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Les incorruptibles

SEMAINE DU 21 AU 27 SEPTEMBRE

 

L'art de la citation 

 

Depuis plus de 25 ans déjà, bien avant Mission Impossible, Brian de Palma revisitait les séries télévisées à coups de feu et de références cinématographiques. Cela donnait Les Incorruptibles avec Eliott Ness (Kevin Costner) contre Al Capone (Robert de Niro). Jeudi 26 semptembre à partir de 20 heures sur France 3, plongée assurée dans le Chicago de la Prohibition ! 

       


      Utiliser des guillemets au détour d'une phrase pour exposer une pensée que d'autres expriment mieux que nous, c'est ce que l'on appelle faire une citation. Le cinéma n'est pas avare de ce procédé (rappelons-nous Luc Besson dans Le cinquième élément convoquant une vision de la ville très proche de celle de Fritz Lang dans Métropolis tourné 70 ans plus tôt !).

Le réalisateur Brian de Palma est passé maître dans l'art de la citation, puisant abandamment chez Hitchcock ; parfois de manière irréverencieuse, en parodiant la célèbre scène de la douche de Psychose dans Phantom of the paradise en remplaçant le couteau ensanglanté par une ventouse pour canalisation ! 
 

Dans son adaptation de la série télé Les Incorruptibles, De Palma revisite cette fois-ci, en la transposant dans la gare de Chicago, l'une des séquences les plus "patrimoniales" du cinéma : la scène du landau du Cuirassé Potemkine d'Eisenstein. Autre temps, autres moeurs toutefois, car chez De Palma les soldats du tsar sont remplacés par de vilans bandits à la solde d'Al Capone... mais reste toujours le landau qui continue à dévaler les escaliers !
 

Faut-il pour autant réduire le film de De Palma a un brillant exercice de style ? Certes pas ! Plus que la technique du montage dont Eisenstein était un maître inégalable pour créer de la tension et du suspense, De Palma travaille avant tout dans cette séquence-hommage sur une bande son à la fois minimaliste et angoissante. A d'autres occasions, pour une oeuvre rappelons-le destinée à un public populaire, il laisse éclater son sens du spectacle et de la grandiloquence : la réunion d'Al Capone et de ses lieutenants conclue par l'utilisation détournée d'un objet sportif, la mort de Malonne (Sean Connery) qui se termine à la fois dans un bain de sang et par un murmure permettant de mettre fin au règne du célèbre fabricant de conserves de Chicago. Faire des citations, c'est bien mais penser et agir par soi-même c'est mieux. C'est ce qu'apprend au fil de l'action le très candide Eliott Ness et nous aussi par la même occasion !

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Robert de Niro sortait tout juste du rôle d'un diable (Louis Cyphre) chez Alan Parker. Le voilà qui endosse l'habit d'un des bandits les plus redoutables chez De Palma, Al Capone.

Robert de Niro sortait tout juste du rôle d'un diable (Louis Cyphre) chez Alan Parker. Le voilà qui endosse l'habit d'un des bandits les plus redoutables chez De Palma, Al Capone.

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