SEMAINE DU 24 AU 30 JUILLET
La famille, c'est sacré
Le premier volet
du Parrain repose sur les épaules de Marlon Brando, en Don
Vito Corleone extraordinaire mais la passation de pouvoir n'est pas loin et la relève arrive bien vite avec un jeune acteur plein de promesses interprétant Michaël : Al Pacino, qui n'a de cesse
de revendiquer à sa future (Diane Keaton) qu'il n'est pas comme ceux de sa famille... mais on n'échappe pas aux liens du
sang.
Premier volet de la tragédie inégalée de Coppola, Le Parrain sera diffusé lundi 26 juillet sur France 2 à partir de 22 heures 45. On
serait bien en peine de faire un article sur ce film maintes fois commenté et exploré. La mise en scène est superbe, les acteurs formidables etc,
etc...
Pour éviter de rendre chronique blanche, il faut aussi souligner l'importance de la musique dans ce chef d'oeuvre crépusculaire et saisir l'occasion
d'évoquer le grand Nino Rota, compositeur attitré de Fellini. Son parcours artistique nous est détaillé sur le site Cinézik, spécialisé dans la musique de films.
Pour mesurer le poids de la musique de Nino Rota, plus que l'air très connu du générique, il faut revoir et donc écouter attentivement la scène clé du
film : celle de la passation de pouvoir entre Don Corleone et son fils à l'hôpital. Le premier, victime d'un attentat, est en danger de mort et c'est le moment que choisit son fils Michaël pour
prendre en mains les affaires et la sécurité de son père alors qu'il s'est toujours refusé à le faire jusque là, pour montrer qu'il ne voulait pas avoir de lien avec sa famille mafieuse.
Pourtant, très discrète, la musique de Nino Rota permet de renforcer toute l'émotion contenue dans la scène mais aussi le suspense et annonce le destin tragique du fils qui se confirmera dans les
deux épisodes suivants. On trouve ainsi un document très original en
vidéo sur les essais de Nino Rota pour mettre au point la musique de ce film qui, plus que la Sicile et l'Italie, a aussi des parfums
grecs.