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La charge héroïque

SEMAINE DU 11 AU 17 JUIN
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 lachargeheroique.jpgUn film de John Ford ne se refuse jamais, surtout quand il est diffusé en plein après-midi, comme c'est le cas sur France 3, lundi 13 juin à partir de 15 heures 10 : découvrez La charge héroïque, réalisé en 1949. 
 
 Deuxième volet de la trilogie consacrée à la cavalerie américaine par John Ford, La charge héroïque reprend le fil laissé par Le Massacre de Fort Apache (1948), qui s'achevait par la bataille de Big Horn en 1876, qui vit la mort du général Coster. De fait, le début du film est marqué par l'annonce de la mort de  l'illustre militaire en pleine Monument Valley. 
Considéré comme le plus beau des trois films (suivra en 1950 Rio Grande), La Charge héroïque est une méditation assez peu spectaculaire, malgré une scène finale magnifique, la caméra au milieu d'une horde de chevaux, sur le temps qui passe. Ainsi, le capitaine Brittles (immense John Wayne, vieilli pour les besoins du scénario) est-il convié à remplir une dernière mission avant sa retraite : conduire l'épouse du commandant et surtout sa nièce à la diligence pour fuir les terribles Indiens qui menacent d'attaquer. C'est sur la tombe de sa femme qu'il se recueille, pour lui confier tout son désarroi à l'idée de quitter l'armée. Le titre du film en français rend assez mal compte de l'esprit nostalgique qui flotte sur toute l'oeuvre. "Autour du cou, elle portait un ruban jaune..." , c'est, en effet, d'une partie de ce vers,  issu d'une chanson populaire, que John Ford a tiré le titre original de son oeuvre : "she wore a yellow ruban". 
Le site Teledoc, très riche en analyses filmiques, nous rappelle combien dans le western, a fortiori le western militaire auquel se rattache La Charge héroïque, la géographie est au coin du désert étasunien : "Pacifier veut dire construire, mais au prix d'une double extinction : celle des Indiens et celle de la frontière. La frontière entre le monde blanc de la civilisation et l'ailleurs indompté des "Peaux-Rouges" est alors une ligne mouvante dont la progression (le progrès ?) annonce le paradis perdu. Le western invente donc la légende, recrée les postures, reconquiert par le mythe une géographie des aventures oubliées." 
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