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UN BLOG PARMI D'AUTRES POUR FACILITER LES RELATIONS, LES ECHANGES AVEC LES HEUREUX JEUNES GENS QUI ONT LE PLAISIR DE SUPPORTER G. SABATIER QUELQUES HEURES PAR SEMAINE ! QUE LA FORCE SOIT AVEC CEUX QUI CONTRIBUERONT A CE BLOG ET A CELUI QUI TENTERA DE LE FAIRE VIVRE !  POUR QUE TOUS SUIVENT LA ROUTE DE L'HISTOIRE-GEOGRAPHIE

Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

PASSANTS DU BLOG

30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 20:45

Mouvement lié au développement des échanges et des activités, notamment dans le cadre de la mondialisation, l'essor des métropoles est un constat aujourd'hui valable dans de très nombreux espaces géographiques. Il peut se lire dans les paysages, avec la mise en place de nouveaux quartiers, notamment dans les villes centres, mais aussi avec le renforcement des réseaux de transports et de communications dans la ville-centre  et dans l'agglomération de la métropole. 

En partant de documents du livre, partant de constats généraux ou de cas précis (quartiers de la Part-Dieu ou de la Confluence à Lyon par exemple), les élèves de Première devaient réaliser un organigramme permettant d'appréhender à la fois les causes et les conséquences de ce phénomène. 

Voici deux exemples du travail réalisé en groupes de 3 à 4 élèves en 2013. 

organigrammeES1001.jpg

Et pour la classe de Première S3, le travail de Kamel, Sarah, Louise et Chloé

organigrammeS3003.jpg

Vous trouverez également ci-dessous un organigramme plus complexe avec des éléments nombreux et précis, réalisé en janvier 2014 par des élèves de la classe de Première S5 : Julien, William H, Camille C et Philémon. 

Pour approfondir rapidement cette notion, vous pouvez lire ce court article d'une revue électronique de géographie faisant le point sur la définition du phénomène.  

Un organigramme très complet (au risque de perdre en lisibilité) réalisé par 4 élèves de la classe de Première S5 en 2014 pendant un travail de groupes de 45 minutes.

Un organigramme très complet (au risque de perdre en lisibilité) réalisé par 4 élèves de la classe de Première S5 en 2014 pendant un travail de groupes de 45 minutes.

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 19:45

Qui dit fin de l'année, dit heure des bilans. Voici ce qu'il résulte de la consultation d'une cinquantaine de questionnaires remplis lors du dernier cours sur le déroulement de l'année de Première pour deux classes du lycée Claude Fauriel. 

 

Les chapitres préférés en histoire ont été les suivants : 

- La guerre au XXe siècle cité en 1ère ou en 2ème position par 74% des élèves

- La colonisation/décolonisation cité en 1ère ou 2ème position par 49% des élèves

- Les totalitarismes cité en 2ème ou 3ème position par 57% des élèves

- La France et la République cité en 4ème ou 5ème position par 59% des élèves

- La croissance économique depuis le milieu du XIXe siècle cité en 5ème position par 49% des élèves. 

 

Pour la géographie, le dépouillement donne les résultats suivants : 

- L'Union européenne et les territoires ultramarins cité en 1ère position à 44%

- L'Europe et la France dans le monde cité en 1ère ou 2ème position à 60%

- Les territoires français et leur aménagement cité en 2ème ou 3ème position à 65% 

- Comprendre les territoires de proximité cité en 3ème ou 4ème position pour 71% des élèves. 

 

Pour l'ECJS, seuls les Premières S3 ont donné leur avis, les ES1, n'ayant pas ECJS avec moi. 

Les résultats sont : 

- Le mariage pour tous cité en 1ère position à 50%

- L'Europe, la France face aux migrations cité en 1ère ou 2ème position à 66%

- Les libertés : droit de grève et transport cité en 3ème position à 49%

- Les questions de défense nationale cité en 4ème position à 59%. 

 

Pour l'utilisation des outils de communication numériques, les élèves de ces deux classes indiquent consulter ce blog à 78% quelques fois ou souvent, et à 22% rarement ou jamais. 

Pour le groupe Facebook, 100% des élèves pensent qu'il faut le conserver, même si tous n'en sont pas membres. Parmi ses atouts, ils relèvent que : 

 

- il sert à avoir des informations sur les notes, les moyennes, l'emploi du temps (13 élèves)

- à être au courant des actualités (10 élèves)

- à avoir des informations sur le cours, les corrections (9 élèves)

- à aider les élèves à s'améliorer (5 élèves)

- à communiquer efficacement avec le professeur (5 élèves)

 

Ce bilan est à comparer à celui réalisé l'an dernier avec une autre classe de Première. 

 

 

Le lycée Claude Fauriel...

Bilan de l'année en Première ES1 et Première S3
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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:59

Une étude couplée de deux documents (une carte et un court texte de géographes) invitait les candidats à discuter de la place de l'Union européenne dans la mondialisation. 

 

La carte du commerce mondial de marchandises en 2011, ainsi que le texte de 3 géographes extrait de L'Europe, écrit en 2009, permettent de dégager la place de l'Union européenne dans la mondialisation, d'en repérer les points forts mais aussi les faiblesses. 

 

La carte 1 montre d'abord que l'Union européenne, composée de 27 pays d'Europe, domine les échanges mondiaux de manière incontestable. Les flux d'échanges (importations et exportations) sont les plus massifs pour ce pôle de l'économie mondiale. Cette situation s'explique par la vigueur des échanges avec les autres pôles de la Triade (Amérique du Nord et Asie-Pacifique), mais aussi par les flux secondaires avec l'Amérique latine, l'Afrique, le Moyen-Orient et surtout la CEI. L'Union européenne échange donc avec l'ensemble des espaces géographiques mondiaux. 

Cette place prédominante repose avant tout sur l'importance d'un commerce intrazone, beaucoup plus important que pour les 2 autres pôles de la Triade. C'est la concrétisation des accords de libre-échange instaurés par l'UE (espace Schengen) et aussi de la mise en place d'une monnaie unique commune à 17 pays sur 27 états membres. 

Le document 2 rappelle également que certains pays européens ont un rôle important dans le financement de la recherche et du développement, notamment la France et l'Allemagne, ainsi que les pays scandinaves. L'UE reste donc un espace d'innovation à l'échelle planétaire, ce qui lui permet d'occuper une place majeure dans la mondialisation. 

 

Cependant, les documents nous permettent aussi d'avoir une vision plus nuancée de cette place de l'UE dans la mondialisation. Le deuxième document met en valeur la forte concurrence internationale générée par la mondialisation, à travers le critère des efforts consentis pour la recherche/développement. Or, dans ce domaine, l'UE, d'une manière générale, est très en retrait par rapport aux deux grandes puissances économiques (Etats-Unis et Japon) mais aussi par rapport à un pays émergent comme la Chine. Ce retard pose donc le problème de la compétitivité des entreprises européennes sur le long terme, du fait d'investissements insuffisants pour maintenir leur domination technologique. 

De plus, la carte 1 montre que l'UE est souvent déficitaire au niveau de la balance commerciale dans les échanges interrégionaux, notamment avec la CEI (dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie par exemple) mais surtout avec l'Asie-Pacifique (280 milliards d'euros de différence entre les importations et les exportations), du fait d'importations massives de produits transformés et de biens de consommation (matériel informatique, hifi, textile...). 

 

En conclusion, les 2 documents permettent d'avoir une vision nuancée de la place occupée actuellement par l'UE dans la mondialisation. 

 

Le commerce mondial en 2008, avec des données plus anciennes que celles de la carte proposée lors de l'examen

Pistes de correction pour l'épreuve courte de géographie du bac S anticipé
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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:39

Les candidats étaient confrontés à l'étude d'un document décrivant Londres en 1860, dans le cadre du premier chapitre de l'année sur la croissance économique depuis le milieu du XIXe siècle. Ils devaient montrer en quoi le document permettait de voir les formes de la domination des Britanniques dans l'économie-monde de cette époque. 

 

Le texte d'Elisée Reclus, géographe français du XIXe siècle, dresse le tableau de Londres en 1860, lors de la première révolution industrielle et lorsque l'économie-monde était dominée par l'empire britannique. Il évoque les différents aspects de la domination de cette puissance européenne sur le monde. 

Tout d'abord, Elisée Reclus rappelle que les Britanniques ont fondé leur supériorité sur "le principe de la division du travail" (l.4) à l'échelle mondiale. Ainsi que le montre le texte, les échanges des Britanniques avec le monde entier sont très nombreux ("grand commerce avec leurs processions de navires") : des marchandises du monde entier, notamment les matières premières agricoles, arrivent à Londres pour y être transformées. Cette division internationale du travail suggère également que les Britanniques tirent leurs richesses du travail effectué par les hommes dans leur empire colonial, le plus vaste déjà au milieu du XIXe siècle. 

 

La deuxième forme de domination britannique sur l'économie monde s'explique aussi par le fait que ce pays a connu le premier la révolution industrielle, fondée notamment sur l'exploitation de ces gisements houillers, donnant naissance à des activités industrielles marquant les paysages (l. 10/11) : "les quartiers industriels... leurs cheminées qui plongent dans un éternel brouillard de charbon". L'Angleterre est, en effet, depuis la fin du XVIIIe siècle, le berceau de la révolution industrielle, fondée notamment sur la présence et l'exploitation des gisements houillers. 

 

A cela, Elisée Reclus ajoute l'importance de l'activité commerciale dans la capitale britannique qui concentre "des richesses suffisantes pour acheter un royaume d'Asie ou d'Afrique". En effet, les Britanniques sont, à cette époque, la première puissance économique mondiale, produisant selon des estimations, plus du quart des richesses mondiales à eux seuls. Cette activité commerciale entraîne l'émergence d'un premier quartier d'affaires qu'évoque Elisée Reclus, à la fin du texte, celui de la Cité (ou City), qui concentre les grands échanges internationaux. Elisée Reclus présente même ce quartier comme un véritable centre décisionnel mondial, au-delà des aspects politiques et diplomatiques, montrant là une forme de mondialisation historique dominée alors par les Britanniques. 

En somme, Elisée Reclus brosse le tableau assez complet mais aussi critique de la domination anglaise sur le monde au milieu du XIXe siècle à travers Londres, qui concentre les richesses mais aussi les inégalités sociales. A la domination économique et technologique, le texte ne mentionne toutefois pas la vigueur démographique de l'Angleterre, envoyant dans le monde entier, et notamment dans son empire colonial, des migrants. 

Image du célèbre Parlement anglais à Londres vers 1860 avec vue depuis la Tamise

Pistes de correction pour l'épreuve d'histoire du bac S anticipé
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 09:49

La toile peut être, à condition de l'utiliser modérément et avec discernement, un bon outil de révision pour préparer l'épreuve anticipée d'histoire-géographie, en Première S, qui aura lieu, date symbolique, le 18 juin 2013. 

 

On peut, par exemple, consulter cet article du journal L'Etudiant, qui se hasarde, avec la collaboration de quelques professeurs, à des pronostics sur les sujets susceptibles d'être proposés à l'examen. 

 

Sur ce blog, on trouve les sujets donnés dans les territoires hors de la métropole pour l'année 2013 : cela donne des exemples précieux mais ne permet pas tirer de conclusion sur ceux qui seront donnés la semaine prochaine. 

 

Voici une page d'accueil compilant différentes ressources sur le web pédagogique afin de réviser les différents chapitres de l'année. Seul bémol, des questions y figurent alors qu'elles ne font plus partie du programme officiel (ex : la décolonisation de l'empire des Indes, la France, pôle touristique mondial). A utiliser avec intelligence donc. 

 

Pour la méthodologie, on doit d'abord bien connaître les différents types d'épreuves qui peuvent être données, dont forcément une composition et une étude de document(s) en histoire. Pour cela, les premières pages des manuels scolaires sont précieuses, ou à défaut ce lien. Ensuite, si on a des hésitations sur tel ou tel exercice, se reporter à la rubrique "Méthode" du blog qui peut donner des pistes. 

Bon courage à tous ! 

 

Réviser pour le bac S d'histoire géographie (épreuve anticipée)
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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 19:16

Intégrer un croquis dans une composition de géographie est une démarche intéressante et qui peut, à certaines conditions, être récompensée par le correcteur. 
Pour cela, le travail doit être soigné, bien s'intégrer à la composition et donc être lié au sujet. 

 

Sur le sujet sur le rôle des transports en France à différentes échelles, Nicolas R. a réalisé ce croquis pour montrer la physionomie du réseau de transports français. Son travail, précis et simple, permet de bien voir les grandes caractéristiques de ce réseau. Il est donc tout à fait pertinent et permet de valoriser son travail écrit. 

 

Pour être efficace, le croquis ne doit pas prendre trop de temps pour le candidat, car l'essentiel du travail de composition reste un travail d'écriture. 

 

Croquis à intégrer à une composition de géographie
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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 14:48

Voici la correction de l'étude groupée de deux documents en histoire sur le sujet "l'immigration en France de la fin du XIXe siècle aux années 1930" réalisée par Mme Mirodatos. 

 

Le doc.1, point de vue sur l'immigration du député de la Marne Léon Mirman exposé dans le journal La voix du peuple, date de 1898. A cette époque, la France est rentrée dans la 2de révolution industrielle. Elle a été confrontée dans le dernier tiers du XIXème siècle à un ralentissement de l'activité économique, la Grande Dépression, et en sort tout juste. Dans le même temps, elle a connu une entrée précoce dans la phase de transition démographique et une baisse de la natalité concomittante à celle de la mortalité d'où un manque de main-d'oeuvre et l'appel à l'immigration.

Le doc.2 est la Une du journal L'animateur des temps nouveaux, publiée en 1932. Suite au krach boursier du jeudi 24 octobre 1929 à Wall Street, la crise frappe les EU et gagne le monde. La France, un temps préservée par le poids important de ses petites entreprises, est touchée à partir de 1931, l'entrée dans la dépression se marquant par un chômage grandissant. Dans un tel contexte, la présence d'étrangers engendre des tensions.

Ces documents illustrent en partie les caractéristiques de l'immigration en France. A la fin du XIXème siècle, les étrangers sont issus des pays voisins de la France : dans le Nord et le Nord-Est, des Belges et des Luxembourgeois, dans le Sud et le Sud-Est des Italiens et des Espagnols. Cette immigration a des motivations économiques : les étrangers viennent travailler dans des usines pour, dans leur majorité, pouvoir rentrer avec un petit pécule.

Le doc.2, qui montre une foule immense rentrant dans la tour de Babel, témoigne de l'expansion de l'immigration dans le 1er tiers du XXème siècle : 1,1 million d'étrangers en France en 1911, 2,7 millions en 31. On peut évoquer ainsila venue après la 1ère Guerre mondiale de Polonais qui s'installent dans les bassins miniers du Nord-Pas-de-Calais et de la Lorraine et dont le recrutement est organisé par l'Etat et le patronat. Par contre, il n'y a pas, contrairement à ce que suggère le document, une arrivée massive d'étrangers venus d'horizons géographiques aussi divers que l'Asie, l'Afrique ou l'Amérique.

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La vision qu'une partie des Français se fait de l'immigration est négative. Léon Mirman présente de façon péjorative les étrangers, stigmatisant leur nombre (ils “pullulent”) et la concurrence déloyale qu'ils font aux ouvriers français : ils maintiennent à un bas niveau les salaires en acceptant des rémunérations inférieures à celles des Français. Ce ton hostile trouve un écho dans les poussées de xénophobie qui secouent la France dès la fin du XIXème siècle. C'est le cas par exemple à Aigues-Mortes en 1893 où a lieu une “chasse à l'homme” contre des Italiens accusés de distordre le marché du travail.

La tour de Babel est une vision inversée de l”Exposition coloniale de 1931 qui célébrait la grandeur et les réussites de l'entreprise coloniale. On a l'impression à considérer l'image qu'un monde peu civilisé envahit la république française. On retrouve le sentiment de supériorité de “l'homme blanc” face aux peuples d'outre-mer et le préjugé raciste selon lequel les étrangers vont mettre à mal la culture et la civilisation françaises en important leurs moeurs de “sauvages”. Cette crispation d'une partie de la société française dans une période de détérioration de l'emploi trouve là aussi un prolongement dans la réalité de l'époque. Dans les années 30, des centaines de milliers d'étrangers sont obligés de quitter la France, accusés de prendre le travail des autochtones.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 22:17

Voici les pistes de correction proposées par M. Badol pour ce sujet qui reprend l'intitulé d'une question du chapitre Colonisation, Décolonisation. 

 L'empire français au moment de l'exposition coloniale de 1931 : réalités, représentations et contestations.

   

En introduction le sujet peut être amené en rappelant qu’au moment où s’ouvre l’exposition coloniale de Vincennes la France a achevé sa conquête coloniale avant guerre (qu’elle a récupéré quelques territoires sous mandat de la SDN) ;

Il faut délimiter le sujet en localisant rapidement l’empire et  en rappelant que cette période est une période d’apogée de la puissance coloniale française avec comme point d’orgue l’exposition coloniale.

 Il convient également de définir les termes de réalités, de représentations et de contestation

La problématique : Comment est géré l’empire colonial français ? Quels débats suscite le fait colonial ? En quoi l’exposition coloniale met elle en évidence les ambigüités de la colonisation ?

vue_aerienne_1931.jpgVue aérienne de l'exposition à Vincennes, aux portes de Paris, en 1931. Une transformation remarquable de l'espace urbain parisien. 

Proposition de plan :

I Les  mythes de l’ « œuvre civilisatrice »

 A.     Une France qui apporte la civilisation à des indigènes arriérés (Européen bienfaiteur, stéréotypes sur la hiérarchie des races)

B. Mais une population a l’attitude ambigüe : peu intéressée par l’empire, conquise par l’exposition (grand succès populaire)

 

 II Une domination multiforme sur un très vaste empire

A.     Sur le plan politique, une ambition assimilationniste, le maintien dans la subordination d’une élite indigène occidentalisée

B.     Sur le plan administratif, des statuts différents mais un pouvoir toujours fermement détenu par les autorités françaises

C.     Sur le plan économique et social : des colonies organisées par et pour la métropole, une société marquée par la ségrégation

     

 III Une contestation de l’ordre colonial qui reste encore marginale : Une exposition qui rencontre un immense succès populaire

A.     Une contestation à la fois ancienne et récente en métropole issue des conservateurs et de l’extrême-gauche (en 1931, la contre-exposition des surréalistes et des communistes)

B.     Une contestation récente dans les colonies, l’essor de mouvements nationalistes

 

 En conclusion : des Français fiers de leur empire colonial (mission civilisatrice, regard teinté de racisme) et qui ne sont pas conscients des réalités de la domination coloniale ; période marquée par les premières contestations en France et dans les colonies. Cette contestation va s’amplifier aux lendemains de la guerre à décolonisation.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 22:07

Le sujet 2 de composition "Les femmes et la République, en France, au XXe siècle" invitait à reprendre une étude de cas sur le chapitre concernant les Français et la République au XXe siècle. On pouvait aussi y ajouter des éléments pris dans d'autres parties des leçons, notamment pour le premier chapitre de l'année sur la population active féminine, voire également sur la guerre au XXe siècle. 

Voici le corrigé très détaillé proposé par M. Chanel qui permet aussi de compléter votre cours. 

 

Introduction : Au début du XX ème siècle, liberté et égalité que proclame la République sont bien loin de s’appliquer de la même façon aux femmes qu’aux hommes. Les Républiques du XIX siècle ont négligé la moitié féminine de la population française : en dehors de quelques progrès, notamment dans le domaine de l’éducation, elle reste considérée comme mineure et inférieure. Un siècle plus tard la situation a été profondément bouleversée : égalité et liberté ont été proclamées et mises en œuvre aussi bien dans le domaine politique que le domaine socio-économique ou sur le plan de la liberté individuelle. Ce changement s’est appuyé à la fois sur l’action des femmes et sur l’évolution des Républiques successives qui l’ont soutenue par la loi. Pourquoi et comment cette mutation a-t-elle été possible ? Quelles en sont les limites actuelles ? C’est ce que nous verrons en analysant d’abord l’obtention de l’égalité politique, puis dans un deuxième temps celle de l’égalité socio-économique et enfin la libération de la femme.

 

 

I. L’accès des femmes à l’égalité politique.

 Les combats suffragistes et les refus de la IIIe République avant 1940 : Déjà actions fin XIX (H. Auclert), accentuées dans les 30- (Louise Weiss) et un premier pas timide du Front Populaire (3 femmes sous-secrétaires d’Etat au gouvernement), mais échecs répétés des projets d’égalité politique au Sénat.

Le droit de vote et les lenteurs de l’évolution (1944-1980) : rôle des femmes dans la résistance explique en partie choix du gouvernement provisoire dirigée par De Gaulle en avril 1944, 1er vote aux municipales de 1945, mais lenteur des progrès au niveau des élues : 5,7% des députés en 1947, 3,7 en 1978 ; ainsi que dans l’accès aux fonctions ministérielles : 2,4% de ministres femmes sous De gaulle, 3% sous Pompidou, puis 9,5 avec VGE et 12 avec Mitterrand.

L’accélération des progrès vers l’égalité politique à la fin du XXe siècle : l’engagement des femmes en politique s’accentue à partir des années 80 tant pour les candidatures que pour les élues (11 puis 18% des députés, pour 43% des candidats tout de même) et la loi de parité pour les scrutin en 2000 accélère l’évolution surtout pour les scrutin de liste (48% aux conseils régionaux, 44 au européennes…). Les présidents ouvrent les gouvernements aux femmes et on passe de 24% de ministres femmes sous Chirac à 34 avec Sarkozy et 50 avec Hollande. Progrès décisifs même si les têtes des exécutifs restent souvent masculins (une femme brièvement 1er ministre, une candidate battue au 2nd tour en 2007).

Ces inégalités face aux fonctions politiques  se retrouvent encore plus nettement (le rôle de l’Etat y est moins évident) dans le domaine du travail.

 

II. La lutte pour l’égalité socio-économique.

 La situation au début du XX e siècle et les facteurs de progrès : note une croissance du rôle économiques (1/3 des actifs en 1900 puis 40% vers 1930), mais sous payées (1/2 des hommes) et limitées à certains métiers (textile, domestique p.ex.). De plus quelques avancées pour briser les monopoles masculins (1ére avocate en 1900, Marie Curie à la Sorbonne, les femmes dans les usines métallurgiques en 14-18, 1ère ‘ingénieure’ à Centrale en 1920) mais cela reste limitées (80% des femmes mobilisées en 14-18 dans les bureaux et usines renvoyées au foyer en 1918). La République hésite à s’impliquer davantage.

L’engagement croissant des femmes dans le travail et ses effets : après la parenthèse Vichy, prônant la femme au foyer, la croissance des services et l’élévation du niveau d’étude (la moitié des bacheliers sont alors des filles) permettent aux femmes de renforcer leur position dans le monde du travail (48% des actifs et 80% des femmes dans le tertiaire) obligeant la République à faire évoluer les législations existantes en accord avec la Constitution de 1946 affirmait l’égalité totale: par exemple en libérant la femme de la tutelle du mari dans la décision de travailler (1965), en adaptant les lois  (congés de maternité), en essayant d’imposer l’égalité de traitement dans l’accès à l’emploi (1975 pas de ségrégation à l’embauche), et en s’attaquant aux disparités injustifiées de salaires avec une 1ère loi en 1972, 6 autres ensuite !

Persistance des obstacles et réformes : malgré ces évolutions les inégalités persistent et les préjugés sexistes ont la vie dure dans le monde du travail et de l’entreprise (« plafond de verre » pour les cadres). Première victime du chômage en période de crise (depuis 1975), la femme est aussi massivement touchée par l’emploi à temps partiel imposé (« plancher collant » pour les bas salaires), le harcèlement sexuel au travail reste une réalité tout comme les inégalités de salaire (environ 23% pour les cadres). A la fin du XXe et début XXIe siècles des lois se multiplient pour éliminer tous ces vestiges des siècles passés : loi contre le harcèlement au travail (1992), loi sur la parité pour les grandes entreprises (2008). La République est obligée d’intervenir pour faire sauter les verrous des mentalités. Un ministère des droits de la femme ayant été fondé en 1981.

Si l’Etat intervient peu à peu pour assurer l’égalité dans le monde des entreprises privées, il a été encore plus hésitant concernant le domaine de la vie privée, notamment du couple et des relations hommes-femme 

 

III. La libération de la femme.

Les revendications féministes : la famille, depuis Napoléon I une ‘prison’ pour la femme soumise par la loi à son mari, devient la cible des mouvements ‘féministes’ (dès XIX siècle). A la Belle Epoque les ‘garçonnes’ provoquaient (mode de vie et comportements masculins). Mais marginal seulement quelques lois  modèrent les rigueurs du code napoléonien : droit de disposer de son salaire, pleine capacité juridique en 1938).

Alors que Pétain avait voulu ramener la femme à son rôle de mère (relance de la fête des mères et répression de la limitation des naissances), l’après 1945 connaît une accélération et une amplification du mouvement « féministe ».

Simone de Beauvoir remet en cause l’image traditionnelle « naturelle » dans son livre « Le deuxième sexe » (1949) avec l’idée que « on ne naît pas femme on le devient ».

Des associations (Planning familiale en 1960, MLF en 1970) posent la question de la maternité (« un enfant quand je veux, si je veux, comme je veux ») et du contrôle de la fécondité (contraception et l’avortement sont illégaux), des actions se multiplient pour faire évoluer la législation (manifeste des 343, procès de Bobigny en 1972). 

Les réformes successives: la République accepte avec lenteur ces évolutions et se décide à légiférer dans ce domaine. En 1967, Lucien Neuwirth fait voter la liberté de produire et de vendre en France la pilule contraceptive (la loi n’est appliquée qu’en 1972 !) et en 1975 Simone Veil, ministre de VGE, fait voter la loi dépénalisant l’IVG (remboursée par la Sécu en 1982).

La République s’attaque aussi à la famille : fin de l’autorité « paternelle » remplacée par l’autorité « parentale » où père et mère sont à égalité (1970), réformes pour facilité le divorce, changement des engagements lors du mariage civil. Enfin l’Etat se préoccupe des relations homme-femme : p.ex. la violence conjugale, souvent banalisée alors qu’elle cause une centaine de décès de femmes chaque année, une loi en fait un délit en 1980 et depuis des efforts sont faits pour la faire appliquer plus strictement, le viol devient un crime…

Le poids des mentalités et la diversification du féminisme : ces réformes demandées par les femmes et réalisées par la République continuent de se heurter au poids des mentalités archaïques et aux stéréotypes véhiculés aussi bien par certains media (publicité et femme-objet) que par certaines traditions culturelles et religieuses (vision catholique et surtout musulmane de la femme). C’est de plus en plus sur ce dernier point que la République essaie d’imposer sa vision de l’égalité et de l’émancipation des femmes, poussée à cela par la formation de nouveaux mouvements comme « Les chiennes de garde » (1994), « Mix cités » (1997) ou « Ni putes ni soumises » (2003). Parti de milieu intellectuel et plutôt bourgeois, le féminisme gagne les jeunes des cités confrontés à de nouveaux problèmes tout en se divisant sur la question de la « parité » imposée par la loi.

 image009Une célèbre publicité des années 60 pour une marque d'électro-ménager, reprenant le stéréotype de la femme au foyer en le remettant dans le contexte des revendications féministes !

Conclusion : Après un siècle de lutte des femmes, parfois soutenues par quelques hommes, la République a pris à son compte ces combats et les a transcrits dans la loi et la Constitution tant au plan politique que social. Mais les mentalités changent plus difficilement et l’image de la femme reste souvent très traditionnelle autant dans la publicité que dans certaines couches de la population où traditions culturelles et religions restent obstinément ancrées dans un autre temps. L’image d’une France machiste (car « latine ») très fortement développée dans de nombreux pays européens (du nord) est-elle soluble dans la République telle que la France l’a conçue depuis un siècle et demi ?

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 18:54

Le sujet proposé consistait à réaliser un schéma (absence de fond de carte) de la région à laquelle se rattache le lycée, c'est à dire Rhône-Alpes. Vous pouvez retrouver la liste des schémas et croquis qui doivent être connus pour le baccalauréat ici

Rhone-Alpes.jpg

legendeRA.jpg

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