussi à une vague de meurtres d'une rare violence dans la cité des Doges, le fantastique avec les réapparitions dramatiques de l'enfant décédée), Ne vous retournez pas ! a tout les ingrédients du film atypique. Il semble, en effet, utiliser pour mieux les confondre les codes du cinéma anglo-saxon (avec son réalisateur, ses interprètes, mais aussi sa photographie) avec ceux du cinéma transalpin, du fait de ses références marquées au giallo, genre très en vague à cette époque mêlant souvent dans un déluge de sang traque d'un meurtrier sadique avec passages oniriques, genre que Mario Bava et Dario Argento portèrent à son firmament (voir l'indépassable Les Frissons de l'angoisse du dernier nommé).


Ainsi, il sera profitable aux cinéphiles ou aux curieux du cinéma de découvrir cette pépite de Nicholas Roeg, afin, à l'instar de ce que suggère son titre, de ne pas avoir de regrets.  

Julie Christie perdue à Venise... et dans l'étrange film de Nicholas Roeg, embarquant le spectateur dans un voyage sans retour.

Julie Christie perdue à Venise... et dans l'étrange film de Nicholas Roeg, embarquant le spectateur dans un voyage sans retour.

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