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UN BLOG PARMI D'AUTRES POUR FACILITER LES RELATIONS, LES ECHANGES AVEC LES HEUREUX JEUNES GENS QUI ONT LE PLAISIR DE SUPPORTER G. SABATIER QUELQUES HEURES PAR SEMAINE ! QUE LA FORCE SOIT AVEC CEUX QUI CONTRIBUERONT A CE BLOG ET A CELUI QUI TENTERA DE LE FAIRE VIVRE !  POUR QUE TOUS SUIVENT LA ROUTE DE L'HISTOIRE-GEOGRAPHIE

Un bout de chemin ensemble...  (photo personnelle - 2005)

PASSANTS DU BLOG

11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 20:54

Ce mercredi 11 décembre, se déroulaient les sélections régionales du concours des plaidoiries du mémorial de Caen, au Centre d'Histoire et de la Résistance et de la Déportation de Lyon. 

 

220 équipes dans le groupement régional de Lyon, comprenant 14 départements, avaient envoyé en novembre leur travail écrit au Mémorial de Caen. 10 d'entre elles avaient été sélectionnées, du fait de la qualité de leur titre et résumé. Parmi elles, se trouvaient deux élèves de Terminale S3 du lycée Claude-Fauriel : Sarah, qui avait travaillé sur les insuffisances de la justice internationale, dans un texte intitulé : Justice Internationale : la grande illusion, et Florent qui avait axé sa plaidoirie sur la façon dont les réfugiés étaient accueillis en Europe, après le drame de Lampedusa, en octobre 2013. 

 

Durant deux heures, les candidats ont plaidé la cause qui leur tenait à coeur devant une salle comble et devant un jury aussi prestigieux qu'exigeant et... nouveauté cette année, devant les caméras de France 3, qui remettait sur son site internet régional en direct cette finale. Vous pouvez d'ailleurs retrouver l'ensemble de ces prestations de haut vol ici

 

Cette année encore, le lycée Claude-Fauriel a pu compter sur le travail et le talent de ses représentants qui ont parfaitement défendu leur cause, comme l'avaient fait, avant eux, leurs prédecesseurs en 2009 et 2010. Bravo donc à Sarah qui a eu la tâche redoutable de lancer le concours avec son texte très informé sur les limites de la justice internationale, et à Florent, qui a obtenu le troisième prix régional avec sa plaidoirie intitulée : "Tous dans le même bateau pour venir en aide aux réfugiés". 

Voici quelques extraits de son texte qui a su convaincre les membres du jury : 

Je me tiens aujourd'hui, devant vous pour porter le message de centaines d'hommes, de femmes, d'enfants qui ont perdu la vie en essayant en vain d'atteindre une existence meilleure. Ce sont, pour la plupart, des chefs de familles, des femmes enceintes, des hommes honnêtes qui avaient un foyer, une famille et un travail. Ces hommes et ces femmes sont morts dans un terrible naufrage sur les côtes de Lampedusa, en Sicile,  le 3 octobre 2013. Ils ont dû embarquer dans des conditions que je qualifierai d'inhumaines, entassés les uns sur les autres dans des embarcations de fortune, pour un voyage d'une durée supérieure à vingt-quatre heures. Je trouve cela intolérable ! Et pourtant, ces voyages, le plus souvent organisés par la mafia italienne, pour faire traverser ces réfugiés, ne font qu'augmenter.

     

    Parmi ces voyageurs de fortune, on trouvait beaucoup de réfugiés syriens. Des réfugiés. Pas de simples migrants, comme on se plaît à les appeler souvent. C'est à dire des personnes fuyant une guerre horrible qui fait depuis près de 3 ans, les titres des journaux, des émissions de radio, de télévision pour en montrer voire dénoncer les atrocités. Une guerre de plus. Mais une guerre qui n'est pas si lointaine pour nous Européens, puisqu'elle engendre forcément des déplacements de personnes. En effet depuis 2011, on ne dénombre pas moins de deux millions de réfugiés syriens et de manière plus générale de réfugiés venus des pays du Proche et du Moyen Orient.

 

    Je voudrais d'abord rappeler que ces hommes et ces femmes sont des réfugiés. Le terme est, depuis la création de la Convention de Genève en 1950, un statut. Un statut qui entraîne une  reconnaissance par la communauté internationale de leur nécessaire protection.  Ils sont, en effet, considérés comme persécutés et tentent donc de trouver refuge dans un endroit plus sûr pour leur sécurité et celle de leur famille. D'ailleurs, bien loin de souhaiter partir vers l'Europe, la majorité d'entre eux tentent d'abord de se réfugier dans des pays qui sont proches du leur, parce qu'ils portent toujours en eux l'espoir de revenir vivre chez eux, après le conflit. Quoi de plus naturel que d'aspirer, en effet, à vivre dans le lieu où vous avez noué des liens familiaux, sentimentaux, affectifs ? (...)

 

Rappelons aussi que c'est d'abord la guerre qui est la cause qui pousse ces hommes et ces femmes à prendre la fuite. La plupart de ces conflits est due à l'installation d'un régime dictatorial qui embrigade les populations et les soumet par la force en utilisant violence et répression, comme en Syrie. Des régimes que l'on connaît tous et qui, parfois, ont pu s'installer, développer leur emprise sur les peuples, avec la complaisance de gouvernements étrangers, notamment européens. Pour des questions de raison d'Etat, d'opportunisme ou plus bassement pour des raisons d'ordre économique. Face à l'urgence, il n'est plus temps de revenir sur ce problème. Mais, rappeler ceci c'est déjà rappeler aux Etats européens que leur responsabilité dans ces conflits n'est peut-être pas nulle. Et qu'il leur faudrait donc en assumer les conséquences. Toutes les conséquences. Surtout celles qui touchent les populations prenant le chemin de l'exil. 

 

    Lors de leur périple vers une vie meilleure, que la plupart d'ailleurs ne pourra atteindre, les réfugiés doivent faire face à la longueur du voyage, effectué souvent à pied. Ils doivent faire face aux épidémies qui se propagent rapidement, à la peur de ce qu'il va advenir d'eux et de leur famille, aux horreurs qu'ils vont vivre. Enfin, ils doivent faire face aux difficultés d'un voyage en bateau qui risque à tout moment de faire naufrage, comme le 3 octobre 2013, à Lampedusa. Mais, malgré tous ces obstacles, ils décident tout de même de partir. Certains diront que c'est de la folie. Mais ceux qui diront cela ne se rendent pas compte que, pour ces personnes, la fuite est la seule option pour survivre. Quelle tragédie ! me diriez vous. En effet, c'est une tragédie de voir ces millions de personnes qui partent au péril de leur vie. Et qui n'ont finalement, comme seul bagage dans la tête, que l'utopie d'une vie meilleure, d'une vie sans guerre. Mais, c'est si facile, c'est si commode, de ne voir dans leur fuite qu'un acte de folie. Au contraire, je vois pour ma part une formidable leçon de courage. Le courage d'aller de l'avant, de se battre chaque jour pour une vie meilleure. Voilà ce que devraient rappeler les médias qui relatent ces faits. (...)

 

Je veux donc terminer en lançant un appel aux citoyens du monde entier, mais surtout aux Européens, afin que ces réfugiés parviennent à trouver un foyer stable jusqu'à ce qu'ils puissent rentrer dans leurs pays ou obtenir le droit d'asile. Si nous ne réagissons pas, ce sont encore des milliers de personnes supplémentaires qui risquent de mourir. Nous devons tout faire pour éviter de nouveau le naufrage d'un bateau contenant des centaines de réfugiés aux portes de l'Europe, tout faire pour éviter de traiter ces hommes comme des êtres de seconde zone, sous prétexte qu'ils ne sont que des "réfugiés". 

 

    J'adresse ainsi un appel aux grandes instances européennes, afin qu'elles appliquent l'article 25 de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires». Ne fuyons pas nos responsabilités. Nous, aussi, avec les réfugiés, montons dans le même bateau pour briser les vagues de la fatalité et l'écume de l'indifférence. 

 

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 21:09

Chaque année, depuis 2008, le CLEMI (centre de liaison de l'enseignement et des médias d'information, organe de l'Education nationale) et la chaîne franco-allemande Arte, organise à l'intention des lycéens un concours national destiné à la formation citoyenne et à l'éducation à l'image.

 

Le principe du concours est simple : à partir d'images tournées par des journalistes d'Arte pour le journal télévisé du soir, des élèves, seuls ou par petits groupes, doivent confectionner leur propre montage, incluant bande son, titre, générique et note d'intention à l'adresse du jury.

 

Le sujet de cette édition concernait les jeunes de banlieue et le problème de leur participation à la vie politique, à travers la mobilisation d'une association pour soutenir leur inscription sur les listes électorales, à Clichy-sous-Bois. Les différentes équipes bénéficiaient donc d'une heure et demie de rushes environ qu'elles devaient réduire à un format de 2 à 3 minutes pour obtenir un reportage clair, précis et informé sur le sujet.

 

Pour la deuxième fois, une classe du lycée Claude-Fauriel de Saint-Etienne participait à ce concours, dans le cadre de l'enseignement civique, juridique et social (ECJS). Cette année, il s'agissait de la classe de Terminale S1, encadrée par le professeur-documentaliste Mme Corrigan et moi-même. 


Du fait de la qualité de leur production et aussi grâce à une très grande implication et une forte mobilisation de tous les élèves, un groupe du lycée a été sélectionné parmi les trois lauréats pour participer à la finale nationale à Strasbourg, le 22 mai 2013. Vous pouvez retrouver à cette adresse leur travail qui a été couronné lors d'une visite au siège de la chaîne franco-allemande d'un premier prix. 

 

Voici de manière un peu plus détaillée et précise, leur note d'intention qui résume bien leur parti-pris dans ce travail. 

 

Nous avons choisi de privilégier un point de vue neutre par rapport à la question du vote des jeunes dans les banlieues, en insistant principalement sur les moyens mis en œuvre pour favoriser ce vote. 

Nous avons raisonné de la façon la plus objective possible, en essayant de ne pas laisser paraître un message précis mais au contraire en voulant permettre au spectateur de se construire sa propre opinion. Nous avons aussi essayé de présenter tous les éléments de façon claire et logique, afin que le spectateur ne ressorte pas avec l’impression d’avoir vu une succession d’images sans rapport les unes avec les autres. Nous avons donc présenté à la fois l’aspect militant (avec une présentation de l’association AClefeuet de ses actions), avec sa portée et ses limites éventuelles, etaussi un aspect moins tape-à-l’œil, celui des actions sur le terrain, mais qui a cependant une part importante dans le vote des jeunes des banlieues. 

Pour illustrer ces différents aspects, nous nous sommes appuyés sur le témoignage de citoyens de banlieue, militants ou non, qui nous livrent leur point de vue par rapport au problème. Nous avons choisi de limiter au maximum le côté «spectaculaire» du reportage en ne nous attardant pas sur des passages comme l’intervention des célébrités. Nous avons également fait intervenir des données chiffrées afin d’étayer notre production et mieux contextualiser les rushes. 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 13:50

La nouvelle de la démission du Pape marque l'actualité médiatique de ce jour. Les rapports entre les hommes et le pouvoir sont toujours des sujets brûlants, notamment lorsque l'on évoque les régimes autoritaires ou les pouvoirs spirituels des grands chefs religieux. 

Dans ce domaine, comme souvent d'ailleurs, le cinéma a bien fait les choses et permet de vérifier que le cinéma dit de fiction peut être considéré comme un merveilleux outil culturel d'anticipation sur les évolutions sociales et politiques. C'est une spécialité du cinéma de science-fiction que d'arriver à décrire la réalité... avant qu'elle n'apparaisse sous nos yeux. 

Avec l'annonce de la démission du Pape Benoît XVI pour la fin du mois, me revient en mémoire l'excellent film de Nanni Moretti Habemus Papam sorti en 2011 et présenté au festival de Cannes la même année. 

Dans son scénario, le réalisateur italien présente un pape qui, comme le fit Benoît XVI, refuse de mener à bien la charge qui lui est confiée par ses pairs. Très beau film sur le renoncement, grave et léger à la fois, pour ne pas dire burlesque (organisation au Vatican d'un tournoi de volley pour occuper les cardinaux), le film de Moretti préfigure à bien des égards la situation actuelle. 

habemuspapam.jpg

Michel Piccoli (le cardinal Melville) ovationné par le conclave pour son élection comme pape... l'air aussi surpris qu'absent !

Certes, Melville n'est pas Benoît XVI qui a choisi d'abandonner la fonction papale après plusieurs années d'exercice (presque 8 ans). Son cas se rapproche plus de celui de Célestin V qui après avoir été choisi par le conclave au XIIIe siècle, avait vécu en ermite et finalement refusé sa désignation, ne se sentant pas prêt à assumer le pontificat. Les médias ne manquent pas de rappeler à l'envi cette "jurisprudence". 

Mais cette annonce surprise vient nous conforter dans l'idée que décidément le cinéma permet d'avoir toujours un temps d'avance sur l'histoire. 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 20:38

Les professeurs géographes, depuis bien longtemps, avaient leur site favori, hébergé par l'académie de Caen, le fameux Ludus, qui pouvait leur donner des idées de jeux à réaliser en classe avec leurs élèves, notamment en collège. 

Les jeux d'histoire ont connu une certaine popularité ces temps derniers, j'avais notamment évoqué un jeu canadien, il y a quelques années, concernant la première guerre mondiale. A l'assaut !

Dans un but ludique mais aussi pédagogique, de nombreuses structures, notamment mémorielles, ont mis, elles aussi, au point des jeux interactifs, beaucoup moins spectaculaires peut-être que ceux qui font le bonheur des consoles des jeux, mais rigoureux d'un point de vue scientifique et qui permettent d'apprendre en se distrayant. 

Ainsi, P@sseur de mémoires est intéressant pour revoir tous les grands conflits du XXe siècle. C'est un jeu réalisé par l'Office national des Anciens Combattants.

Autre exemple, le site du mémorial de Caen dans le prolongement de son espace lié à la guerre froide, vous permet d'investir la peau d'un espion dans le contexte de la guerre froide... Votre mission, si vous l'acceptez, est donc de vous diriger ici !

Si vous avez des problèmes de mémorisation des dates, le site Jeux historiques vous sera peut-être précieux, notamment pour revoir le programme de Terminale ! 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 11:36

Certaines fêtes font irruption dans l'histoire... Qu'avait fait Barthélémy pour devenir le saint bien involontaire de la commémoration du massacre des protestants le 24 août 1572 ?

Qu'en est-il du fameux Valentin, honoré le 14 février ?  Pour les cinéphiles, on notera que c'est ce jour là que débute le film mettant en scène une histoire d'amour des temps modernes Eternal Sunshine of the spotless mind avec Jim Carrey (Michel Gondry, 2004). Rapide tour d'horizon pour se souvenir de quelques événements qui ont eu lieu le jour de la fête des amoureux !

Voici ce que dit notamment le site l'Internaute dans sa rubrique l'histoire au jour le jour :

14 février 1779 : Cook tué aux îles Sandwich
Au cours d'une échauffourée avec les indigènes des îles Sandwich, aujourd'hui appelées Hawaï, l'explorateur anglais James Cook meurt. Pour sa troisième expédition dans le Pacifique, Cook était venu hiverner dans ces îles à son retour du détroit de Béring.

 


14 février
1879 :La Marseillaise, hymne national
La chambre des députés adopte "La Marseillaise" comme hymne national français. Composée pour l'armée du Rhin en 1792 par l'officier Claude Rouget de Lisle, l'air était déjà devenu "chant national" en 1795 (26 messidor an III), mais ce texte n'avait jamais été officialisé.

 
14 février 1929 : Massacre de la Saint-Valentin
Les hommes d'Al Capone exécutent sept membres d'un gang rival à Chicago, le gang de Buggs Morane ou "gang des Irlandais". La tuerie a lieu dans un local clandestin de consommation de bière. Déguisés en policiers, les sbires de Capone ont berné leurs ennemis. Al Capone était en Floride au moment des faits. Depuis le milieu des années 20, il contrôle le commerce clandestin de l'alcool. Son organisation mafieuse compte une centaine de membres. 


14 février 1941 : L'Afrikakorps débarque à Tripoli
Envoyé par Hitler pour secourir leurs alliés italiens débordés par les Anglais, un corps expéditionnaire de l'armée allemande arrive à Tripoli, capitale de la Libye italienne. A la tête des unités allemandes, le général Erwin Rommel. L'Afrikakorps se divisera en deux sections, une de reconnaissance et une antichar, qui viendront appuyer les troupes du général Rodolfo Graziani.

 

14 février 1989 : Fatwa* sur Salman Rushdie
La publication du roman "Les Versets sataniques" de l'écrivain musulman britannique Salman Rushdie, est condamnée par les autorités religieuses d'une dizaine de pays islamiques. Le maître de l'Iran, l'ayatollah Khomeiny, appelle tous les musulmans du monde à "exécuter rapidement l'auteur et les éditeurs du livre, où qu'ils se trouvent." Rushdie est déclaré coupable d'avoir offensé "l'islam, le Prophète et le Coran". Le roman est brûlé en place publique à Téhéran. Salman Rushdie est placé sous protection policière par le gouvernement britannique. La communauté internationale est choquée par la détermination et la virulence des propos de l'Iman Khomeiny.

Le terme de fatwa est en fait incorrect car il désigne dans l'Islam un conseil et non une injonction notamment sur la manière de pratiquer sa foi. Il n'y a pas de fatwa contre S. Rushdie mais une condamnation politique de la République islamique d'Iran.

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 14:10

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Le mémorial de Caen organisait, ce vendredi 28 janvier, la 14ème édition du concours des plaidoiries pour les lycéens, sur le thème de la défense des droits de l'homme. 

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Deux élèves de la classe de Terminale S5 du lycée représentaient le groupement de Lyon après leur brillante prestation du 8 décembre au CHRD de Lyon. 

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La plaidoirie de Sophie et Coralie intitulée Ebay Child abordait le thème de l'adoption illégale d'enfants via Internet. Imaginant un futur, hélas peut-être pas aussi hypothétique que l'on pourrait le croire, Sophie et Coralie ont fait part de leur indignation face au risque de tels trafics en ces termes éloquents

"Mais, c’est surtout grâce à Internet, que ces réseaux prolifèrent. Il permet aux trafiquants de se mettre en contact avec les familles qui sont prêtes à payer n’importe quel prix pour avoir un enfant. 

Internet, formidable outil technologique, mais outil de tous les dangers. Un article paru dans la presse, il y a peu de temps, relate un cas extrême qui permet de se rendre compte del’ampleur du rôle d’Internet dans ce trafic. Au mois d’octobre dernier, Patty Bigbee, une grand-mère, est arrêtée sur un parking, en Floride, aux États-Unis. Celle-ci avait tenté de vendre son petit fils à un inconnu pour la somme de 30 000 $. Les négociations avaient eu lieu sur la toile, à la suite d’une simple petite annonce. Par chance, l’internaute inconnu qui devait acheter le nouveau-né avait contacté de lui-même les autorités et avait accepté de jouer les informateurs. 

Jusqu’où ira ce baby-business ? 

Combien d’enfants devront encore subir la privation de leurs droits ? 

Si nous n’agissons pas tout de suite ces dérives vont se poursuivre.  Et, qui sait, dans quelques années, on pourrait voir apparaître un site Internet du type Ebay child. Imaginez-vous, ne serait-ce qu’un instant, pouvoir surfer sur Internet et commander un enfant, tranquillement installé dans votre fauteuil ? Et là, si j’emploie le terme « commander », c’est parce que, si l’on monnaye un enfant, c’est qu’on le réduit à l’état de marchandise que l’on choisit, et que l’on livre après paiement". 

      Copie-de-IMG_7980--Large-.jpgUn des dessins d'Emmanuel Chaunu, dessinateur de presse à Ouest France, illustrant la plaidoirie de Coralie et Sophie, quelques instants après leur passage sur la scène du Mémorial.

 

Devant un public de plus d'un millier de personnes, sans filet, elles firent preuve, à l'image de l'ensemble des candidats de cette 14ème édition, d'un talent oratoire et d'une force de persuasion exceptionnels. 

Seules sur scène, elles surent captiver le public pendant la dizaine de minutes qui leur était impartie. Que de travail, d'énergie, d'engagement, pour parvenir à un tel résultat ! Quel baume au coeur de les entendre, avec autant d'ardeur et de conviction, défendre le texte qu'elles avaient rédigé ! 

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Au delà du palmarès décerné par le jury présidé par Hélène Waysbord, c'est bien l'ensemble des 19 participants regroupés en 14 équipes à ce concours qu'il faut remercier pour les moments inoubliables qu'ils ont procurés à ceux qui les écoutaient. 

Ces 19 participants, pendant leur séjour à Caen, reçurent un accueil formidable de la part du Mémorial, en particulier de Véronique et de Chloé. Ainsi, grâce à ces deux précieuses organisatrices et aussi à l'état d'esprit des candidats, ce n'était pas 14 équipes qui participaient à ce concours, mais bien une seule équipe de jeunes lycéens de 15 à 18 ans, engagés pour montrer, chacun à sa manière, son attachement à la défense des droits de l'homme dans le monde. 

Tous sont rentrés aux quatre coins de l'Hexagone mais aussi en Guadeloupe et à Athènes avec des étoiles dans les yeux, parfois embués de quelques larmes, et des souvenirs pleins la tête. Ils ont vécu et nous ont fait vivre 4 jours de pur bonheur. 

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 13:24

Le premier chapitre de géographie achevé, terminons en donnant l'adresse d'un site aussi remarquable qu'amusant, cartographiant l'Europe à partir de différentes représentations (des Français, des Américains, des Allemands, mais aussi des gays...). Le site est en anglais mais il vaut le détour !

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l'Europe vue par les Français : des danseurs de Flamenco espagnols aux plombiers polonais, sans parler du rêve napoléonien de conquête russe et des Norvégiens qui aiment le temps froid. 

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 21:31

Ce week end fut très intensif puisque, pour la 2ème fois, j'ai eu la chance de me rendre aux Rendez vous de l'Histoire de Blois qui honoraient leur 12ème édition. Cette année, le sujet était : "le corps dans tous ses états", une thématique qui a permis de montrer combien le renouvellement de notre discipine était grand et combien l'historien se nourrissait désormais des autres disciplines, notamment l'anthropologie, l'ethnologie...
Pendant plusieurs jours, la ville entière se transforme en une fourmilière réunissant amateurs et professionnels d'histoire. Il faut voir l'effervescence qui règne dans cette cité, elle même ville d'histoire.
On découvre ici une file de passionnés  attendant d'avoir accès à une conférence sur la beauté au château de Blois. On admirera au passage la statue équestre de Louis XII qui surmonte le porche d'entrée de style gothique.

Enseveli sous une masse de conférences, de présentations d'ouvrages, de débats, d'ateliers pédagogiques, de découvertes cinématographiques (L'Empire du milieu du Sud d'Eric Deroo et Jacques Perrin sur un siècle d'histoire du Vietnam), le pauvre visiteur a bien du mal à hiérarchiser ses priorités tant les titres sont alléchants et les auteurs de rénommée parfois nationale voire internationale...

J'ai ainsi découvert le travail extraordinaire que menaient des collègues auprès de leurs élèves avec le site Jalons de l'INA, je me suis passionné pour l'exploitation en classe de certains films documentaires ou de fiction. J'ai découvert aussi les ressources du site Enseigner autrement qui, à partir du traitement des corps, propose des pistes d'exploitation d'oeuvres d'art (bientôt disponibles). L'histoire des arts, entrée dans les programmes à partir de cette année scolaire, a d'ailleurs fait l'objet de nombreuses interventions permettant de contribuer à rendre cet enseignement riche et ouvert sur des pratiques interdisciplinaires.

Au niveau scientifique, deux grands moments à mon sens sont à dégager de ce festival. Il s'agit de partis pris, n'ayant pas pu voir l'ensemble des contributions sur ces 4 jours. D'abord la conférence inaugurale de Sylviane Agacinski liée à sa publication récente intitulée Corps en miettes, dénonçant avec une démonstration philosophique de haut vol toutes les tentations à une marchandisation des corps.
Sylviane Agacinski au pupitre de l'hémicyclique de la Halle aux Grains devant une assistance nombreuse et prestigieuse (au premier rang de laquelle figurait son compagnon, un ancien premier ministre français).

Que dire également de la conférence du dimanche 11 octobre du spécialiste tout désigné de la thématique de cette année, à savoir le grand historien Alain Corbin, spécialiste de l'histoire des sens. C'était d'ailleurs le titre de sa conférence présentée à la Maison de la Magie.
Ce dernier a littéralement ravi l'auditoire en dressant les pistes d'une histoire qui, selon lui, restait à dresser : l'histoire du toucher. En un peu plus d'une heure passionnante, il réalisa non sans humour un panorama de l'évolution des sociétés face à ce sens. Lui qui étudia, jadis et naguère, l'ouïe, l'odorat, constata combien le toucher était un sens d'une rare complexité, et qu'il fut plus ou moins relégué selon les époques, derrière d'autres sens prétendûment plus nobles.
Son histoire reste à écrire mais sa conférence a posé des jalons d'une rare limpidité et aura sans doute trouvé plus d'un écho parmi l'assistance de ce dimanche matin.

En fait, il en va des rendez-vous de Blois comme de toutes les choses de la vie, on espère y trouver le petit quelque chose qui nous manquait sans en avoir pleinement conscience, revenir avec son petit souvenir personnel ou "son détail qui tue". Pour ma part, je l'ai trouvé de manière bien fortuite, dans la file d'attente conduisant à l'entrée du château de Blois, grâce à un autochtone éclairé et sympathique, ayant vu dans ma personne un corps étranger à la cité du Loir et Cher. Ce dernier me montra un détail de la façade du château, d'une certaine façon liée à la thématique de l'histoire du corps. On y aperçoit en effet un homme ayant baissé son pantalon et montrant son postérieur aux visiteurs qui auraient la chance de l'admirer. En fait, un parfait résumé, sur un château de la Loire, de ce que peut être un corps dans tous ses états ! 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 20:32

Aujourd'hui, jeudi 1er octobre, a été officiellement inaugurée la cité du design de Saint Etienne, implantée sur le site de l'ancienne Manufacture d'armes, fondée en 1866 sous le Second Empire. 

Ce site, dont 5 éléments se trouvent sur la liste supplémentaire des monuments historiques, s'inscrit dans le cadre des opérations de rénovation urbaine, qui ont vu le jour dans beaucoup de métropoles avec la disparition d'industries, de gares de triage, d'entrepôts... qui étaient autrefois situés à la périphérie des centres urbains et qui se sont, avec l'extension des villes, finalement retrouvés au contact direct des centres villes historiques. C'est bien le cas avec cette cité du design qui fait le lien entre le quartier de Carnot et celui du Marais. 

La grille à l'entrée du site rappelle que la création de la manufacture d'armes de Saint Etienne s'est déroulée dans une période charnière de l'histoire politique de la France. 
 
Le sigle R.F rappelle que la IIIe République avait confié à la manufacture d'armes de Saint Etienne le soin de fabriquer ses armes, notamment le célèbre fusil Chassepot mis au point la même année (1866) et qui fit la renommée du site bien avant le fameux FAMAS. Mais, en 1866, on parlait de Manufacture impériale d'armes de Saint-Etienne car le régime était encore celui du Second Empire de Napoléon III. D'ailleurs, une grille bien plus majestueuse avait été envisagée à l'époque, surmontée, d'un aigle, symbole de l'Empire. Néanmoins, l'observateur attentif retrouvera dès les portes de ce site, les traces du régime impérial mort dans la défaite de 1870, ainsi que le prouve cette photographie. 



Le site a donc été réaménagé et confronte, un peu à l'image du Louvre, toutes proportions gardées, tradition (structure néoclassique du Second Empire) et modernité.

Le plus déconcertant est sans doute la perspective que l'on a du nouveau site depuis "la grand rue" où la vision des bâtiments du XIXe siècle est obstruée par un interminable rectangle qui se marie fort mal avec la pierre du XIXe siècle. 


A y regarder de plus près, cette structure étirée sur 130 mètres est en fait composée d'une juxtaposition de triangles isocèles assez séduisante, créant tout un jeu de contrastes, certaines de ces figures géométriques servant même de fenêtres. 




A l'intérieur, l'espace est en partie voué à une fonction muséale, se partageant en plusieurs lieux d'exposition. La salle principale est agréable et spacieuse, permettant de bien  mettre en valeur les objets présentés. Pour cette inauguration, elle était relativement peu investie, les invités ayant des préoccupations plus gastronomiques !
Cela n'exclut toutefois pas la présence du végétal, en dehors de l'édifice, car le site de la Manufacture enferme deux jardins qui étaient réservés autrefois aux dirigeants comme lieux de promenades, mais aussi à l'intérieur où un espace a été aménagé autour de la fougère. Ce lieu pourrait notamment servir aux étudiants de l'école supérieure d'Art et du Design de Saint-Etienne, qui se trouve également sur ce site, pour réaliser des dessins d'"après nature". 
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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 10:26

En me réveillant très tôt ce matin, avant de me rendre en cours, j'entends sur une chaîne de radio nationale que le ministère de l'Education nationale compte mettre en place "une veille" sur les forums de discussions et les blogs des professeurs pour mieux se rendre compte de l'état de l'opinion sur ce sujet qui est au coeur des préoccupations gouvernementales : l'éducation. S'agit-il, comme il en court beaucoup, d'une énième rumeur ? Après recherches, je constate qu'un appel d'offres publié au journal officiel est paru pour recruter et rémunérer des personnels compétents dans la recherche de telles informations. Pour ceux, qui, comme moi, s'interrogeraient sur une possible reconversion, j'indique le lien.

Excellente initiative et surtout excellente nouvelle pour nous enseignants car,  enfin, notre travail risque d'être reconnu par notre hiérarchie et nous briserons, grâce au soutien de notre employeur, le mythe savamment distillé depuis une dizaine d'années que nous sommes payés à ne rien faire ou presque. Je pense que nous devrions sérieusement réfléchir à mettre en place des mots clés pour que nous soyions rapidement repérés et appréciés à notre juste valeur. Parmi eux, je verrai bien "réformes", "manifestations", "suppression de postes" ou les plus techniques "masterisation", "enseignement modulaire", "soutien scolaire"... J'espère aussi que le ministère de l'Education nationale se penchera rapidement sur les blogs de nos élèves, étudiants, pour savoir ce qu'ils pensent de leur établissement scolaire, de leurs professeurs, de leurs cours... Car, et c'est l'historien qui parle, il n'est de travail fiable sur l'opinion qu'en recoupant les sources d'informations pour mesurer leur pertinence et leur crédibilité. 

Dans le journal Le Figaro, le gouvernement justifie de telles investigations par le fait que : "Il n'y a pourtant là rien de nouveau, tous les grands ministères - le Travail, la Défense, etc – mène une telle « veille ». Nous évoluons avec les medias: comme les blogs, tchats et autres forums prennent de plus en plus de place, nous les suivons de plus en plus."  Voici des propos réconfortants qui devraient montrer à tous que dans notre beau pays, il n'est rien de plus cher et respecté que l'article 10 (légèrement remanié) de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 :  "nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même sur l'Education nationale pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public fixé par la Loi".

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Published by G. SABATIER - dans DIVERS ET VARIES
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