SEMAINE DU 23 AU 29 OCTOBRE
Oh ! je cours tout seul, je cours et
je me sens toujours tout
seul...
Belle programmation pour cette semaine de
vacances scolaires. Il risque d'y avoir blocus devant le téléviseur... Il faudra tenir le rythme mais Dustin Hoffman pourra nous y aider dès lundi.
De très nombreux films américains ont utilisé comme toile de fond à
leur intrigue la mégapole new-yorkaise dans les années 70. Parfois, comme chez Woody Allen avec Manhattan (1979), la ville est plus qu'un décor : elle est au coeur de
l'intrigue. Mais si Woody Allen embellisait New-York avec un sens de l'esthétisme foudroyant et la poétisait avec son inoubliable noir et blanc, John Schlesinger, en 1976, en
adaptant Marathon Man, le roman éponyme de William Goldman, en faisait volontiers une ville suffocante et inquiétante que le héros, Babe, finissait symboliquement par fuir, pour
tenter d'échapper à la mort.
Véritable course poursuite de longue haleine, le succès
de Marathon Man (trois oscars) tient à la double performance de l'acteur principal, Dustin Hoffman et à un extraordinaire méchant, Lawrence Olivier campant un Docteur Szell
particulièrement sadique dont l'art culmine dans une scène d'orthodontie restée très célèbre (notre photo). Mais, Babe est un client retors qui, bien que pris à l'insu de son plein gré, dans un
engrenage qui le dépasse (principe de base de la machination qui frappe l'innocente victime), peut compter sur deux atouts. Dune part, il s'entraîne régulièrement à la course de fond et fait
preuve d'une condition physique à toute épreuve. D'autre part, il est étudiant... en histoire, ce qui lui assure là encore une capacité de réaction largement au-dessus de la moyenne, comme chacun
sait.
Très souvent diffusé à la télévision (j'en garde à titre personnel un
souvenir très précis alors que je l'ai vu très jeune mais n'y voyez aucun lien de cause à effet avec ma profession actuelle), Marathon Man est un film à découvrir absolument
par la jeune génération. Alors, équipez vous de baskets résistantes pour tenir le choc pendant les 2 heures de films et ne ratez pas le top départ à 20 heures 40, lundi 25 octobre, sur Arte. Vous
en aurez assurément le souffle coupé.