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UN BLOG PARMI D'AUTRES POUR FACILITER LES RELATIONS, LES ECHANGES AVEC LES HEUREUX JEUNES GENS QUI ONT LE PLAISIR DE SUPPORTER G. SABATIER QUELQUES HEURES PAR SEMAINE ! QUE LA FORCE SOIT AVEC CEUX QUI CONTRIBUERONT A CE BLOG ET A CELUI QUI TENTERA DE LE FAIRE VIVRE !  POUR QUE TOUS SUIVENT LA ROUTE DE L'HISTOIRE-GEOGRAPHIE

Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

PASSANTS DU BLOG

28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 09:45

Les épreuves du baccalauréat étant derrière nous, voici les résultats de l'enquête menée auprès des 18 élèves de la Terminale S4 du lycée d'Andrézieux-Bouthéon 2008-2009.

Pour 28% des élèves, les cours étaient meilleurs en histoire. Pour 39%, les cours étaient meilleurs en géographie. Pour le tiers de la classe, les deux matières étaient traîtées de manière identique.

 

Pour les chapitres étudiés, en histoire, on trouve la hiérarchie suivante :

- 53% citent en premier lieu les relations internationales de 1947 à 1991

- 65% citent en deuxième ou troisième position la France depuis 1958

- Le chapitre consacré au nouvel ordre mondial depuis les années 90 divise profondément les élèves : 30% le placent en première position, 30% en dernière position !
- 53% citent la colonisation européenne en troisième ou quatrième position.
- Le chapitre sur le Tiers-Monde arrive en dernière position : 76% le placent en quatrième ou cinquième place.

Pour la géographie :
- 65% mettent en première ou deuxième place la puissance des Etats-Unis
- 59% placent le chapitre sur la mondialisation en 2ème ou 3ème place.
- 41% citent le Bassin méditerranéen en 3ème ou 4ème place.
- 59% citent l'Asie orientale en 4ème ou 5ème place.
- Enfin, le chapitre sur les autres logiques d'organisation du monde est cité par plus de la moitié des élèves (53%) en dernière position.


En ECJS, parmi les 4 thèmes abordés :
- la préférence se porte nettement sur la réforme des lycées citée à 67% en première ou deuxième place
- ensuite on trouve le sujet sur la discrimination positive cité à 33% en première place mais aussi à 28% en troisième place
- puis, les plaidoiries sur les droits de l'homme à 40% en troisième place
- enfin, le thème "informatique et libertés" cité en dernière position par 44% des élèves.


Dernier sujet, l'utilisation et la consultation de ce blog et du blog élèves hgfme, voici les résultats (peu encourageants pour le devenir de ce type d'outils) :

Pour la fréquentation, les deux blogs ont été :
- consultés très régulièrement : 0%
- consultés de temps en temps : 44%
- rarement : 44%
- jamais : 12%

Pour le contenu, les blogs sont jugés :
- très intéressants ou intéressants : 28%
- à améliorer : 17%
- peu utiles : 33%
- à abandonner : 0%
- ne se prononcent pas : 22%

Ce bilan est à comparer avec celui établi 2 ans plus tôt avec une autre classe de Terminale scientifique.

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 07:25

Voici le fruit du travail des élèves de Terminale S4 sur les littoraux asiatiques, à travers trois études de cas.

Pour la baie de Tokyo, Zoé, Joris et Maëliss proposent l'organigramme suivant :


Toujours sur le même espace, Lucas, Mathilde et Jessy ont réalisé un autre type d'organigramme
Autre type d'espace, l'estuaire de Saemangeum en Corée du Sud où le plus grand gain sur l'espace maritime (400 km²) est actuellement en chantier. Voici le travail de Luca, Matthieu et Lorraine :

Sur le même thème, Brice, Quentin et Nathan ont une approche quelque peu comparable :

Enfin, le littoral chinois est lui aussi fortement aménagé et transformé par l'homme : voici l'organigramme de Cyril, Aurélien et Khaled sur le littoral de Shanghai :

Là encore, beaucoup de similitudes dans la proposition de Loïc, Pierre et Corentin :

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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 13:56

EXERCICE A : EXPLICATION DE DOCUMENT EN HISTOIRE (affiche de l’UNR en 1961)

1.       Il s’agit d’une affiche à caractère politique parue en 1961 et commandée par l’U.N.R (Union pour une nouvelle République), un mouvement politique né en 1958, chargé de rassembler tous les partisans du général de Gaulle, revenu aux affaires à la même date. L’année 1961 est une année particulièrement agitée (ce qui explique cette volonté de mobiliser l’opinion derrière la politique menée par le chef de l’Etat) : en avril 1961, à Alger, des généraux ont tenté de prendre le pouvoir (putsch) et devant ce péril majeur pour l’intégrité de l’Etat français, le général de Gaulle, en vertu de l’article 16 de la constitution de la Vème République, s’est attribué les pleins pouvoirs. L’affiche justifie cette politique.

2.       On retrouve deux symboles clairement identifiables : la croix de Lorraine, qui est devenue l’emblème du général de Gaulle et de la France Libre en 1940 et le bonnet phrygien, symbole révolutionnaire, montrant l’attachement aux idéaux de liberté et à la République. Ces symboles rappellent que le général cherche à faire respecter les principes démocratiques et républicains (affiche qui veut s'opposer à ses détracteurs qui lui reprochent de se conduire de manière trop autoritaire). 

3.       On peut identifier 3 grands moments où le général de Gaulle a cherché à s’imposer et à se présenter comme le sauveur de la France :

-          durant la Seconde Guerre Mondiale, à partir du 18 juin 1940, lorsqu’il a appelé à la Résistance contre le régime de Vichy et l’occupant nazi

-          en mai 1958, lorsqu’il a accepté de revenir au pouvoir pour mettre fin au « régime des partis » de la IVe République qui avait créé une grande instabilité politique.

-          en avril 1961, lorsqu’à la suite du putsch des généraux à Alger, il s’attribue les pleins pouvoirs, pour écarter le danger d’une insurrection généralisée susceptible de menacer le régime républicain.

 

 

EXERCICE B : EPREUVE DE CARTOGRAPHIE (Grands flux d’échanges et inégalités de développement dans le monde)

Quelques rappels :

-          il faut soigner son travail, tant sur la carte (où il faut écrire lisiblement et droit, choisir des couleurs appropriées…) qu’en légende où l’orthographe n’est pas une option.

-          la légende est organisée en différentes rubriques qui doivent répondre au sujet (2 étaient possibles autour des 2 grandes entrées du sujet, 3 aussi en distinguant notamment la situation des Nord et des Sud), mais une rubrique ne peut exister que s’il y a au minimum 2 figurés.

-          Ne pas oublier le principe de base d’une carte : elle sert à localiser. Comment comprendre alors que plusieurs copies ne mentionnent aucune localisation sur le fond de carte ?

 

Si la partie sur les inégalités de développement était aisément réalisable (avec l’incontournable limite Nord-Sud où beaucoup d’erreurs sont hélas à déplorer), la partie sur « les grands flux d’échanges » demandait plus de réflexion. On pouvait évidemment cartographier les grands échanges commerciaux et financiers entre les pôles de la Triade, mais aussi indiquer quelques flux de marchandises, notamment de matières premières du Sud au Nord. Il aurait été aussi pertinent de localiser quelques grands ports mondiaux qui organisent ces flux (Singapour, Shanghai, Rotterdam), et de placer les grandes routes maritimes transocéaniques, comme celle reliant l’Asie de l’Est à l’Europe, en passant par le détroit de Malacca. Enfin, les grands flux migratoires (Sud-Nord) et touristiques (Nord-Sud) pouvaient être indiqués à condition qu’ils soient bien présentés dans la légende comme une conséquence des inégalités de richesses.

 

Voici, à titre d’exemple, la légende et la carte de Brice



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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 15:46

Dans le cadre de l'étude des institutions de la Vème République, j'ai évoqué brièvement l'existence d'un point de vue judiciaire de la Cour de Justice de la République.

 

Première précision : il existe depuis 1993 à la fois la Haute Cour qui peut juger pénalement un président de la République et la Cour de Justice de la République qui peut, quant à elle, juger un membre du gouvernement. Cette Cour de Justice est composée de 15 membres dont 12 parlementaires et 3 juges membres de la Cour de cassation dont l'un préside la Cour de Justice. D'après l'article 68-1,  "les membres du Gouvernement sont pénalement responsables des actes accomplis dans l'exercice de leurs fonctions et qualifiés crimes ou délits au moment où ils ont été commis, qu'ils sont jugés par la Cour de justice de la République qui, à la différence de la Haute Cour de justice, est liée par la définition des crimes et délits ainsi que par la détermination des peines telles qu'elles résultent de la loi."
Vous retrouverez tous les articles concernant ces deux organes de la Vème République sur le site de l'Assemblée nationale.
Le dernier ministre renvoyé devant la Cour de Justice de la République est... Charles Pasqua... pour des faits commis lors de son passage au ministère de l'Intérieur RPR sous le gouvernement Balladur (1993-1995).  L'information est très récente car elle date du 7 mai 2009 ! Le sont reprochés trois faits. Dans une "première affaire, il est soupçonné d'avoir signé en 1994 l'autorisation d'exploitation du casino d'Annemasse (Haute-Savoie) par un proche, en échange d'un financement politique ultérieur. Le deuxième dossier concerne un agrément délivré pour le transfert du siège de la branche transport de GEC-Alsthom à Saint-Ouen, qui avait généré en 1994 une commission de près de 800.000 euros versée à un proche de Charles Pasqua. Le troisième a trait au versement, entre 1993 et 1995, de commissions par la Sofremi, une société d'exportation d'armes qui dépendait du ministère de l'Intérieur, à des proches de l'actuel sénateur." (Source : les Echos.fr)

Photographie de Charles Pasqua en septembre 2004 qui exerce actuellement la fonction de sénateur

D'autres ministres ont été appelés devant la Cour de Justice de la République qui s'est déjà réunie une dizaine de fois. La plus célèbre affaire concerne le gouvernement de Laurent Fabius (1984-1986) : l’affaire du « sang contaminé ». L’ancien Premier ministre Laurent Fabius, et les anciens ministres Georgina Dufoix et Edmond Hervé étaient prévenus d’homicides involontaires et d’atteintes involontaires à l’intégrité physique. Seul le troisième sera reconnu coupable – mais dispensé de peine – dans un arrêt du 9 mars 1999.

Vue sur une séance de la Cour de Justice de la République (CJR)

Pour terminer et répondre à une question de Nathan, ce n'est pas cette juridiction qui est intervenue pour Bernard Tapie qui a pourtant bel et bien été auditionné par des parlementaires dans l'affaire de la session du groupe Adidas au Crédit Lyonnais, pour laquelle, il a obtenu une indemnité représentant la modique somme de 385 millions d'euros (valeur de la marque aux trois bandes sous-estimée volontairement par le Crédit lyonnais). Bernard Tapie a été entendu par des membres de la commission des finances de l'Assemblée nationale (une des commissions les plus importantes de l'Assemblée) pour s'expliquer sur sa version de l'affaire Adidas. D'ailleurs, il ne pouvait pas comparaître devant la Cour de Justice de la République, car un de ses arguments était notamment de montrer qu'il avait cédé la société Adidas avant d'entrer dans le gouvernement Bérégovoy (1992-1993)... comme ministre de la Ville pour ne pas confondre affaires et... politique !

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 14:18

PREMIERE PARTIE/ REPONSE AUX QUESTIONS

1.  Les lieux qui fonctionnent en réseaux sont les trois pôles dominant l’économie mondiale : Etats-Unis, Europe de l’Ouest et Japon, c’est à dire les membres de la Triade. Ils forment le réseau mondial le plus important de la planète et le plus riche («oligopole »).

Leurs aires d’influence priviliégiées sont souvent proches d’eux, dans leur proche périphérie :

-          Amérique latine pour les Etats-Unis, en particulier le Mexique, le Brésil et l’Argentine mais aussi l’Australie.

-          Europe de l’Est, Moyen-Orient, Afrique du Nord pour l’Europe (+ quelques centres locaux comme Lagos, Johannesbourg, Singapour, Sydney…)

-          Asie de l’Est et du Sud-Est pour le Japon : Chine de l’Est, dragons asiatiques…

2. Singapour se situe en Asie du Sud-Est. Ce dragon asiatique bénéficie d’abord d’une position géographique exceptionnelle : son port est un lieu de passage entre l’Océan indien et la mer de Chine (position stratégique, en contact avec la Chine, le Japon, Hong-Kong, Taïwan, les deux Corées…), au cœur des routes maritimes internationales. La mondialisation reposant sur l’intensité des échanges internationaux, le transport maritime est devenu prépondérant, ce qui fait de Singapour le principal port au monde pour le trafic de marchandises. Sur la carte 1, on constate que ce port est connecté à l’Europe de l’Ouest et au Japon, il s’intègre aussi à un réseau chinois. Il a donc à la fois un rayonnement régional (Asie de l’Est) et international (liens avec les espaces priviliégiés de la mondialisation).

Le paysage montre un espace saturé d’équipements, d’habitats et d’espaces de stockage. Au premier plan, sur un terre-plein (remblais qui permettent de gagner du terrain sur l’espace maritime), repose un terminal pour conteneurs. On repère ainsi les grues qui permettent de charger ou décharger les navires porte-conteneurs accostés, mais aussi de nombreux sites de stockage, le chenal où accostent les navires. Au deuxième plan, apparaît la ville de Singapour (architecture verticale pour répondre aux fortes densités), avec son C.B.D, son quartier d’affaires, qui montre que Singapour se développe aussi grâce aux services (banques, activités commerciales, assurances…).

3. Les éléments qui expliquent le poids variable de certaines métropoles sont :

-          leur appartenance à des Etats intégrés ou non à la mondialisation. On constate la mention de très nombreuses métropoles dans les pôles de la Triade, mais elles sont bien peu nombreuses dans les Etats en marge de l’oligopole (doc 1)

-          leur pouvoir directionnel : les sièges sociaux des sociétés les plus riches se trouvent principalement dans les trois pôles de la Triade, sauf exception. C’est le phénomène de métropolisation, capacité de certaines villes à exercer un rayonnement très important du fait des fonctions qu’elles exercent. Londres, Paris, métropoles de la mégalopole américaine ou japonaise accueillent  ainsi les activités de commandement et de direction.  (doc 3)

4.  Les zones franches et les paradis fiscaux se situent en périphérie de l’oligopole mondiale. Ils forment, selon Roger Brunet, « une ceinture dorée », entourant les pôles de l’économie mondiale. Ces espaces tentent de s’intégrer à la mondialisation en profitant de leur proximité géographique : main d’œuvre moins coûteuse et surtout taxation sur la production nulle pour les zones franches (exemple : les maquiladoras mexicaines sur la frontière Etats-Unis/Mexique), fiscalité réduite ou inexistante pour les paradis fiscaux (Monaco, Caraïbes…) qui permet de récupérer, de manière plus ou moins licite, les capitaux des pays les plus riches. 

5. La mondialisation a sans doute permis d’intégrer des espaces périphériques à l’économie monde, comme les paradis fiscaux et les zones franches. Cependant, ces lieux sont cantonnés à des activités de sous-traitance et sont entièrement dépendants des ordres (financiers ou commerciaux) venus de la Triade. Ils sont donc dépendants. Ponctuellement, certains espaces peuvent aussi se transformer du fait de la progression des échanges, comme le port de Singapour dynamisé par l’importance des échanges maritimes (doc 2). Néanmoins, on peut, d’après les cartes 1 et 3, facilement montrer que la mondialisation génère plus d’inégalités spatiales qu’elle n’en réduit. La domination d’une oligopole mondiale est incontestable : elle s’appuie sur des liens très importants entre ses membres, sur sa capacité décisionnelle (doc 1 et 3). Elle contribue à alimenter une fracture Nord/Sud. Des espaces sont complètement marginalisés comme l’Afrique, qui n’accueille aucune  société parmi les 500 plus riches du monde, l’Asie du Sud-Ouest…


Si vous voulez revoir la méthode de l'ensemble documentaire : c'est par là !
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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 13:12

Pour étudier la mondialisation, la célèbre chaîne de télévision britannique BBC a eu une idée intéressante : suivre quotidiennement  pendant un an l'itinéraire d'un conteneur frappé au logo de la BBC acheminé dans un premier temps depuis l'Ecosse jusqu'à Shanghaï.... avec un chargement de 15.120 bouteilles de whisky.  Grâce à une balise GPS fixée sur ce conteneur, on peut donc appréhender les grandes routes maritimes mondiales, par où transitent les flux de marchandises.

Courant octobre, la "boîte" a traversé sur un porte-conteneur l'Asie du Sud pour rejoindre le plus grand port mondial, celui de Singapour, où elle a fait une halte.

Si l'on en croit la BBC, depuis le 29 octobre, le conteneur est encore dans le port de Shanghaï, deuxième port mondial, après Singapour... où sa cargaison a été déchargée dans l'attente d'une consommation (non abusive) par le marché chinois, en plein essor. La BBC précise : "After a journey of more than 10,000 nautical miles, the Box arrives in Shanghai's Yangshan port - one of the biggest in the world.The container's whisky cargo will be unloaded and replaced by a new shipment of clothing." A votre avis, vers quelle destination se dirige à présent le textile chinois ? Les paris sont ouverts ! Voici en tout cas le déchargement de la boîte dans le port de Shanghaï...

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 11:23

La vie politique américaine est au coeur de l'actualité depuis plusieurs semaines avec l'élection présidentielle et la victoire de Barack Obama aujourd'hui. C'est l'occasion de nous pencher sur l'organisation originale de cette démocratie libérale. 

La première phase qui s'étale traditionnellement de février à juin consiste à désigner les délégués qui vont siéger pendant l'été aux conventions démocrate et républicaine. Ce sont les deux conventions qui désignent officiellement leur champion respectif. Mais en fait, le choix est déjà fait avant l'été ! En effet, lors des caucus (réunions au niveau des circonscriptions électorales, des comtés des Etats) et des primaires (réunions au niveau des Etats), chaque délégué représente un candidat bien précis, c'est pour cela que du côté républicain mais surtout démocrate, les aspirants à l'investiture de leur propre parti battent campagne et voyagent de comté en comté ou d'Etat en Etat pour tenter de convaincre leurs sympathisants. Celui qui a le plus de délégués à la convention devient le représentant de son parti ! 

Voici l'étendart des différents postulants à la Maison Blanche avant cet été. Le nom du futur résident à la Maison Blanche (entrée en fonction le 20 janvier 2009)  s'y trouve !

electionsus.jpg 
Pour prolonger cette réflexion sur le modèle politique américain, et pour faire un peu d'histoire, nous pouvons profiter de l'occasion, pour voir si dans la période que nous devons étudier, c'est à dire, depuis 1945, le principe de l'alternance politique est bien respecté. Voici un récapitulatif des différents présidents élus depuis cette date :

Franklin D. Roosevelt
1932-1945
Démocrate
Harry Truman
1945-1952
Démocrate
Dwight Eisenhower
1952-1960
Républicain
John F. Kennedy
1960-1963
Démocrate
Lyndon Johnson
1963-1968
Démocrate
Richard Nixon
1968-1974
Républicain
Gerald Ford
1974-1976
Républicain
James Carter
1976-1980
Démocrate
Ronald Reagan
1980-1988
Républicain
George H. W. Bush
1988-1992
Républicain
William Clinton
1992-2000
Démocrate
George W. Bush
2000-2008
Républicain
 
Le principe d'alternance paraît bien respecté, puisque au maximum, depuis 1945, un parti n'a pas exercé le pouvoir plus de 12 ans consécutivement ! Mais le fait de réduire la vie politique à deux partis n'est-elle pas une limite de ce système politique ? 

 Les deux grands partis, démocrate et républicain, sont, effet,  en concurrence pour l’élection présidentielle depuis le milieu du XIXe siècle (1854). Mais on oublie très souvent que de nombreuses élections ont vu, depuis cette date, 3 candidats s’affronter aux Etats-Unis ! Ainsi, depuis 1992, Ralph Nader « défenseur des consommateurs » se présente à la plus haute fonction de l’Etat américain ; il avait recueilli 0,3 % des voix en 2004. Il est encore candidat cette année. Il a joué un rôle important pour l'élection de 2000, en remportant plus de 2% des voix. Les démocrates l'ont en partie désigné comme responsable de la très courte défaite d'Al Gore contre G.W Bush. On peut quand même souligner que les 2 grands partis américains contrôlent la vie politique et sont de véritables machines de guerre particulièrement dispendieuses pour hisser au plus sommet de l'Etat fédéral leur représentant. 

Si vous voulez obtenir plus d'informations sur la vie politique américaine, vous pouvez vous rendre à cette adresse, pour y lire l'intervention de James Wilbur Ceaser, professeur à l'université de Virginie sur le rôle des partis dans la vie politique aux Etats-Unis. Vous y apprendrez notamment comment les couleurs rouge et bleue se sont substituées aux traditionnels âne et éléphant, symboles des deux partis. Vous ferez un peu de géographie politique en découvrant les soutiens traditionnels de ces deux partis, soutiens qui ont tendance à dépasser les clivages sociaux. Enfin, vous saurez combien de citoyens américains désignent en fait leur président lors des élections. Le taux de participation dans la plus grande démocratie du monde peut être une source de réflexion utile !

Enfin, pour en savoir plus sur les résultats de l'élection de novembre 2008, vous pouvez consulter quelques cartes de géographie électorale.

D'abord, celle de l'élection 2004 où s'affrontaient George W. Bush et John Kerry

Puis, celle de l'élection 2008, qui permet de voir qu'à partir des bastions démocrates du Nord-Est (Mégalopolis, région des Grands Lacs) et de l'Ouest, Barack Obama a remporté des Etats clés au Centre Est du territoire (Iowa par exemple), mais aussi l'Etat de Floride (qui avait pour quelques centaines de voix donné la victoire à Bush en 2000) au Sud-Est. La progression est aussi sensible dans l'Ouest américain avec la conquête par les démocrates du Nouveau Mexique (importance du vote latino), le Colorado, le Nevada.
Pour mieux connaître le futur 44ème président des Etats-Unis, vous pouvez d'abord écouter son premier discours prononcé cette nuit à Chicago, quelques minutes après l'annonce de sa victoire sur le républicain John Mc Cain et après sa séance de basket (d'autres auraient peut-être fait du jogging, souffrant d'un déficit de taille sous les panneaux). Tous les journaux français se fendent d'un portrait du nouveau président des Etats-Unis et présentent la victoire du démocrate... mais qu'en est-il dans le monde entier ? Allez vite faire un tour sur les unes de plus de 600 journaux de la planète...
Voici par exemple, la Une d'un quotidien sud africain (The Times)  à quelques heures de l'élection... Tout un symbole ! Malheureusement, il n'y a pas sur ce site la une d'un journal kényan, pays d'origine du père d'Obama... Dommage !

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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 06:34

Le Kremlin représente le centre politique de Moscou et de la Russie actuelle. Il était également le lieu du pouvoir de l'URSS pendant la guerre froide, si bien que les expressions "prendre ses ordres au Kremlin" ou "politique du Kremlin" revenaient tout simplement à faire référence à l'Union soviétique. 
Le Kremlin est d'abord une citadelle fortifiée par une muraille ponctuée de tours.
 Comme les tsars, les dirigeants de l'ex Union soviétique ont laissé leurs marques dans l'espace du Kremlin. Krouchtchev, par exemple, fit édifier un monument tranchant par son architecture moderne pour abriter les rencontres internationales et les réunions des partis communistes (à gauche de la photographie). On retrouve encore aujourd'hui à son sommet les armoiries soviétiques.Le Kremlin était aussi le lieu de résidence des dirigeants soviétiques et aujourd'hui de ceux de l'actuelle Russie (Eltsine, Poutine puis Medvedev). Le pavillon de la Russie flotte d'ailleurs sur le palais présidentiel.

Autre lieu emblématique de l'histoire de l'URSS, la célèbre Place Rouge qui désigne pour les Russes non pas une place communiste mais tout simplement une Grande Place ou la plus belle place d'une ville. Cette place qui se trouve derrière l'enceinte du Kremlin renvoie à la période soviétique, ne serait-ce par le grand mausolée achevé dans les années 30 en l'honneur du fondateur de l'Etat communiste, Lénine. Son corps momifié y est exposé.  


A proximité de ce mausolée, reposent aussi tous les dirigeants de l'ex URSS : Staline, Brejnev, Tchernenko et Andropov. Le corps de Staline était exposé jusqu'en 1961 aux côtés du Père fondateur de la Russie communiste mais déstalinisation oblige, sa sépulture repose désormais dans le jardin entourant le mausolée. Seul manque à l'appel Khrouchtchev qui n'est pas mort dans l'exercice de ses fonctions mais quelques années après sa destitution par les hauts dirigeants soviétiques. Il est enterré au cimetière du monastère orthodoxe Novodevitchi à Moscou.

C'est sur la place Rouge que l'on pouvait "admirer" les grandes parades officielles du régime soviétique, notamment les défilés militaires. La place Rouge est encadrée par le mur d'enceinte du Kremlin, par le musée d'histoire, par le centre commercial Goum et par la basilique orthodoxe Basile le Bienheureux.


Voici  de plus près le musée d'histoire :
Mais aussi le magasin d'Etat Goum où les files d'attente étaient légendaires mais qui est aujourd'hui divisé en de multitudes d'enseignes commerciales vendant des marques étrangères, capitalisme oblige. L'édifice se situe en face du mur du Kremlin.


Voici une vue sur la Place rouge et sur le mausolée de Lénine prise depuis le centre commercial Goum. On aperçoit derrière la muraille le Kremlin.

Et pour finir la fameuse basilique Basile le Bienheureux qui fait face à plusieurs centaines de mètres de distance au musée d'histoire

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