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UN BLOG PARMI D'AUTRES POUR FACILITER LES RELATIONS, LES ECHANGES AVEC LES HEUREUX JEUNES GENS QUI ONT LE PLAISIR DE SUPPORTER G. SABATIER QUELQUES HEURES PAR SEMAINE ! QUE LA FORCE SOIT AVEC CEUX QUI CONTRIBUERONT A CE BLOG ET A CELUI QUI TENTERA DE LE FAIRE VIVRE !  POUR QUE TOUS SUIVENT LA ROUTE DE L'HISTOIRE-GEOGRAPHIE

Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

PASSANTS DU BLOG

25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 11:12

Pour aborder le thème de la démocratie française pendant le Front Populaire, les élèves de Première S3 se sont penchés sur le genre biographique en tentant de mieux connaître Léo Lagrange, sous-secrétaire d'Etat à la jeunesse et aux sports du cabinet Blum.

      La problématique à laquelle devaient répondre les élèves par groupes de 2 était la suivante : En quoi le parcours et l'action politique de Léo Lagrange sont-ils emblématiques de la période du Front Populaire ? (1936-1938)


Arthur et Maxime signalent que "Léo Lagrange, de par son oeuvre politique et ses réformes, a favorisé le bien être du monde ouvrier, que ce soit d'un point de vue social (démocratisation du sport), économique (congés payés, billet populaire) ou culturel, (musées et théâtres)... Il est donc normal que son nom soit évoqué lorsque l'on parle du Front populaire."

 Quant à Maxime et Lucas, ils insistent sur le fait que "même si son action n'a été que de courte durée (1936-1938), il a été impliqué dans les plus grandes réformes, sociales, culturelles et économiques de cette période. Il se rattache à la gauche républicaine (SFIO)". Guillaume, Théo et Titouan indiquent qu'"il s'oppose aux régimes totalitaires et aux mouvements fascistes (Croix de Feu, Action française) par une vision pacifiste et civique du sport et par un accès populaire aux loisirs".  

Pour Guillaume et Mathilde, "il a su mettre à profit les grandes réformes du Front populaire dans le cadre de ses fonctions. En quelques années, il a été autant apprécié que contesté." L'héritage laissé par Léo Lagrange et par le Front populaire, Mélodie et Emilie l'évoquent aussi : "ses réformes ont été beaucoup contestées par les mouvements nationalistes, notamment pendant le régime de Vichy, avant d'être idéalisées de nos jours, tout comme le Front populaire." Et Léa et Margot de préciser que "ses actions se répercutent aujourd'hui grâce aux partis de gauche qui ont hérité des idées politiques du Front Populaire". 

L'oeuvre de Léo Lagrange a donc largement survécu à sa mort tragique en juin 1940 (son corps ne fut retrouvé et identifié qu'en février 1941 !) sur le front lors de l'invasion allemande. De nombreux équipements sportifs (stades, gymnases, piscines...) portent son nom. Une fédération a été créée en 1951 pour prolonger son action politique : la Fédération Léo Lagrange, dont la devise est "pour un temps libre, utile au progrès social", texte emblématique de la période du Front Populaire !

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 07:42

CORRECTION DE LA COMPOSITION : "LA REGION RHÔNE-ALPES : ORGANISATION, DIVERSITE ET OUVERTURE SUR L'EUROPE"

 

Défaut constaté : le manque d’analyse des termes du sujet, notamment « organisation » et « diversité ». La problématique, lorsqu’elle existe, est souvent une reprise du sujet.  On pouvait aboutir à d’autres questionnements :

-        Comment la diversité et l’organisation de la région Rhône-Alpes lui permettent d’apporter un dynamisme suffisant pour s’ouvrir sur l’Europe ? (Fanny)

-        Quelles sont les spécificités de la région Rhône-Alpes par rapport aux autres régions métropolitaines françaises ? (problématique plus simple)

 

VOICI UN EXEMPLE D'INTRODUCTION (travail de Sabrina)

rhone-alpes-eleves004.jpgrhone-alpes-eleves005.jpg

PLAN : il peut reprendre l’organisation suggérée par le libellé du sujet

 

I L’ORGANISATION DE LA REGION RHÔNE ALPES EN RESEAUX

1.  Une vaste superficie mais un réseau urbain développé quoique déséquilibré

2. Un réseau de transports souvent dense et étoilé

3.  Des projets pour compléter le maillage de la région (exemple : autoroute A45, ouverture de nouvelles gares pour le TER). Ces projets font parfois débat.

Conclusion : malgré des inégalités spatiales, une région riche, dense en métropoles, villes et bien desservie par les réseaux de communication

 

II UNE REGION CARACTERISEE PAR SA TRES GRANDE HETEROGENEITE

1. Un assemblage de 8 départements différents. Pas d’identité culturelle et historique.

2. Une diversité de milieux naturels mais transformés par l’homme : zone de plaine humide (Dombes, plaine du Forez), milieux urbains très présents dans les vallées (Rhône, Alpes), ou les bassins houillers (sud de la Loire), forêts exploitées, espaces en friches (Ouest de la région), milieu montagnard (massif alpin, massif central).

3. Une diversité économique et démographique : des espaces de fort dynamisme (agglomération lyonnaise : services, industries, pôles de compétititvé, agglomération grenobloise, zone frontalière avec la Suisse, Haute Savoie) et des espaces en reconversion agricole et industrielle qui connaissent parfois un déclin démographique (Saint Etienne, Roannais, Diois...).

Conclusion : une diversité à plusieurs niveaux qui confirme les inégalités spatiales et se retrouve aussi dans l’intégration à l’ensemble européen à une autre échelle.

 

III UNE REGION INEGALEMENT OUVERTE SUR L’EUROPE

1. Une situation qui présente des avantages mais aussi des handicaps. Centre Est de la France, en contact avec la mégalopole (Suisse, Nord de l’Italie) mais des obstacles naturels importants, notamment la chaine des Alpes et pas d’ouverture maritime. En position périphérique avec l’élargissement de l’U.E à l’Est.

2. La volonté de jouer un rôle européen : Eurorégion Alpes Méditerranée depuis 2007, Quatre Moteurs pour l’Europe pour concurrencer les régions capitales (pour Rhône Alpes, l’Ile de France), des partenariats avec la Pologne, la Hongrie, afin de s’ouvrir de nouveaux marchés.

3. Des inégalités très fortes : Lyon métropole européenne, la zone frontalière avec la Suisse très dynamique (travailleurs frontaliers avec Genève), mais aussi des espaces beaucoup plus en marge (Ardèche, Loire, une partie de la Drôme et l’Isère). Parler de région européenne est très excessif.

 

CONCLUSION : Une région en France qui est au départ un assemblage administratif et qui commence à trouver une cohésion, notamment à travers ses liens avec l’Europe. Néanmoins les inégalités spatiales demeurent très fortes, ce qui paraît logique par rapport  à la constitution de Rhône Alpes et à sa superficie. 

 

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 21:33

Dans le cadre de la dernière interrogation de géographie (une composition de 2 heures), les élèves avaient la possibilité de compléter leur réflexion écrite par un croquis avec sa légende. Une grande majorité a effectué cet exercice, cartes et croquis sont en effet les outils privilégiés des géographes. 

Voici quelques exemples de réalisation

rhone-alpes-eleves001-copie-1.jpg

Ce croquis réalisé par Margaux présente une légende très bien organisée et il est soigneusement réalisé. Les localisations sont hélas peu nombreuses et parfois approximatives (le milieu urbain par exemple, Saint Etienne au bord de la Loire). Il aurait constitué un excellent travail sans fond de carte (ce qui est le cas au baccalauréat pour l'épreuve de composition) où la schématisation doit donc être la règle. 

 

rhone-alpes-eleves002.jpg

Le travail de Zakya est d'une grande richesse avec beaucoup de figurés. Les éléments cartographiés sont pertinents, mais il y a quelques petites maladresses (localisation de Saint Etienne, du parc de la Vanoise, de Grenoble). Les différents types de milieux qui constituent un élément de la diversité ne sont pas assez mis en valeur. 

rhone-alpes-eleves003.jpg

Le croquis d'Elodie obéit aussi aux règles de la cartographie. Peu de localisations cependant (avec deux erreurs), mais une légende très riche et bien organisée, malgré quelques maladresses d'expression. 

 

Compte tenu du temps très limité (2 heures pour faire une composition et un croquis), on félicitera les élèves qui ont essayé de réaliser cet exercice qui a contribué dans la très grande majorité des cas à valoriser leur travail. 

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 13:50

Voici la trame générale du développement qu'il était possible de réaliser à partir de l'étude de l'ensemble documentaire sur les transports dans les agglomérations françaises.
transports-collectifs.jpg
D’ici 2011, ce sont donc 50 projets de transports collectifs urbains de 36 agglomérations qui bénéficieront du coup de pouce de l’Etat. Métro, tramway, bus…verront leurs réseaux s’améliorer, voire s’étoffer. « Avec près de 400 km de lignes supplémentaires, on va multiplier par deux la capacité de transports de voyageurs dans les agglomérations françaises », a claironné le ministre Jean-Louis Borloo. L’objectif du Grenelle de l’Environnement étant de multiplier par six les transports collectifs urbain en site propre (TCSP) pour passer de 329 à 1 800 km de lignes. Dès cette année, ce sont déjà 2 milliards d’euros qui seront dépensés pour permettre la réalisation de 90 km de lignes supplémentaires.

1. Premier rôle : développer l’offre de transports dans les grandes agglomérations françaises pour accroître la mobilité des hommes

-          diversité des modes de transport : transports individuels, collectifs, modes doux et alternatifs promotion de la marche à pied, du vélo (Vélo’V à Lyon, Vélib à Paris)

-           développement des réseaux des transports collectifs comme le tramway : extension du réseau (44 kms à Bordeaux avec 4 lignes qui traversent l’agglomération). 

-          Gain de temps et réduction des coûts dans les déplacements urbains avec des transports collectifs plus performants (en sites propres) ou la mise à disposition de modes de transports doux.

 

2. Deuxième rôle : mettre en valeur les différentes parties d’une agglomération en augmentant les relations entre ces différentes parties.

-          mise en valeur des centres-villes qui profitent le plus de ces travaux : embellissement, développement des activités commerciales, touristiques…

-          Volonté de mieux relier les différentes parties de l’agglomération, notamment à partir du centre ville qui devient le nœud principal de ces réseaux très souvent étoilés.

-          Volonté de maîtriser les flux à l’intérieur de l’agglomération. Rôle important dans ces aménagements des communautés d’agglomération ou communautés urbaines.

 

3. Troisième rôle : s’inscrire dans une politique de respect de l’environnement

-          volonté de réduire la pollution atmosphérique, sonore et parfois visuelle, en limitant le trafic automobile, notamment dans les centres villes.

-          Mise en place des PDU dans le cadre de la LAURE tentant de promouvoir les nouveaux modes de déplacement comme les vélos (PDU du pays d'Aix, du Grand Lyon qui tentent de modifier les habitudes de déplacement).

 

CONCLUSION : 1+2+3 = développement durable. Il s’agit de concilier les besoins des hommes et l’attractivité des agglomérations avec un respect plus important de l’environnement. Cela entraîne de nécessaires changements au niveau des habitudes, des investissements importants… qui ne portent leur fruit que sur le long terme.

De nombreux sites Internet sont réalisés par des passionnés de l'histoire des transports urbains, notamment du tramway. Par exemple, ce site permettra de montrer comment les premiers réseaux se sont mis en place à la fin du XIXe siècle (avec photos d'archives à la clé) pour ensuite disparaître des grandes villes, à l'exception notable de Saint-Etienne, dont la morphologie (un large axe Nord-Sud) se prêtait bien à l'exploitation de ce type d'infrastructure.

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 10:58

Les élèves de Première S3 ont été confrontés mercredi 20 janvier au sujet suivant : "Les Français face à la Grande Guerre et à ses conséquences (1914-années 30).

Voici des exemples de problématiques élaborées par les élèves à partir de ce sujet

Qu'est-ce qui a amené les Français à ne plus vouloir d'une guerre comme celle de 14-18 ? (Alexis)
Comment la Grande Guerre a-t-elle pu avoir des conséquences sur le long terme et comment les Français ont-ils vécu cette période traumatisante ? (Sarah)
Comment les Français ont-ils surmonté la guerre et quelles sont les conséquences qu'elle a engendrées ? (Charlotte V.)
Comment les Français ont-ils vécu la guerre et quelles furent les conséquences de cete guerre ? (Sabrina)
Quels sont les diffrents comportements qu'ont eu les Français aux différentes périodes de la Grande Guerre et quelles traces a laissées cette guerre dans la France de l'après guerre ? (Olivier)
Quelles sont les réactions des Français face à la guerre et quelles sont les conséquences de celle-ci de 1914 aux années 30 ? (Brice)
81._monument_aux_morts_pointe_noire.jpg
Le monument aux morts de Pointe Noire en Guadeloupe avec un soldat blanc déployant le drapeau tricolore

133.-Mounmuent-aux-morts--de-Saint-Francois.JPG

Autre souvenir laissé par la Grande Guerre, ce monument aux morts de Saint François, toujours en Guadeloupe, rappelle à la fois la douleur du sacrifice humain avec le thème de la mère épleurée, portant dans ses bras son fils, et la vigueur du patriotisme (inscription latine, "héros", couronne de lauriers). Un monument qui s'inscrit dans la tradition chrétienne des piéta.

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 11:19

CORRECTION DU DEVOIR SURVEILLE DE GEOGRAPHIE


EXERCICE B : FAIRE UNE CARTE AVEC SA LEGENDE ET SON TITRE

 

Quelques rappels : la carte avec sa légende et ses localisations (une dizaine de copies ne localise aucun pays ou quelques uns) répond à la question posée. Une bonne légende est structurée en rubriques qui partent du sujet : « L’Europe est-elle en voie d’unification ? ». L’intitulé du sujet invitait naturellement à rechercher des éléments conduisant à répondre affirmativement à cette question (« les facteurs d’unification ») et négativement (« les facteurs de division ou de morcellement »).

 

Voici le travail proposé par Alexandre qui opte pour 3 parties :

 

EXERCICE C : ANALYSER UN DOCUMENT : un dessin d'actualité sur le site snut.fr
 
1. Le document est un dessin d’actualité paru dans un blog et réalisé par Snut le 18 février 2008. Il aborde la naissance d’un nouvel Etat européen : le Kosovo, qui vient d’avoir lieu. Ce dessin, adressé aux Internautes, a pour but de montrer les réactions de la communauté internationale face à ce nouvel épisode dans la fragmentation du territoire européen.
2. Le dessinateur a représenté le Kosovo comme un bébé né d’une mère appelée Serbie car il s’agissait depuis 1990 d’une province serbe. La mère répond « je vous interdis de couper le cordon » pour montrer l’attachement de la Serbie à cette province où vit une minorité serbe qui se sent opprimée par la majorité albanaise. De plus, ce pays pour des raisons culturelles, historiques (lieu d’une bataille importante au XIVe siècle pour l’identité slave), religieuses, autrement dit au nom du nationalisme, n’accepte pas la scission de son territoire.
3. L’ONU se pose en arbitre face à la création d’un nouvel Etat : cet organe défend le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes mais en même temps, il craint la réaction de la Serbie. Les Nations Unies sont dans l’embarras avec un nouvel Etat sur les bras..
4. En novembre 2009, le Kosovo est bien un Etat indépendant mais tous les pays n’ont pas accepté sa création, notamment la Russie… et la Serbie. 
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 23:20

Si la localisation des pays européens n'a guère posé de difficultés (hormis la Moldavie, le Montenegro, la Bulgarie et la Roumanie très souvent inversées... et la Norvège confondue avec la Suède quand ce n'est pas avec la Finlande), les légendes ne sont pas toujours très bonnes.
Quelques élèves ne savent pas à quoi sert une légende ! Et dans quelques légendes, on retrouve le nom des Etats qui... sont déjà apparents sur le fond de carte. Une légende ne sert pas à localiser mais à dégager les idées cartographiées avec un langage clair (que de fautes en quelques mots !!!) et précis. Voici deux exemples de légendes réussies sur les deux sujets donnés à l'ensemble de la classe.

La légende d'Anaïs sur "le basket européen en 2009"


La légende de Loïc sur "les éliminatoires de football pour le mondial 2010 en Afrique du Sud"


L'exercice le moins réussi reste la synthèse écrite à partir d'une définition que j'avais recueillie lors du premier cours sur l'Europe. La définition "des pays qui se trouvent de l'Angleterre au milieu de la Russie et de la Suède à l'Egypte" invitait à réfléchir sur les limites de l'Europe. L'élève a tenté d'établir des limites d'Ouest en Est puis du Nord au Sud.

Or, on pouvait montrer que ces limites étaient très contestables :
- à l'Ouest : pourquoi ne pas limiter l'Europe au Portugal voire l'Irlande ou encore le  Groenland ?
- à l'Est : la définition fait allusion à la limite conventionnelle des Monts Oural qui ont parfois constitué une limite commode mais complètement arbitraire de l'Europe : y-aurait-il encore de nos jours une Russie européenne et une Russie asiatique ?
- au Nord : Pourquoi ne pas intégrer l'Islande plutôt que la Suède ?
- au Sud : certes, le bassin méditerranéen paraît être une limite plus nette mais encore ne faut-il pas oublier qu'en Afrique du Nord, l'Espagne a des enclaves (au Maroc) et que la distance entre les continents est parfois bien mince et... oubliée par des organisations telles que la FIFA  ou la FIBA qui ont rattaché à la zone Europe Israël, bien au-delà des détroits de la Mer Méditerranée et la Mer Noire.

Pour Zakya : "Cette définition ne convient pas pour plusieurs raisons. Tout d'abord, on peut dire que l'Europe n'existe pas puisque toutes les limites conventionnelles peuvent être remises en cause. De plus, si on considère que l'Europe existe, certains pays manquent comme l'Islande, l'Irlande, le Portugal ou alors d'autres n'en font pas partie comme l'Egypte.Toutefois, cette définition n'est pas tout à fait fausse car, bien qu'elle néglige certains pays, elle comprend la majorité des pays appartenant à l'Europe. De plus, le fait que l'Europe s'étende "jusqu'au milieu de la Russie" peut certainement vouloir dire qu'elle va jusqu'aux Monts Oural, une limite conventionnelle".

Pour Margaux : "Cette définition paraît un peu simpliste. En effet, cet élève a fait abstraction de l'Islande, du pays de Galles, de l'Ecosse et de l'Irlande du Nord, il a inclus la Turquie et a oublié les enclaves espagnoles au Nord de l'Afrique. Il s'est en fait contenté de tracer une sorte de rectangle et a ajouté une limite inexistante  ("milieu de la Russie"). Il est vrai que c'est une frontière traditionnelle mais totalement subjective, comme toutes les limites de l'Europe".

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 18:52

Nous allons commencer à aborder la géographie en classe de Première et cette année, le programme met l'accent sur trois échelles : l'échelle régionale, l'échelle nationale et l'échelle européenne.

Pour partir à la découverte du continent européen, un petit exercice était proposé aux élèves de la Première S3 : il consistait ni plus ni moins à dessiner l'Europe, à donner son nombre d'habitants, son nombre de pays et... à en proposer une définition. Exercice périlleux, car on se rend vite compte qu'il est impossible de définir l'Europe et que, du coup, son poids économique et le nombre d'Etats qui la composent est bien difficile à établir. 

Voici les résultats de ce petit sondage, tout droit surtout des urnes, le but étant en fait d'interroger nos représentations sur l'Europe.  

Pour les élèves de la Première S3, le nombre de pays européen varie de 25 à 50. Le nombre d'habitants de 4 millions à 2 milliards !  Qui a raison ? Qui a tort ? Etant donné que les limites de l'Europe ne sont pas clairement établies, il est difficile de trancher sur ces deux questions. Assurément, 50 est plus proche de la réalité (n'y-a-t-il pas 52 pays "européens" qui jouent en ce moment les éliminatoires de football pour la prochaine Coupe du monde ?). Quant à la population, la fourchette de 500 à 750 millions serait plus adaptée que les 4 millions (1/16e de la population française) et 2 milliards (presque 1/3 de l'humanité !)

Parmi les nombreuses cartes mentales dessinées par les élèves, on peut en dégager quelques unes, remarquables à différents titres.

La carte de Lucile montre une réalité constatée chez les géographes qui travaillent sur les représentations : très souvent, le lieu où nous nous trouvons a tendance à "effacer" les autres. La carte d'Olivier ajoute aussi une difficulté à l'exercice proposé : elle tente de retranscrire les frontières entre Etats européens et l'on voit, d'évidence, que l'Europe est un espace composé de multiples pays. A noter la représentation originale de la Grèce dont la morphologie d'archipel est particulièrement bien rendue !


Anaïs fait encore plus fort puisqu'elle indique même le nom des Etats européens. On découvre à l'occasion qu'elle a peu d'affinités avec les Suédois et les Danois, l'Europe centrale et balkanique... Par contre, le Sud Est européen est bien mentionné, y compris Chypre. On pourra apprécier la localisation originale de la Turquie qui est présentée comme un pays résolument européen... Un travail très intéressant.

Enfin, un seul élève de la classe ose afficher une limite claire à l'Europe dans sa partie orientale. Il s'agit de Baptiste qui a donc représenté les monts Oural en Russie. Mais s'agit-il bien d'une limite ? Là encore, le professeur de géographie devra questionner ses élèves.

Pour les définitions, la diversité est de mise. Pour beaucoup d'élèves, l'Europe est visiblement d'abord et parfois avant tout l'U.E. Mais on trouve aussi des définitions à caractère économique, physique (un élève tente de limiter le "continent" européen). Certaines se parent d'objectivité, alors que d'autres assument une subjecitivé tout à fait bienvenue pour ce type d'exercice ("l'Europe... c'est la modernité"). Voici la liste des définitions obtenues. Le terme de continent y est très fréquent mais est-ce bien une définition valable pour l'Europe ?

Pour moi, l’Europe c’est :

-         Des pays qui sont de l’Angleterre au milieu de la Russie et de la Suède à l’Egypte

-         Un continent situé à l’Ouest de l’Asie et à l’Est de l’Amérique, composé de beaucoup de petits pays.

-         Un continent (x7)

-         Un continent, le rassemblement d’états qui forment l’Union européenne

-         Une partie du continent Eurasie occupée par les Européens

-         Un continent assez riche mais constitué de pays n’ayant pas tous le même niveau de richesses

-         Un rassemblement de pays qui se collent ou pas avec des religions différentes

-         Un continent avec plein de petits pays assez inégaux au niveau des richesses, du Nord Ouest au Sud Est

-         Une grande puissance mondiale (économique, culturelle)

-         Une partie du continent « Eurasie » regroupant environ 27 pays pour la plupart développés.

-         Une union de différents pays

-         Un continent au niveau politique et géographique

-         Une partie de l’Eurasie composée de nombreux pays

-         La moitié du continent « eurasie »

-         L’Union européenne avec ses 27 Etats, un continent assez riche. Elle est raccrochée à l’Asie pour former l’Eurasie

-         La modernité

-         Un ensemble de pays (x3)

-         Ceux qui devraient avoir l’euro

-         Un continent riche

-         Un continent regroupant des pays différents s’entendant, afin de permettre des exportations, des voyages

-         Un regroupement de pays

-         Un continent formé de nombreux pays de superficie moyenne.

-         Une grande puissance économique mondiale

-         Un continent qui regroupe plusieurs pays

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 21:59
Nous nous sommes penchés sur l'étude de plusieurs textes de 1819 à 1933 pour dégager les principes du libéralisme et pour voir comment cette idéologie s'adaptait aux évolutions sociales et économiques sur la longue durée. Un exercice d'écriture a été proposé aux élèves de Première S3 qui consistait, dans un premier temps, à rédiger un paragraphe sur les caractéristiques de l'idéologie libérale au XIXe siècle. Margaux et Théa ont spontanément accepté de rédiger sur transparent le fruit de leur travail. 

 

Voici celui de Théa :
QUALITES 
- Une bonne utilisation du vocabulaire
- Une définition précise du libéralisme
POINTS A AMELIORER 
- Pas de précisions historiques suffisantes : aucune date, aucun fait pris dans les documents ou les connaissances
Le travail de Margaux à présent : 
QUALITES 
- Un travail très précis, avec des exemples
- Une bonne approche des différents domaines dans lesquels s'exprime le libéralisme
POINTS A AMELIORER
-  Un manque d'organisation : la chronologie n'est pas assez respectée (on passe d'Henri Schneider en 1897 à l'unité allemande qui s'est achevée presque trente ans plus tôt)
- manque de repères chronologiques

Pour terminer, voici ma proposition avec un code couleur pour différencier les repères dans le temps (indispensables en histoire), les apports personnels en dehors des documents (qui correspondent à des points déjà vus en classe). Je précise tout de suite que ce travail n'est en rien irréprochable.

Si des problèmes d'ordre méthodologique concernant l'exercice de la réponse organisée se pose, la rubrique "commentaires" est à votre disposition. 
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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 19:44
Dans le cadre de l'étude de l'industrialisation dans la région stéphanoise, nous avons utilisé, en le confrontant à d'autres documents, le fameux manuel scolaire paru pour la première fois en 1877, Le tour de France par deux enfants. Ainsi, que le précise un internaute avisé, Nicolas Demassieux, il s'agit d'un manuel scolaire "écrit par Mme Augustine Fouillée née Tuillerie, sous le pseudonyme de G. Bruno. Publié en 1877, il a été réédité à près de 400 fois ! Il a donc servi pendant près de 50 ans (3 générations) de manuel scolaire (...). Le charme de ce manuel de lecture provient à la fois de son histoire pleine de bons sentiments, prétexte pour aborder la géographie de la France, son histoire et les sciences et techniques, mais aussi des 220 gravures de cette édition". 
Sur cette carte, on présente le parcours effectué par les deux orphelins (lorrains bien sûr, histoire de rajouter un peu de pathos après la défaite de la France contre la Prusse en 1870).
  
Voici donc l'itinéraire d'André et Julien qui dessine une géographie de la France du XIXe siècle à travers ses provinces. Une carte très utile d'ailleurs pour comprendre la différence entre la notion d'espace géographique et celle de territoire...

Dans leur périple, les enfants rencontrent les villes françaises nées ou développées à partir de l'industrialisation : Le Creusot, mais aussi Saint-Etienne bien sûr...  Tout est fait pour frapper les imaginaires : la croissance de la population, la poussière de charbon qui envahit toute la ville, l'arrivée des enfants (coup de chance !) au moment de la sortie de la Manufacture d'Armes de Saint Etienne. Quelle magnifique leçon de choses... et d'histoire, pour peu qu'on fasse attention à ne pas prendre au pied de la lettre tout ce qui est présenté aux jeunes écoliers de la IIIe République. 
Ci-dessus la carte du Lyonnais qui s'étend du Beaujolais... au Forez, en passant par le Roannais et la vallée du Gier. En légende, le manuel précise :  "LE LYONNAIS est une petite province dont l'intelligence des habitants a fait une des plus importantes de France. Outre les grandes villes industrieuses de Lyon et de Saint-Etienne, d'autres comme Tavare, Roanne, Montbrison, filent le coton et fabriquent la mousseline. Givors et Rive-de-Gier sont de grands entrepôts de charbons ; Villefranche et Beaujeu font le commerce des vins."

Quant à la physionomie de Saint-Etienne au XIXe siècle, voici à ce qu'elle pouvait ressembler, si on en croit la gravure de ce manuel qui contribua sans doute à enraciner quelques solides stéréotypes parmi la population française au sujet de l'agglomération stéphanoise : 
 
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