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Les trois jours du Condor

SEMAINE DU 9 AU 15 JANVIER

C.I.A es-tu là ?
troisjoursducondor.jpg 
     Un film symbole de la remise en cause du modèle américain au milieu des années 70 : Les trois jours du Condor de Sydney Pollack. Sans égaler le magnifique Conversations secrètes de Francis Ford Coppola, avec Gene Hackmann, une oeuvre à découvrir qui réconcilie film politique et film d'espionnage.  
 
Après le Faucon maltais de la semaine dernière, restons dans le domaine du bestiaire volatile, pour découvrir dimanche 10 janvier à partir de 20 heures 40 sur Arte, Les Trois Jours du Condor, de Sydney Pollack, réalisé en 1975, quelques mois après la tristement célèbre affaire du Watergate qui avait affecté la démocratie américaine. On ne dira jamais assez combien le cinéma sous couvert de fiction et de suspense retranscrit avant tout le climat de son époque. Et le milieu des années 70, après l'échec du Vietnam et l'espionnage par les services secrets américains au profit des républicains alors au pouvoir (le président Nixon)  de l'hôtel particulier des démocrates, fut un contexte particulièrement favorable à l'éclosion de films grand public, souvent d'espionnage, stigmatisant les failles du système démocratique étatsunien (Pollack, Coppola, Alan J.Pakula...)
Ici, le Condor n'est autre que le pseudonyme de Joe Turner, un agent au service de la CIA, admirablement interprété par Robert Redford, toujours prompt à manifester par le cinéma ses convictions politiques. Ce dernier se trouve plongé dans une sombre histoire de réglèments de compte compromettant la... CIA. Turner ne peut compter que sur sa détermination et le charme de la magnifique Faye Dunaway (Kathy) qu'il a enlevée pour éviter d'être éliminé (comme quoi, être poursuivi par des tueurs n'offre pas forcément des désagréments). Comme lors de l'affaire du Watergate, c'est finalement la presse qui joue un rôle décisif dans le film, le Condor espérant sauver sa peau en révélant le scandale qu'il a mis en lumière au New York Times. 
La diffusion du film sera également l'occasion de rendre hommage au réalisateur Sydney Pollack (également producteur et acteur) disparu en 2008 et dont la collaboration avec Robert Redford (Jérémiah Johnson, Out of Africa...) fut des plus fructueuses. 
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