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UN BLOG PARMI D'AUTRES POUR FACILITER LES RELATIONS, LES ECHANGES AVEC LES HEUREUX JEUNES GENS QUI ONT LE PLAISIR DE SUPPORTER G. SABATIER QUELQUES HEURES PAR SEMAINE ! QUE LA FORCE SOIT AVEC CEUX QUI CONTRIBUERONT A CE BLOG ET A CELUI QUI TENTERA DE LE FAIRE VIVRE !  POUR QUE TOUS SUIVENT LA ROUTE DE L'HISTOIRE-GEOGRAPHIE

Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

PASSANTS DU BLOG

22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 19:49

Pour mieux connaître le régime stalinien dans ses réalisations les plus spectaculaires, je vous propose un petit détour par le métro de Moscou.
La première ligne de métro a été achevée en Russie, bien après celles des pays européens occidentaux, puisqu'elle a été ouverte le 15 mai 1935.

Staline poursuivait un double objectif à travers cette réalisation urbaine : montrer la capacité de l'URSS à combler son retard technologique et industriel sur les puissances dites "capitalistes" et aussi apporter la beauté au peuple soviétique. Ainsi, les plus grands architectes soviétiques élaborèrent les stations, honorant le peuple travailleur et les Républiques de l'URSS.

Les cabines téléphoniques sont à l'image de certaines stations, majestueuses (photo personnelle 2006)L'idéologie se cache dans les moindres recoins, y compris dans les appliques dont le motif figuratif, la gerbe de blé, rappelle que le communisme permet à la nation soviétique de vivre dans un régime d'abondance. 

Les halls de stations sont parfois majestueux, comme en témoigne cette vue de la station "Komsomolskaïa-Koltsevaïa", dédiée, comme son nom l'indique, aux Jeunesses Communistes, les fameuses Komsomols. Cette station a été réalisée à l'extrême fin du régime stalinien, en 1952.

 

Plus ancienne car réalisée en 1938, la station de la "Place de la Révolution" rappelle les forces sociales que met en exergue la propagande communiste : d'abord le mineur avec son marteau piqueur, mais aussi la paysanne nourrissant un splendide coq en pleine santé.



Le régime communiste est sans cesse mis en image, notamment dans la décoration des magnifiques plafonds. On peut se féliciter que depuis l'effondrement du communisme, ces traces n'aient pas disparu. Moscou est d'ailleurs une ville qui dans ses moindres ruelles porte l'histoire du XXe siècle, un véritable livre d'images ouvert pour l'observateur attentif.

Voici par exemple, une décoration au plafond d'une station, avec les initiales CCCP (URSS : union des Républiques socialistes soviétiques) et l'emblème du drapeau soviétique : la faucille et le marteau entremêlés, rappelant l'alliance entre le peuple ouvrier et le peuple des campagnes en faveur de la Révolution.

Mais à Moscou, comme ailleurs, le métro, c'est d'abord fait pour lire le journal (du voisin)... Y compris quand on ne comprend pas un mot de russe !

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 20:30

Pour la dernière composition de géographie de l'année, les Premières S3 devaient se pencher sur le sujet : "les caractéristiques de la région Rhône-Alpes et l'aménagement de ses territoires". 

Peu de copies sont arrivées à bien analyser le sujet et à le transformer en problématique. Néanmoins, quelques élèves proposent les questions suivantes particulièrement pertinentes : 

Quelles sont les caractéristiques de la région Rhône-Alpes et comment aménage-t-elle ses territoires pour avoir une dimension nationale mais aussi européenne ? (Sophie)

Comment la région Rhône-Alpes aménage-t-elle son espace pour le rendre attractif et dynamique, socialement et économiquement parlant ? (Léa)

 

Beaucoup d'élèves ont essayé, à défaut d'y parvenir du fait d'un temps très court, de valoriser leur composition par un croquis. Parmi eux, deux travaux se signalent par leur contenu à la fois riche et bien adapté au sujet de la composition. 

Voici d'abord celui de Margotmargot001-copie-1.jpg

Une très bonne légende, structurée et cohérente malgré quelques petites maladresses. Quelques petites erreurs sur la carte (réseau de communication notamment). Les figurés de surface ont du mal à ressortir sur le fond de carte. 

 

...bastien001.jpget le croquis de Bastien, lui aussi très riche qui présente une légende bien organisée mais comportant quelques approximations ou oublis (surtout sur la dernière partie). Là encore, il faut faire attention aux localisations : tracé du futur Lyon/Turin, aéroport Saint Exupéry... 

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 11:00

Nous avons étudié en détail cette journée du 6 février 1934 qui vit plusieurs cortèges de manifestants s'en prendre au symbole républicain par excellence de la IIIe République parlementaire : la Chambre des Députés. 

Pour compléter le cours, voici quelques documents.

D'abord la une de deux des trois journaux dont je vous ai proposé l'étude et qui révèlent dans leur présentation des événements leur couleur politique.
Commençons par le Populaire du mercredi 7 février 1934, le journal de la Section française de l'Internationale Ouvrière (SFIO) représentant le courant du socialisme réformiste dont le chef de file de cette époque n'étant plus Jaurès, assassiné en 1914 mais Léon Blum. 
lepop.jpg 

A l'opposé, voici la Une de l'Action française, le journal d'un mouvement nationaliste éponyme  qui avait été au début du XXe siècle ouvertement monarchiste mais qui dans les années 30 ne cachait pas une certaine fascination pour les régimes autoritaires voisins, comme ceux de l'Italie fasciste et de l'Allemagne nazie.
action.frse.jpeg

Pour avoir une vision plus précise de cette journée ou plutôt de cette soirée du 6 février 1934, allez vite découvrir la vidéo du site Jalons de l'INA, qui permet de voir la mise en place du dispositif policier en début de journée (très beau plan sur la garde mobile devant la chambre des Députés) et les émeutes de la soirée où l'on perçoit l'extrême agitation, la faiblesse des forces de l'ordre débordées par les milliers de manifestants et les coups de feu qui provoquèrent la mort de 15 personnes. 

Vous pourrez encore plus apprécier cette vidéo issue des Actualités cinématographiques de la Société Pathé en lisant la rubrique Contexte historique qui permet de bien situer l'extrait dans l'extrême agitation politique des années 30 en France. 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 18:40

Au hasard de la correction d'une copie d'un travail à la maison en Première, j'ai trouvé une allusion aux martyrs de Vingré (travail de Titouan). L'occasion m'est donc donnée de revenir sur cet épisode peu connu car peu glorieux de la Première Guerre Mondiale, qui s'est déroulé en novembre 1914 et qui a concerné des hommes d'un régiment d'infanterie originaires pour la plupart de la Loire car stationné à Roanne. 

Près du lycée, une rue piétonne commerçante et accueillant de nombreux restaurants s'appelle la Rue des Martyrs de Vingré. 

vingre.jpg

Les martyrs de Vingré tirent leur nom d'une bourgade, Vingré, située dans l'Aisne, au Nord de la France.En novembre 1914, les soldats français essuient le feu allemand pendant près de 2 heures. Il en résulte une véritable confusion et 24 soldats parviennent à fuir les balles allemandes (nous sommes encore dans le contexte d'une guerre offensive). L'officier de commandement qui rédige le rapport les présente, à tort, comme des déserteurs, alors qu'ils n'avaient fait que battre en retraite. Il ne s'agit donc pas de mutins comme il pourra en exister plus tard dans le conflit (dès 1915).

Six d'entre eux sont choisis au hasard parmi les 24 et sont jugés coupables de désertion et d'abandon de poste. Après un jugement expéditif, ils sont fusillés quelques jours plus tard, le 4 décembre 1914, à titre d'"exemple", comme le veut la formule consacrée. Deux d'entre eux étaient originaires d'Ambierle, au Nord de la Loire.

Leur mémoire se perpétue dans notre département avec la fameuse rue rappelant leur sacrifice. A Ambierle, la place publique porte la même dénomination et la ville de Boën possède aussi une rue "des Fusillés de Vingré". 

Vous trouverez beaucoup de renseignements sur ces soldats, notamment les lettres qu'ils envoyèrent à leur famille, avant d'être passés par les armes sur ce site. Comment la justice militaire a-t-elle contribué, elle aussi, à faire accepter la guerre aux soldats ? A cette question, des élèves de Première L ont tenté de répondre, il y a quelques années en rédigeant des articles d'un blog grâce à l'aide d'une étudiante en doctorat de Saint Etienne. Vous pouvez consulter leur travail à cette adresse ainsi que bien d'autres articles avec des archives passionnantes sur la Grande Guerre sur d'autres sujets, locaux ou non. Bonne lecture !

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 11:27

Dans le cadre de notre chapitre consacré à l'étude de la Belle Epoque en France, nous serons invités à nous intéresser à l'exposition universelle de 1900. 1900 est la date souvent retenue par les historiens, comme Michel Winock, pour marquer le début de ce que les Français appeleront plus tard, avec nostalgie, "la Belle Epoque". 1900 vit notamment l'organisation par la France de la dernière exposition universelle du XIXe siècle qui couronna le savoir faire européen et français en matière technologique. 

Cette exposition a visiblement fasciné les contemporains. Ainsi, dans une archive privée, on peut découvrir l'enthousiasme d'un ingénieur français à la découverte des merveilles de l'Exposition. Ce dernier écrit à son père :

Cher Père,

Comme promis, je t'écris un court compte-rendu de ma visite d'hier à l'Exposition universelle. J'ai profité d'une réunion d'anciens élèves au Palais des Fêtes qui se trouve dans l'ancienne Galerie des Machines pour me documenter sur les derniers progrès en voiture automobile puisque, tu le sais, je meurs d'envie de m'en acheter une, depuis que l'oncle Jean m'a fait faire un tour dans son vis-à-vis De Dion. Pour m'y rendre, étant en retard et craignant les embarras de Paris qui n'ont pas changé depuis Boileau et qui sont amplifiés par l'Exposition, tu seras heureux d'apprendre que j'ai pris le Métropolitain qui vient juste d'ouvrir pour les "IIe Jeux olympiques". Toi qui me parlais toujours du Tube de Londres et du métro électrique de Buda Pesh en termes grandiloquents tu seras séduit par le confort des voitures et l'accès facile aux stations. L'ingénieur Bienvenue a bien su utiliser le retard de la Ville de Paris pour éviter les défauts des systèmes utilisés dans les autres capitales : la grande profondeur inamicale des stations de Londres, les voitures étroites avec peu de sièges de Buda Pesh, le 4e rail de Londres, etc…[…]. Dans l'enfilade de l'esplanade des Invalides il y a de belles structures. Je n'avais pas le temps d'y faire un tour. J'ai donc tourné à droite vers la Tour. Pour m'y rendre, je voulais prendre un petit train semblable à celui que j'avais pris lors de l'Exposition de 1889. Là, une surprise m'attendait : la plate-forme mobile. J'ai été enthousiasmé. Il s'agit de 3 bandes parallèles en bois de 1,5 mètre environ de large. On passe de la première, qui est fixe, à la seconde, qui est mobile, sans problème, et de là, sur la troisième, sans effort, puisque la différence de vitesse n'est que de 4 km/heure, la même qu'entre la première fixe et la deuxième. Donc au lieu de prendre le tramway électrique, j'ai pris cette plate-forme qui va dans le sens contraire, par les Invalides et l'École Militaire ; quel plaisir ! […] Je suis descendu de la plate-forme mobile à la station du Palais de l'Electricité pour me rendre à notre réunion. Devant le Palais de l'Electricité, il y a le Château d'eau monumental. Bien que l'élégance des 400 mètres de la Galerie des Machines soit cachée par le Château d'eau d'un style rocaille qui s'accorde mal avec le style dépouillé de l'architecture de fer, il n'en reste pas moins vrai que ses bras de 150 m, de chaque côté, ont une belle allure avec, sur la gauche, une très belle cheminée en céramique et, sur la droite, la Grande Roue de Paris d'une centaine de mètres de hauteur. Si l'on s'efforce de cacher la Galerie que la majorité veut garder, que va-t-il devenir de la Tour de 300 mètres, la mal aimée, qui doit être démolie en 1909 ? Les essais réussis de Ducretet, il y a quelques mois, de télégraphie sans fil entre la Tour et le Panthéon donneront peut-être des idées à la Marine pour utiliser la Tour comme antenne. Sur mon chemin j'ai pu visiter la salle de contrôle qui distribue l'électricité à travers toute l'Exposition. C'est une salle d'environ une cinquantaine de mètres avec tout ce qui est nécessaire pour contrôler les lumières et les 27 "escaladeurs". En 1855 (l'année de ta sortie de Centrale) l'Exposition avait utilisé 350 chevaux d'électricité; cette année, 100 fois plus sont installés. C'est te dire les progrès de la Fée électricité. […]. " 

Comme le texte le rappelle, cette exposition universelle n'est pas la première organisée à Paris, mais la troisième après celles de 1855 et de 1889 (pour laquelle avait été érigée la tour de Monsieur Eiffel). Celle de 1900 dura du 15 avril au 12 novembre, attirant près de 10 millions de visiteurs au mois de septembre par exemple ! Comme l'indique le texte, elle permit aux utilisateurs d'emprunter la première ligne de métro construit par l'occasion selon les plans de Fulgence Bienvenüe. Cette exposition a tant frappé les imaginaires qu'elle est aujourd'hui encore au coeur de projets innovants. Le magazine de télévision Télérama narre ainsi le travail d'un passionné ayant à coeur de reconstituer le Paris de l'exposition de 1900 : "En 2006, un internaute un peu fou se lance dans la reconstitution en trois dimensions de l'Exposition, en vue de réaliser un film d'animation. Un projet titanesque - environ cinq ou six ans de travail en prévision, selon l'intéressé - pour recomposer, en images de synthèse, tous les bâtiments, dans leurs moindres détails. Un work in progress qu'il expose dans un site où les amateurs d'architecture trouveront leur bonheur : comme sur un chantier, on y suit l'avancée des travaux en temps réel, du premier au dernier pan de mur. Aujourd'hui, la première phase est achevée, soit 10 % du total, avec la reconstitution du quai des Nations et de ses quinze pavillons nationaux (Norvège, Turquie, Allemagne...). Un travail fascinant dont on peut évaluer l'exacte fidélité grâce aux dizaines de gravures et de photos d'époque, disponibles sur le site". 

Voici donc une mine d'informations pour les historiens mais aussi pour les amateurs d'histoire voulant se plonger au coeur de la Belle Epoque. On pourra d'ores et déjà admirer la reconstitution du pavillon italien avec ses oriflammes !

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Pour vous balader sur le quai des Nations, rien ne vaut le visionnage du premier film réalisé par cet amateur éclairé, disponible notamment à cette adresse. Vous pourrez y admirer les pavillons suédois, monégasque, norvégien, belge, hongrois... semblables à des édifices byzantins, rococo ou gothiques !

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 22:21

Il n'aura pas échappé à l'oeil attentif du quidam déambulant en ce début d'année dans les rues stéphanoises que notre communauté d'agglomération, Saint-Etienne Métropole, s'est lancée dans une campagne d'affichage massive pour inciter les habitants à revoir leurs modes de déplacement. Sans égaler, il y a quelques mois, l'inoubliable  "Saint Etienne met en échec le réchauffement climatique" (sic), qui montrait à l'évidence un certain manque de maîtrise des échelles géographiques dans les agences de publicité, nous pouvons mesurer, au niveau local, l'importance des transports urbains et de leur gestion pour toute agglomération. 

planclimat.jpg

Campagne publicitaire de Saint Etienne Métropole en faveur d'un nouvel usage des transports au sein de l'agglomération

PlanClimat_SEM_01.jpg

Campagne relayée par des affiches ou couvertures mettant en valeur le "Plan climat" qu'a lancé l'agglomération il y a quelques mois. 

Ces campagnes d'information et d'incitation sont un versant de la mise en oeuvre de ce que l'on nomme les PDU, plans de déplacements urbains. Comme toutes les grandes communes françaises, Saint Etienne a mis en place un PDU pour favoriser les modes de transport doux ou alternatifs (à la voiture notamment). Il reste à se demander si l'utilisation récurrente de la couleur verte, que l'on associe assez facilement à la ville, ne limiterait pas la question des transports à une dimension strictement environnementale. Or, bien d'autres critères interviennent aussi pour penser la politique des transports, notamment sociaux et économiques. De tout cela, les campagnes publicitaires ne parlent que très peu... 

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 18:32

Depuis quelques années, de manière régulière, les médias évoquent les tentatives d'entrée souvent désespérées dans le territoire de l'U.E via d'Africains fuyant la misère, parfois la répression de leur continent... Le territoire espagnol est particulièrement concerné par ce phénomène d'immigration illégale que les autorités s'efforcent d'annihiler ou du moins de limiter. C'est une des conséquences méconnues des accords de Schengen (1991) qui tout en prévoyant la libre circulation des hommes et des marchandises entre les états signataires, prévoyaient aussi un renforcement des contrôles aux frontières de l'U.E.

L'enclave espagnole de Melilla avec son port. Une lecture attentive de l'image fait apparaître clairement les discontinuités géographiques avec les axes de communication et une limite séparant le territoire espagnol de l'arrière pays. On voit ainsi que la partie la plus au Sud du port se rattache au Maroc, séparée par un cordon vert de la partie espagnole. Site : Google Earth

 

Ci-dessous une vue du grillage matérialisant en fait  la frontière que l'on apercevait dans l'image du haut entre l'Europe et le Maroc. Site : Google Images

Par sa position périphérique et par la situation particulière de certains de ses territoires (îles Canaries, Ceuta, Melilla, détroit de Gibraltar), l'Espagne, tout comme l'Italie, mais aussi la France de l'Outre-mer, notamment la Guyane, mais aussi la Corse sont affectées par ces déplacements de population.

Les îles Canaries au large du continent africain, la distance mesurée d'après le site Google Earth fait apparaître 105 km entre les côtes africaines et le rivage des Canaries, c'est dire l'importance des risques pris par ceux qui se lancent dans une traversée très incertaine. Image : site Google Earth

      
Le choc est d'autant plus grand, dans un lieu comme les Iles Canaries, que ce phénomène est concomittant de l'exploitation touristique de l'espace. Le débarquement sur les plages des Canaries des embarcations sommaires où s'entassent les candidats à l'immigration renvoient une image bien dérangeante d'un lieu que l'on souhaiterait plus attractif pour la clientèle touristique européenne.

       Sur l'île de Lobos, la plus proche des côtes africaines, on peut voir l'implantation d'une station touristique avec ses hôtels, sa plage et ses voies de communication. Image site Google Earth

 

  Ainsi, en mai 2007, le journal français Le Figaro, titrait : "les Canaries, prises d'assaut par les clandestins", titre rappelant métaphoriquement l'attaque subie par la  citadelle européenne que beaucoup espèrent pour ces populations du Sud inatteignable. L'article rappelait également que les émigrants venaient de toute l'Afrique occidentale : Mauritanie, Sénégal... embarqués dans des bateaux de fortune, appelés cayucos (nommés naguère pateras).

Cayuco venu d'Afrique subsaharienne, site Latinreporters.com


Il y a 4-5 ans, les passages s'effectuaient surtout par l'étroit détroit de Gibraltar (14 km séparant l'Afrique de l'Europe), désormais avec un renforcement des moyens de surveillance, les émigrants tentent de gagner l'Europe en se lançant dans de très risquées traversées de l'Atlantique, les Canaries se trouvant à plus d'une centaine de kilomètres des côtes africaines. Le péril est grand et outre la probabilité forte d'être arrêtés par les autorités espagnoles, c'est bien leur vie que mettent en jeu ces migrants. Ainsi, les ïles Canaries seraient devenues le 2ème lieu de passage pour atteindre l'Europe via l'Espagne, selon R.F.I. Un excellent dossier peut être consulté sur le site de R.F.I. En voici un court extrait : Un rapport de la police espagnole évalue à plus de 10 000 le nombre de candidats africains à l’émigration vers l’Europe actuellement massés en Mauritanie et au Sahara occidental. Mardi, le préfet des Canaries a affirmé, sur la radio espagnole Cadena Ser, que les filières d’émigration clandestine d’Afrique vers les Canaries partaient désormais de Mauritanie plutôt que des côtes du Sahara occidental. Selon le coordinateur du Croissant-Rouge mauritanien, Ahmedou Ould Haye, « entre novembre 2005 et aujourd’hui, 1 200 à 1 300 personnes ont perdu la vie en mer en essayant d’atteindre les Canaries ». Il estime qu’entre 700 et 800 personnes tentent la traversée chaque jour et que 40% des bateaux qui prennent la mer font naufrage. « Le voyage est pré-financé par des réseaux bien implantés, aussi bien en Mauritanie que dans les pays subsahariens et européens de destination », précise-t-il. Repoussés des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla (Nord du Maroc), dissuadés par le renforcement des contrôles hispano-marocains dans le détroit de Gibraltar, les émigrants africains tentent de plus en plus de gagner l’archipel des Canaries à partir de la Mauritanie. Source : RFI.

Plus récemment, en janvier 2010, c'est la Corse qui fut concernée par l'arrivée de migrants clandestins dont l'origine n'était pas seulement africaine mais concernait aussi le Proche et Moyen-Orient, montrant ainsi que ces flux s'effectuaient à des échelles beaucoup plus larges qu'il y a encore une dizaine d'années.  

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 11:02

Voici la correction des deux premiers exercices de l'interrogation de mercredi :

Exercice A : connaître son cours

Les trois groupes sociaux qui se sont développés lors de l'industrialisation en Amérique du Nord et Europe de l'Ouest sont la classe ouvrière, les classes moyennes et la bourgeoisie. Cette dernière domine la société pour trois raisons : elle détient le pouvoir économique (dirigeants d'entreprises, riches commerçants, professions libérales); elle détient de plus en plus le pouvoir politique et son mode de vie influence de plus en plus les autres classes sociales, en particulier les classes moyennes. 

 
Exercice B : étudier un ensemble de documents

1.        Le document 5 est une description littéraire de la ville du Creusot par un célèbre écrivain du XIXe siècle, Guy de Maupassant. Le texte a d’abord été publié dans un journal en 1883 : il s’adresse donc aux lecteurs de ce journal et leur livre une description d’un paysage du centre de la France transformé par l’industrialisation au cours de la première révolution industrielle.

2.        Les éléments montrant les transformation liées à l’industrialisation sont :

-          la naissance d’un véritable site industriel faisant disparaître le village du Creusot (avec son église) : nombre important de bâtiments où est fondu et transformé le fer, logements ouvriers.

-          « un pays noir » marqué par la pollution atmosphérique qui se dégage des cheminées des usines mais aussi le bruit assourdissant que font les machines qui contraste selon Maupassant avec le calme des campagnes environnantes.

Le document 3 permet de mettre en valeur la croissance démographique de cette ville, due en grande partie à un afflux de main d’œuvre important pour travailler dans les usines Schneider. Il montre donc que l’industrialisation entraîne l’urbanisation.

3. L’activité de base des industries Schneider est la métallurgie (transformation du minerai de fer en produits finis ou semi-finis) qui devient ensuite la sidérurgie (transformation du minerai de fer en acier) grâce à l’application du procédé Bessemer. Cette activité s’est étendue du domaine des moyens de transports (locomotives, bateaux à moteurs), aux infrastructures (ponts métalliques, confection de rails), au bâtiment (charpentes métalliques) et enfin, à l’armement (canon).

4. L’emprise de la dynastie Schneider se vérifie dans plusieurs domaines :

-          dans l’urbanisme du Creusot : statue de Schneider sur la place publique, place importante du Château où habite la famille dans l’espace urbain, les logements ouvriers à proximité des usines.  

-          dans la construction d’équipements urbains dus à l’initiative des Schneider : école, hôpital.  

-          dans l’administration de la ville : les maires du Creusot sont très souvent les membres de la famille Schneider. Les Schneider constituent l’élite sociale et politique du Creusot.

-          dans le domaine du travail : la moitié ou le tiers de la population de la ville est employée dans les usines Schneider de 1846 à 1882.

  Photographie du très libéral Henri Schneider en 1896. Site officiel de la ville du Creusot   

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 12:12

CORRECTION DU DEVOIR DE GEOGRAPHIE DU 4/11

 

Exercice A : En 2008, le Kosovo, petite région de la Serbie, proclame son indépendance après une lutte armée. Depuis la première guerre mondiale, les empires multinationaux se disloquent, entraînant l’apparition d’Etats-Nations. Après la Bosnie, le Monténégro..., le Kosovo, majoritairement peuplé d’Albanais, applique à son tour « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », reconnu par l’ONU, pour créer un Etat-Nation. (Théo)

 

Exercice B : Défauts et erreurs constatés

1.     Des cartes sans aucune localisation.

2.     Des cartes qui oublient des espaces européens : les Etats les plus à l’Est, les Etats de l’ex-Yougoslavie…

3.     Des légendes sans organisation alors que le sujet incitait à faire deux parties

4.     Un manque de soin : fautes d’orthographe, utilisation du fluo, problème de coloriage, des hachures superposées…

5.     Sujet trop réduit à l’U.E, alors que le sujet aborde l’Europe (l’U.E est évidemment à cartographier mais ce ne doit pas être le seul élément d’unité !)

6.     Un figuré ne peut pas faire une seule partie de la légende ; il faut au moins 2 éléments.

 

Exemple de légende (Margot)

legenderoche001

 

 Exercice C 

jpg.567.jpg

1. Ce document est un dessin de Plantu, paru le 6 avril 2010, à la une du journal Le Monde, au moment de la visite officielle en France du premier ministre turc, Erdogan, reçu par le président de la République. Il a été publié pour les lecteurs du journal, dans le but des les informer de cette visite avec humour. (Claire)

2. La Turquie est candidate officielle pour entrer dans l’Union européenne. La France, l’un des pays fondateurs de cette union et donc l’un de ses piliers, doit être convaincue, pour que la Turquie puisse accéder au statut de membre. C’est pourquoi le premier ministre turc rend visite à l’Etat français, sûrement pour discuter de son entrée dans l’Union européenne. (Mathilde)

3. Le personnage de droite représentant le président français cherche rapidement où la Turquie se situe sur un planisphère, juste avant que le premier ministre de ce pays n’entre dans la pièce. De plus, il cherche la Turquie du côté de l’Amérique. Cela montre que pour les membres de l’Union européenne, l’entrée de la Turquie est problématique : ils ne la considèrent même pas en Europe (Guillaume C). De plus, le dessinateur a montré l’embarras de M. Sarkozy (goutte qui perle à son front + texte de la bulle), car la France est l’un des pays à être contre l’entrée de la Turquie (Sophie).

4. En octobre 2010, il y a encore des problèmes avec des demandes d’adhésion dans l’Union européenne. La Russie se trouve entre deux continents comme la Turquie, même chose pour les pays sur la frontière naturelle de l’Asie comme la Géorgie... Mais certains pays posent aussi des problèmes culturels comme le Maroc, qui possède sur son territoire, deux villes espagnoles. Même l’Islande peut poser problème car elle est éloignée de l’Europe, dans l’océan atlantique. (Guillaume). Des espaces européens sont également exclus du processus d’élargissement en Europe du Sud Est : Bosnie, Serbie, Albanie, Monténégro et Kosovo car jugés trop instables ou peu démocratiques et en Europe de l’Est : Moldavie, Ukraine, Biélorussie car trop influencés par le grand frère russe (le prof). 

 

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 18:55

Commençons cette année en histoire, par un cours d'histoire locale puisque le programme de Première met la croissance économique et les origines historiques de la mondialisation ! Sur ce thème là, les ressources abondent et c'est pourquoi nous partirons du cas stéphanois pour comprendre ces changements majeurs qui sont intervenus du milieu du XIXe siècle à nos jours. 

Quelques sites internet bien fournis nous permettent d'appréhender la naissance au XIXe siècle d'une véritable région industrielle, fondée sur l'exploitation du charbon. Commençons d'abord par mentionner celui de l'école
des mines de Saint-Etienne qui rappelle en quelques pages fort bien illustrées la croissance exceptionnelle de la ville durant l'âge industriel.

Sur ce plan du début des années 1820, on voit clairement que la ville s'est développée d'abord sur un axe Est/Ouest,  mais que sa croissance était limitée par les nombreuses zones de collines caractérisant le site stéphanois. Avec la révolution industrielle, un axe Nord/Sud commence à se dessiner, qui ne cessera de prendre de l'ampleur au fur et à mesure de la croissance démographique de la ville (zones en noir correspondent aux immeubles). C'est cet axe qui donne à la ville sa physionomie si particulière : une "grande rue" allant du Nord au Sud de plus de 7 km, sur laquelle circule depuis le XIXe siècle, le fameux tramway. Ce mode de transport typique du XIXe siècle avait été abandonné par la plupart des villes au XXe siècle, lorsque s'est développée l'automobile. Saint-Etienne fut l'une des seules villes en France à n'avoir pas supprimé son tramway car la grande rue (à peu près) droite reliant la ville du Nord au Sud rendait son exploitation commode et rentable.

Pour devenir incollable sur l'histoire stéphanoise, explorez le site des amis du Vieux Saint-Etienne qui regorge d'informations. Vous en apprendrez ainsi beaucoup sur l'histoire de la ville minière et de sa région. Vous verrez notamment qu'il est possible, encore aujourd'hui, de trouver trace de la première ligne de chemin de fer pour le trafic de marchandises qui reliait Saint-Etienne à... Andrézieux bien sûr !

 Voici les vestiges du pont Le Mallet - Le Rollet à Saint Just Saint Rambert qui supportait la ligne de 1827 ! (photographie prise sur le site Internet des Amis du Vieux Saint-Etienne)

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